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  • : Propos maçonniques
  • : 25/02/2008
  • : Puissent ces quel-ques propos témoigner de la permanence de la recherche d'une vérité fuyante et incer-taine, accaparée par ceux qui, prétendant la détenir, voudraient l'imposer, même par la tyrannie. Ce blog n'engage que ses auteurs. Il est dédié à tous les frères et soeurs, orphelins d'un projet maçonnique exigeant et cohérent, pour des lendemains à repenser, à rebâtir, à rêver.

Compaignons de Pantagruel

Comment Panurge, Carpalim,
Eusthènes et Epistémon,
Compaignons de Pantagruel,
déconfirent six cents soixante
Chevaliers bien subtilement.
Rabelais - Pantagruel Ch. 25.

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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /2008 07:12

Assurément, la direction supérieure de la Maçonnerie n'appartient pas aux dignitaires qui sont élus annuellement. Ces chefs de Loges ou de Grandes Loges dirigent en petit et trop souvent avec mesquinerie : parfois ils manient en mauvais "Compagnons" le Maillet qui leur est confié ; en dépit de leurs titres et de leurs chamarrures, ils ne sont pas … les véritables Maîtres.

La vraie Maîtrise est discrète : indifférente aux honneurs, elle peut les accepter, mais préfère les fuir. Son action est silencieuse, car le vrai Maître laisse parler et se contente d'agir ; il œuvre modestement dans sa sphère, sans se laisser troubler par l'agitation de profanes déguisés en initiés. Fidèle à son idéal, il s'attache à vivre exemplairement. S'appliquant à bien travailler, par pur amour de l'Art, il n'est pas abandonné à lui-même.

Inconnu des agités qui se démènent sous l'aiguillon de convoitises égoïstes, il attire l'attention et les sympathies des Maîtres effectifs, inconnus eux aussi : leur aide fraternelle ne lui manque pas ; elle se traduit en collaboration intime et constante, si bien que le vrai Maître travaille supérieurement. Quand il se penche sur la planche à tracer, il n'est pas seul à combiner le plan selon lequel doit se construire l'avenir. S'il est alors lucide, n'en est-il pas redevable à la collaboration d'intelligences libérées des liens du corps ?  

Sans tomber dans les puérilités du spiritisme évocateur de fantômes, il est permis d'envi-sager que rien ne se perd dans le domaine des idées. La pensée vit et reste vivante, indépendamment des cerveaux qui vibrent sous son action. Inaccessible en sa subtilité transcendante, elle se particularise, se condense et se coagule à l'appel des penseurs ; en méditant, nous l'attirons à nous pour lui prêter une forme expressive : c'est là le travail sur la planche à tracer ...

 

   

Bonnes pages -
Oswald Wirth
- Les mystères de l'Art Royal – Le Symbolisme – pp. 243-245.

 

N. B. - Nous complétons cette catégorie "Bonnes pages" par ce texte d'Oswald Wirth, dont on ne récrira pas les causeries initiatiques. Non parce qu'elles ont atteint l'absolu de la perfection, mais parce qu'elles sont les filles de leur temps. "Philosophie, fille du temps" ... Ce propos nous semble particulièrement "éclairant"  ...


Maj 19 10 09 - GA - L0
Par Eusthenes - Recommander - Communauté : Franc-maçonnerie
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