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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 08:22

Le discours de Nîmes *

Il n'est pas nécessaire de présenter Jean Mourgues aux francs-maçons. Tant de livres, d'articles, de brochures signés de son nom ou de pseudonymes, ont rendu familiers son style et ses idées à tous ceux qui s'interrogent sur la Franc-Maçonnerie, son côté initiatique, son impact dans la cité et dans la vie moderne, son devenir enfin. L'humanisme chaleureux, la foi maçonnique si haute et profonde qui habitent l'un des plus grands penseurs de la Franc-Maçonnerie contemporaine, viennent illuminer ses développements d'un enthousiasme communicatif. Pourquoi se priver de tant de raisons d'espérer ? La lecture du propos de Jean Mourgues est un plaisir d'une qualité rare que l'on souhaite naturellement partager. De là ces deux propos qui reprennent quelques idées fortes exprimées à Nîmes en 1988 par celui qui était alors le Souverain Grand Commandeur du Grand Collège des Rites.

Vers l'avenir …

Société initiatique des temps modernes, la franc-maçonnerie ne peut assumer son évolution, ou une éventuelle résurrection, que dans les perspectives d'une tradition immémoriale qui, reprenant les enseignements empiriques des premiers "voyants", ne peut s'ordonner que selon les nécessités d'une reconquête de l'homme par lui-même. Cette nécessité de ressourcement apparaît aujourd'hui indispensable devant les remontées d'un antimaçonnisme de mauvais aloi qui, dénaturant les ambitions les plus légitimes de chaque individu, condamne l'Ordre à une déviation sociale de défense qui trahit sa vocation.

On le sait, certains veulent faire remonter l'Ordre maçonnique aux origines. Ils paraissent aux yeux de certains autres comme de doux plaisantins. Toutefois, nous ne saurions ignorer que les sociétés initiatiques sont recensées dans toutes les études dont le caractère peut être défini comme originel. Que ce soit en Afrique, dans l'Inde, en Amérique, ou en Chine, on recense des sociétés à tendance initiatique, dont le caractère secret a fait l'objet de bien des études. Que ce soient les Indiens Hopi, ou les Bambaras, l'étude des pratiques rituelles de ces ethnies est édifiante sur ce point, et il suffit d'évoquer les traditions initiatiques d'Eleusis pour marquer que le fait de l'existence de sociétés initiatiques est patent dans la tradition grecque, comme elle l'est dans la tradition égyptienne.

Est-ce à dire que les loges de francs-maçons qui ont essaimé en Europe au début du XVIII' siècle sont directement issues des pratiques rituelles antiques ? Nul n'oserait le prétendre. Toutefois, il est admis que ce sont les loges de maîtres maçons bâtisseurs de cathédrales qui ont fourni le cadre à l'institution moderne. Mais les loges ont été créées à une époque bien particulière, dont il serait éclairant de préciser les traits essentiels. Cette époque est conséquente à la découverte de la rotondité de la terre et à la découverte d'espaces comme de peuples nouveaux. Le centre du monde a cessé d'être Rome comme La Mecque.

Et cette indication est précieuse, car elle trouve son analogie avec l'extension spectaculaire des voyages dans l'espace, qui caractérise notre propre temps. Le besoin de savoir, de communiquer, de se retrouver au-delà des conflits sociaux et religieux fut toujours éprouvé comme une exigence humaine. Les hommes se sont reconnus, peut-être face à cette planète inconnue qui s'ouvrait aux explorations et qui leur offrait tant de spécimens humains nouveaux. La constitution des loges répond à un souci qui apparaît à quiconque s'est avisé de l'ampleur de ce que l'on a appelé avec Paul Hazard la crise de la conscience européenne.

Dès lors que la féodalité était ruinée, que l'ordre religieux était rompu, il s'imposait de reconstituer un tissu social susceptible de répondre aux besoins des temps. C'est une aristocratie de la culture qui se substitua à l'aristocratie nobiliaire et souveraine, et cette aristocratie de la culture se manifesta dans sa dimension universaliste : les artistes, les créateurs, les militaires, les aventuriers parcoururent l'Europe comme une patrie unique, et cette patrie avait pour tissu le réseau constitué par les loges, dont le rôle convivial était alors à la mode, et même constituait l'attrait principal pour les voyageurs sans bagages.

C'est ainsi que l'on vit s'établir, partout où les esprits s'ouvraient à la connaissance, des carrefours où les beaux parleurs, les brillants interprètes venaient présenter leurs talents. Circulaient ainsi des hommes de qualité, mais également bien des individus douteux. De Casanova, à Mozart, de Cagliostro à Mesmer. Avec les hommes circulaient les idées, et le monde s'offrait à la curiosité des marins d'aventure et des imaginations fertiles.

Toutefois, il faut remarquer deux choses : la première, c'est que la franc-maçonnerie se développait comme une institution anarchique et dans le désordre de l'ambiguïté, voire l'équivoque, et que les ambitieux et les politiques surent parfaitement comprendre quel instrument elle pouvait constituer pour des opérations de caractère politique et social.

C'est ainsi que les Illuminés de Bavière furent une menace pour l'ordre public. La période du despotisme éclairé constitua la période clé pour l'évolution. C'est seulement l'échec de la royauté en France qui fut à l'origine de la Révolution : la faiblesse engendre l'anarchie, et l'anarchie appelle la tyrannie. La convivialité maçonnique s'abîma dans l'affrontement populaire, et, si l'on peut dire que les loges amorcèrent le courant de liberté qui suscita les crises révolutionnaires en Europe, les maçons payèrent très cher leur libéralisme et le nombre de ces aristocrates libéraux qui périrent sous la Terreur est un triste bilan quand on fait le compte des sacrifices à la Révolution.

C'est alors que se produisit une rupture capitale dans l'Ordre maçonnique, jusqu'ici pratiquement unifié en Europe. Le divorce entre la France et l'Angleterre provoqua entre le monde anglo-saxon et le monde catholique une séparation que, maçonniquement, rien n'allait plus pouvoir effacer. Les maçons anglais réglèrent leurs différends internes entre anciens et modernes tandis que Napoléon, en politique génial, entendait se servir des réseaux constitués par la franc-maçonnerie renaissante pour s'assurer une mainmise administrative sur le pays et sur les territoires annexés par droit de conquête.

Les loges militaires et les loges administratives se constituèrent et rayonnèrent alors, dans l'Europe, avec une détermination hostile à la suprématie anglo-saxonne que les effets de la Sainte Alliance ne parvinrent pas à faire oublier. Il faut comprendre que le rôle des loges fut toutefois essentiel, quand la tourmente révolutionnaire fut apaisée, pour ramener la bourgeoisie naissante dans le sentiment de la convivialité nationale. Des hommes comme le duc Decazes, en France, furent, en raison de leurs talents, les pacificateurs. Et si l'on vit les notables, en dépit du Concordat, fréquenter encore les loges sous la Restauration et sous Louis-Philippe, c'est que le propos fraternel et universaliste demeurait vif dans la tradition maçonnique.

Cela ne nuisit nullement à la circulation des idées, et l'époque fut fertile en chimères : celle des saint-simoniens, celles des écoles phalanstériennes, celle des écoles socialistes reçues et diffusées par les milieux maçonniques donnèrent naissance à ce triomphe de la science appliquée qui constitua, au cours du XIX' siècle, au prix de la souffrance et de l'oppression ouvrières, les bases de la prospérité de l'Europe industrielle.

L'apogée de la réussite fut la période du Second Empire, où l'on vit des francs-maçons, comme Lesseps ou Enfantin, donner toute leur portée aux initiatives suscitées par les progrès scientifiques. En contrepartie, les loges furent toujours plus ou moins surveillées et, jusqu'à la République en 1875, qui les considéra comme des instruments d'émancipation sociale et des centres d'influence électorale, les loges joueront, par rapport aux pouvoirs établis, le rôle de formateur des citoyens républicains.

L'histoire de la franc-maçonnerie aurait tendance à se confondre avec la progression des doctrines sociales si, précisément, elle n'offrait le spectacle d'un combat de génération, combat qui donna naissance à bien des contestations, bien des reniements et bien des accusations. C'est parce que la franc-maçonnerie a été identifiée à la République qu'elle fut l'objet de continuelles attaques calomnieuses et que les pires desseins furent prêtés à ses membres. De toute façon, si la franc-maçonnerie fut vouée aux gémonies par les détenteurs de pouvoirs occultes, c'est que certains de ses membres, avides de jouer un rôle politique, se servirent de l'ordre comme d'un tremplin. Ils contribuèrent, de ce fait, à la dégradation de l'idéal spirituel de la franc-maçonnerie en réduisant son rôle à celui d'une fraternelle républicaine.

Ce qui est arrivé sous l'Occupation fut la conséquence d'un triomphalisme stupide. De 1920 à 1940, la franc-maçonnerie s'est contentée d'un rôle mineur et s'est laissé griser par l'illusion du pouvoir. Les idéaux maçonniques, inspirés par la volonté de connaître, par le souci d'explorer les avenues ouvertes sur la paix sociale et sur la fraternité, ne permirent jamais à l'Ordre de représenter pour la jeunesse un centre d'inspiration, ni aux maçons des modèles pour les générations montantes.

Cela donna lieu à bien des discussions dans les loges, et les questions liées au secret maçonnique, à l'extériorisation furent posées, sans jamais être tranchées de façon claire en raison du péché originel de la franc-maçonnerie moderne, qui fut d'être asservie au pouvoir politique. Sans doute y a-t-il là une aberration dont il faut rendre compte et une analyse à conduire, si nous voulons découvrir ce qui doit apparaître comme la voie offerte à la franc-maçonnerie de demain. Il est un fait certain, c'est que la franc-maçonnerie existe et donc qu'elle doit correspondre à un besoin, c'est-à-dire à une nécessité organique.

A cette nécessité organique, on ne voit pas d'autre explication que le besoin d'intégration sociale de l'individu dans l'ordre communautaire. C'est la tradition initiatique qui inspire la pérennité de l'Ordre, mais encore faut-il comprendre sur quoi peut déboucher l'initiation. Nos sociétés, à l'heure actuelle, ne peuvent plus se satisfaire d'un formalisme religieux qui se trouve à la fois contesté par d'autres formalismes et mal compris de ceux qui le pratiquent. N'oublions jamais le caractère singulier de la nature humaine (parce que c'est celui de la nature en général), qui assure sa pérennité par la multiplication des possibles.

C'est l'individu qui a valeur de promesse, et les collectivités ne durent que dans la mesure où elles assurent la perpétuation de l'individu. Cette individualisation de la valeur progressive se découvre quand on suit le processus de la dégradation totalitaire : le processus qui conduit l'Eglise totalitaire à la revendication protestante s'achève dans l'aspiration à la liberté de conscience individuelle. Et cette liberté de conscience, nous la comprenons comme l'exigence pour chacun d'une entière liberté de jugement, donc d'information, et nous la conjuguons nécessairement avec un individualisme fondamental (même si c'est pour parvenir à la conclusion que l'on ne peut vivre qu'en communauté).

Il nous faut comprendre une des données fondamentales de l'Ordre : la liberté de conscience c'est le passage à l'universalisme par l'individualisme souverain. Nous nous heurtons constamment à cet obstacle insidieux qu'est le dogmatisme, obstacle qui paralyse toute évolution et qui se dresse face à l'individualisme créateur. La franc-maçonnerie, en raison des influences profanes, a peut-être été contaminée par une espèce de sectarisme matérialiste qui a repoussé la fraternité dans les coulisses de l'Ordre. Comme si, demain, une science de la vie collective pouvait apporter la réponse. L'expérience est faite, et les vrais savants sont les premiers à connaître non seulement les limites de leur savoir, mais celles où doit se maintenir leur pouvoir.

Les lumières qui, aujourd'hui, éclairent les allées de la connaissance après nous avoir éblouis nous laissent sans ressource devant la pire des menaces, celle qui naîtrait d'une faillite de la fraternité. Or cette fraternité est essentielle à la paix entre les hommes. C'est une évidence que le refus de reconnaître l'autre est l'obstacle aux rapports créateurs qui pourraient s'instituer sur la terre des hommes.

C'est parce que je ne sais pas reconnaître mon semblable dans l'être humain qui ne partage pas ma langue, ou ma croyance, que les rivalités économiques dégénèrent en oppression. Et c'est le drame du XX siècle d'avoir découvert l'inégalité des conditions sans concevoir le danger que représente potentiellement toute inégalité. L'humiliation n'est jamais féconde. L'égalité est en effet la source nécessaire de la reconnaissance mutuelle et, si la liberté en est le fondement, l'égalité en est la manifestation. C'est parce que chaque homme est porteur de lumière qu'il est une promesse pour l'humanité.

C'est dans la loge que peut et que doit se faire l'apprentissage de la liberté pour ceux qui aspirent à l'initiation. Le caractère universaliste de la tradition maçonnique trouve dans le respect de chacun la clé de sa valeur exemplaire. Ce n'est pas que le passage de la loge à l'humanité ne fasse pas trop souvent problème : mais on oublie le nécessaire retour à l'individualité. C'est l'individu qui est au centre du débat, c'est lui qu'il s'agit de libérer.

Nous naissons tous conditionnés : par notre hérédité, par notre éducation, par notre milieu et l'éducation que nous recevons. Ce conditionnement est un facteur de survie indiscutable. Mais la personne humaine n'est adulte, et sa vie morale ne commence que lorsqu'elle dispose de soi librement, c'est-à-dire lorsque l'individu s'est affranchi du conditionnement qui le soumet aux opinions, aux mouvements de foule, et qui lui interdit de se prononcer en raison selon le libre jugement de sa conscience. L'idéal maçonnique n'est pas l'individu soumis et conditionné par une institution, mais l'individu capable de s'élever au-dessus des apparences pour définir sa conduite en toute sérénité.

C'est l'homme maître de lui, et suffisamment averti des diversités du comportement humain pour s'élever jusqu'à la compréhension des manifestations les plus opposées de la culture. La mission de l'institution maçonnique, dans sa vocation initiatique, consiste à faciliter la clarification des rapports de chacun avec lui-même, avec les autres, avec l'univers, clarification que l'on entreprend dans la loge entre frères qui ont à se policer, à se découvrir et à découvrir la valeur irremplaçable du semblable. Mais clarification que l'on poursuit toujours plus ou moins seul. Même si c'est au milieu des autres, dans l'effort de lucidité consciente qui est le destin de chaque esprit.

Symboliquement ouverts sur la lumière, marqués par le détachement dans l'action, et semblables à tous les itinéraires rapportés par les diverses traditions - du moins pour le fond - nous sommes au cœur même de l'ordre vécu. Et nous nous trouvons devant un projet social, une tentation intellectuelle de connaître, et un processus vital, intime et crucial qui nous conduit à prendre en charge la condition humaine, du moins en ce qui nous concerne personnellement. Faut-il à partir de là, imaginer une diffusion, une concertation conviviale, afin de répandre une parole ? On peut s'interroger. Est-il opportun de donner une dimension unitaire à une recherche prospective singulière ? C'est là un double problème.

Le premier se résoudra empiriquement - la conversion à la vie intérieure doit être suscitée par l'exemple et chacun rayonne ce qu'il peut. Le second, la connaissance, devrait apporter l'occasion de communiquer sinon des expériences, du moins une atmosphère de recherche, la nécessité d'une ascèse, une aspiration confortée par l'espérance fraternelle. Comment y parvenir sans commencer par la reconnaissance de l'autre, dans son originalité et dans sa foi ? Peut-être ceux qui rêvent d'une puissance maçonnique réglant l'ordre universel ont-ils de grandes espérances.

Mais la solution administrative n'est qu'une chimère. Toute institution nourrit en son sein les germes de sa propre division. Chaque fois qu'une institution se développe, elle développe en même temps des tendances opposées à ses propres objectifs, et le danger qui menace la franc-maçonnerie, c'est précisément qu'elle devienne, au lieu d'une institution à vocation émancipatrice, un appareil.

Il faut en effet reconnaître que la tradition maçonnique repose sur un certain nombre de mythes dont l'effet est plus ou moins affaibli, je veux dire : le mythe de la perfectibilité des individus, et par eux, des sociétés, le mythe de la mort et de la résurrection qui est le mythe d'Hiram, le mythe de la fraternité universelle. Il conviendrait, semble-t-il, de terminer ces propos par une mise au point considérant cette dégradation permanente de tout système mythique.

La première observation sera liée aux déclarations des francs-maçons traditionalistes concernant la perte de la pureté originelle, la chute, la dégénérescence. Il faut comprendre par là que l'unité inconsciente de la société fondée sur le mythe devient, en raison des événements et des évolutions, une sorte de toile de fond ajourée. Tant que l'évolution est insensible et que les participants aux rituels croient fermement reproduire exactement les méthodes et les pratiques consacrées, il n'y a pas de mal. Mais lorsque l'écart devient très grand, et que les historiens viennent témoigner de cet écart, le malaise social est tel qu'une crise se déclare. Cette crise que l'on nommera révolution, mais qui a pris en d'autres temps le nom de schisme, de guerre civile, se pare toujours d'une volonté de ressourcement et d'un retour aux origines.

Une seconde observation : la légitimité sociale est toujours centrée sur un absolu - absolu mythique, certes, qui est plus ou moins perçu par l'ensemble des individus constituant la communauté, mais qui fonctionne comme référence permanente : ce fut, aux temps de la Rome primitive, le mythe de Romulus et de Remus, puis le culte de la République, puis celui des empereurs, puis au temps du christianisme, l'avènement de la cité de Dieu, enfin, pour les républicains modernes, la liberté. De nos jours on voit se dessiner une autre référence universelle (potentiellement), la référence aux Droits de l'homme. C'est une sacralisation qui est sur le point d'occulter la référence à la vérité, à la démocratie et à la volonté divine.

La troisième observation concerne l'activité artistique. L'art est l'interprète du sacré. Quand la production artistique devient individuelle, quand l'unité de l'art se défait, il y a ce que l'on appelle pudiquement décadence. Cela signifie que la fonction de l'art cesse d'être globalement sociale pour devenir l'apanage de groupes particuliers, d'écoles, de chapelles.

Je conclus simplement en soulignant que toute société tient sa cohérence et sa consistance de la référence mythique qu'elle secrète et qu'elle cultive dans l'ensemble de ses activités rituellement assumées. Quand ce mystère semble se défaire, c'est qu'il se reconstitue obscurément d'une autre manière, et l'on peut dire que tout ce qui apparaît précisément comme mythique, au sens d'illusoire, est lié aux systèmes désuets, abandonnés et rétrogrades.

Mais en revanche, ce qui constitue le ciment de la société qui se régénère se reconnaît à ceci qu'il est donné comme une vérité indiscutable, et comme un absolu de la foi : quiconque y touche est considéré comme profanateur. Il suffit de constater ce qui se passe dans le monde pour comprendre les fondements de la société future : ces fondements sont liés aux hérésies sociales. Or les hommes ne se délivreront du conditionnement social que par la pratique d'une vie intérieure communiant avec la vie spirituelle de l'humanité éternelle. Voire avec la spiritualité cosmique.


Jean Mourgues - De la Franc-Maçonnerie ou "le discours de Nîmes"
Edimaf 1990


Maj 12 12 09 *

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Published by Eusthenes - dans Bonnes pages
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