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  • : Propos maçonniques
  • : 25/02/2008
  • : Puissent ces quelques propos témoigner de la permanence de la recherche d'une vérité fuyante et incertaine, accaparée par ceux qui, prétendant la détenir, vou-draient l'imposer, même par la tyrannie. Ce blog n'engage que ses auteurs. Il est dédié à tous les frères et soeurs, orphelins d'un projet maçonnique exigeant et cohérent, pour des lendemains à repenser, à rebâtir, à rêver.
  • : Philosophie Franc-maçonnerie Culture
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Le Blog

"Comment Panurge, Carpalim,
Eusthènes, Epistémon,
Compaignons de Pantagruel,
déconfirent six cents soixante
Chevaliers bien subtilement" .
Rabelais - Pantagruel (Ch. 25).

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Mardi 1 avril 2008

Ce glossaire est destiné à permettre de disposer d'un aperçu sur le contenu des articles du Blog

Ce glossaire est en cours de refonte pour les prises de vues sur les articles, suite à des difficultés rencontrées pour l'exécution des mises à jour. Merci de votre compréhension.

F à I

*** Apôtres – Les apôtres

La situation des apôtres me paraît assez claire … Je ne crois point qu’ils disaient ou savaient tout le vrai ; et eux-mêmes pouvaient bien sentir que ce qu’ils pensaient était encore misérablement confus, incomplet, incohérent. Mais ils avaient reçu le coup terrible ; ils avaient entrevu que rien ne tiendrait contre le vrai, quel que fut le vrai… Remettre tout en question. C’est se démettre de toute préfecture. C’est se soumettre à toute vérité mendiante … Ainsi les apôtres, soudain frappés de pensée, s’en allèrent mendiants. Ils manquaient d’expérience ; et la grande lumière n’éclairait plus rien … C’est à chercher et à trouver … Telles sont les pénibles suites de cette première imprudence, penser. 
Alain - propos

*** Avenir (du GODF)

 

 


***
Bonheur – Le bonheur n’est pas au bout du chemin, le bonheur c’est le chemin.

1 - Le bonheur en question 2 - Le destin, la liberté, la vertu – 3 - L’Amour qui meut

1 – Le bonheur en question

C’est dans les religions que l’on trouve les réponses les plus anciennes à la question du bonheur. Une certaine conception de la spiritualité, très courante, fait qu’un nombre considérable de gens sont persuadés que le bonheur se trouve loin au-delà de notre vie présente et que la vie terrestre n’est destinée qu’à nous y préparer. Nous ne le connaîtrons, ce bonheur, qu’après notre mort, ou bien lorsque nos pensées atteindront les plus hautes sphères pendant notre vie, si bien que nous serons encore au monde, mais non plus tout à fait de ce monde.

2 – Le destin, la liberté, la vertu

Ainsi, tout repose sur la qualité de la réflexion de chacun et certains paieront très cher d’avoir pensé si peu, si vite, si mal. Il est d’ailleurs très significatif de retrouver dans le mythe d’Er, la trilogie : pouvoir, argent, sexe. A cette trilogie, qui constitue la voie la plus sure pour l’aliénation morale et sociale de l’homme, répond la devise de la franc-maçonnerie : liberté, égalité, fraternité, mise en oeuvre dans l’itinéraire initiatique du franc-maçon … Bien choisir, voilà l’enjeu, mais bien choisir n’est pourtant pas tout, car l’essentiel est de bien vivre.

3 – L’Amour qui meut

Accepter totalement la vie, c’est avant tout être libre de se comporter moralement. L’idée de l’acceptation totale demeure en partie cachée dans le christianisme. Seuls quelques mystiques en parlent sans détour, alors que les religions orientales, au contraire, y insistent particulièrement ... L’univers devient alors un mystère infiniment plus grand que tout ce qu’il est possible d’imaginer. Et rien ne peut nous rendre plus perplexe que de nous demander comment il se fait que chacun de nous ait la possibilité d’utiliser, dans le moindre de ses actes, la même énergie que celle qui meut les étoiles.

*** Cardinal

Lettre pastorale du Cardinal Mercier - Noël 1914

Ce que j’ai vu de ruines et de cendres dépasse tout ce que j’avais pu imaginer. Eglises, écoles, asiles, hôpitaux, couvents sont hors d’usage ou en ruines. Des villages entiers ont quasi disparu …La crainte du Seigneur est le principe de la Sagesse. Les émotions se pressent dans les âmes, mais il en est une qui domine, c’est le sentiment que Dieu se révèle le Maître … Des hommes déshabitués depuis longtemps de la prière, se retournent vers Dieu.  Et la prière n’est pas, cette fois, une parole apprise par cœur qui effleure les lèvres, elle monte du fond de l’âme et se présente devant la Majesté Souveraine sous la forme sublime de l’offrande de la vie … C’est tout l’être qui s’immole à Dieu. C’est l’adoration …

*** Cathédrale - 1 - Un livre de pierre et de lumière – 2 - Une invitation au voyage

1 – Un livre de pierre et de lumière

En fait, dès que se manifeste le contact avec "l’Inconnu" par excellence, l’homme qui désire témoigner d’une réalité qu’il ne peut nier, mais dont il ne peut rien affirmer de contingent, se trouve dans l’obligation de la voiler par des symboles qui, à leur tour, couvrent autant qu’ils découvrent ce qu’ils doivent transmettre. Le symbole est d’ailleurs d’autant plus riche qu’il est insaisissable et par son ambivalence naturelle, il échappe aux critères habituels de notre analyse scientifique, rationnelle et logique. Car le symbolisme n’est pas une doctrine ni une méthode. Il constitue plutôt une certaine manière de "voir" et de "savoir"... Les Francs-Maçons restent cependant épris de la profonde cohésion du monde symbolique. Ils perçoivent d’instinct, qu’il s’agit bien moins de classer des notions et d’étiqueter des personnages que de s’engager, à la suite des maîtres d’œuvre d’autrefois, dans une véritable aventure personnelle et vivante qui, en renouvelant le regard intérieur, transfigure la vision de l’Homme. Il faut savoir lire ce livre et faire son choix, c’est dire ses pouvoirs et sa richesse

2 – Une invitation au voyage


Le véritable sens du voyage, disait Charles Péguy, "ce n’est pas de découvrir d’autres paysages, mais bien de les regarder avec des yeux différents". Car l’apparent n’exclut pas le caché. Les hommes l’ont pressenti depuis toujours. Et les meilleurs d’entre eux - et les plus sages - ont compris que l’acte de voir ne se réduit pas seulement à ouvrir les yeux, mais qu’il nous oblige parfois à les fermer, afin de contempler l’être que nous sommes … De là sont nées deux langues différentes : celle du "visible" et celle de "l’invisible", celle des objets extérieurs et de leurs signes et celle du sujet intérieur et de ses symboles, celle des collectivités et celle des communautés, celle de l’Education et celle de l’Initiation …

*** Chevalier ou citoyen ?


Une aristocratie élitiste inégalitaire ?

Par référence à ce qu’elle appelle la Tradition, la franc-maçonnerie des hauts grades érige ses membres en chevaliers. Ainsi la franc-maçonnerie crée des chevaliers … La société moderne que la franc-maçonnerie du Grand Orient De France revendique de construire au XXIème siècle peut-elle s’accommoder de tels parangons ? Elle se veut républicaine, laïque, égalitaire en droits, fondée sur les principes proclamés par la Révolution et affichés aux frontons de nos constitutions … Est-il encore judicieux et nécessaire aujourd’hui que cette franc-maçonnerie cultive et entretienne une tradition chevaleresque obsolète à forte connotation religieuse chrétienne et assure la pérennité d’une aristocratie à vocation élitiste inégalitaire ? Ne serait-il pas plus urgent et utile à son projet de produire des citoyens laïques, armés pour construire un avenir ouvert à toutes les formes de pensée et de culture ?

*** Colère

Souvent, la coupe est pleine

La colère est mauvaise conseillère ... Alors, je parle dans la colère lorsque je suis rongé d'impuissance contre l'ordre établi des choses, contre ceux qui attristent la beauté du monde par leur mesquinerie, leur impolitesse … Contre les ultra nantis, blancs sécurisés qui se plaignent sans cesse, avec leurs petites peurs, leurs petites histoires de grands malheurs et qui se rassurent avec les tarots ou des bracelets porte-bonheur. Comment admettre sans s'indigner que nous puissions garder nos chaudes maisons remplies d'objets inutiles lorsque cinquante pour cent de la population mondiale a faim et que quinze pour cent des gens qui vivent autour de nous sont des exclus ? … Il y a mon ennemie personnelle : la télévision, qui n'analyse pas, ne construit pas et se contente de raconter la peur et le malheur en répétant les slogans et les mots d'ordre de ceux qui, institutionnellement, ont la responsabilité de produire des discours. Cette télé vide, qui donne à voir, mais ne donne pas les moyens de comprendre et qui désigne des boucs émissaires. Il y a mes ennemis historiques qui courent toujours : "les dieux qui - selon Anatole France - ont soif du sang des hommes, tant ils prennent plaisir à provoquer des guerres de religions".

*** Colloque

Le colloque singulier

Toute l’énigme réside donc dans le mot singulier, qui veut dire : seul car secret, sans attache car libre, solitaire car privé entre deux personnes, spécifique car propre à la médecine, unique enfin dans son occurrence et dans son déroulement … Toutes ces exigences confèrent au colloque singulier un caractère quasi sacré qui plane sur toute la déontologie médicale. Le colloque singulier, c’était toute la médecine, c’était tout l’Art de soigner ... Ce n’était pas la rencontre de deux numéros INSEE, mais celle de deux consciences ... L’une qui venait confier sa souffrance, souffrance de son âme, de son cœur, de son corps, sans risquer d’abandonner sa dignité. L’autre qui recevait avec une chaleur fraternelle et qui essayait d’apporter la compréhension, la consolation, le soulagement. … L’acte médical n’était que cela, mais il était tout cela ... Mais que la Médecine de jadis était belle ... Même ignorante, même impuissante ! 

*** Croyance et foi

foi, espérance, charité

"La croyance désigne toute certitude sans preuve ... Lorsque la croyance est volontaire et jurée d’après la plus haute idée que l’on se fait du devoir humain, son vrai nom est la foi" …. "Il n’est pas sûr que les chemins s’ouvriront si on a la foi, mais il est sûr que tous les chemins seront fermés si l’on n’a pas d’abord la foi. Si l’on y regarde bien, la foi ne peut aller sans l’espérance et il y a un genre d’espérance et aussi un genre de foi qui concernent tous les hommes et dont le vrai nom est charité". - Alain


*** Devoir - 1 - Le crépuscule du devoir – 2 - Le renouveau éthique

1 – Le crépuscule du devoir

Au commencement de la morale était DIEU. Dans l’occident chrétien, Dieu est source de morale. La morale est d’essence théologique et ne se conçoit pas en dehors de la religion … Avec le Siècle des Lumières, c’est une éthique laïque et universaliste, soucieuse des droits de l’individu qui devient le fondement de la morale moderne. La Déclaration des Droits de l’Homme énonce la base régulatrice du nouveau pacte social. Elle exprime les principes de la morale universelle et traduit les impératifs immuables de la raison morale et du droit naturel, en proclamant "l’individu" comme nouvelle valeur des temps modernes … La morale des devoirs envers soi-même, visant à promouvoir la volonté, la régularité et la discipline ne correspond plus à la société d’aujourd’hui. Les valeurs de l’autonomie individualiste, le culte de la consommation de masse, la concurrence économique, les nouvelles exigences de l’organisation du travail ont abouti conjointement à la création d’une culture où la performance individuelle est partout et les devoirs envers soi-même nulle part.

2 – Le renouveau éthique

Aujourd’hui, la générosité n’est pas une valeur dépassée. Les français font volontiers des dons pour les causes humanitaires. Ils sont nombreux à donner leur sang et plus des deux tiers d’entre eux sont favorables à l’aide au tiers monde. Les médias ont su orchestrer la générosité en devenant des "entrepreneurs moraux"… En ce début du troisième millénaire, un idéal semble ranimer le cœur de nos démocraties occidentales : l’ETHIQUE. L’effet éthique envahit les médias et nourrit la réflexion philosophique et juridique : bioéthique, charité médiatique, actions humanitaires, protection de l’environnement … Le devoir, malgré une connotation religieuse, qui a longtemps dévalorisé son sens dans une société désacralisée, rend à la notion de droit toute sa valeur. Car il y a la même dignité à accomplir son devoir qu’à faire prévaloir ses droits.

*** Doute

"Je doute" 2 vidéos

Je n’ai rien à enseigner, je n’ai pas de vérités. Je n’ai pas de maître, pas de gourou, pas de prêtre… Dans le même temps, je ne sais pas le libre penser, je ne sais pas penser librement … Je vois trop les œillères, les ornières, les influences : la toile qui se tisse autour de moi pour nourrir ma réflexion et l’orienter sans que je puisse l’éventrer pour m’en échapper, qui me produit à penser dans un sens ou dans l’autre … J’ai bien quelques certitudes, qui me servent de béquilles. Notamment, le doute. Non pas le Doute ! Mais le fait que "Je" doute. Notamment je doute de moi-même (bien sûr) et de ce que je pense, et de ce que je suis, et de ce que je vois, et de ce à quoi je crois … Je doute, je m’interroge, si ces réflexions relèvent de nos chantiers ? Ne serait-ce que pour inventaire ? Un tour de loge ne manquerait pas d’en faire apparaître d’autres, au gré des sensibilités, des vigilances et des centres d’intérêt de nos frères ...

*** Eleusis - 1 - Le mythe 2 - Les mystères 3 - La vie, la mort

1 – Le mythe

De ce que l’on sait, du peu que l’on sait, les Mystères de Déméter appelaient à des Voyages sur la Terre "aux vastes chemins" au moins en Trois étapes : d’Eleusis à Athènes où l’on transporte les objets sacrés (hiéra) qui portent un sens aux yeux des initiés ; d’Athènes jusqu’à la mer pour les purifier à l’eau marine ; enfin la procession des initiés retourne à Eleusis pour y rapporter les objets sacrés purifiés et guides des mystes … Et enfin, à l’évidence, pas d’enseignement … Pas d’école, pas de dogme … L’Initiation appelle à l’Emotion. "Ceux qu’on initie ne doivent pas apprendre quelque chose nous dit Aristote, mais éprouver des Emotions et être mis dans certaines dispositions" … Le franc-maçon se trouve en pays familier …

2 – Les mystères

Au travers du Mythe et de ses Mystères, on perçoit l’angoisse de l’éphémère et du sens de la vie individuelle qui conduit à la mort, avec la question lancinante du Sens … Pourquoi cette descente ? Cette incarnation de la Pensée et de l’Âme, dans la chair, la matière, la douleur, le quotidien ? Et quel destin après la mort ? Et déjà l’idée d’avoir à préparer le séjour dans l’Au-delà, en vivant la mort, avant de mourir, pour s’assurer du bonheur dans l’Autre monde …

3 – La vie, la mort


Si les mystagogues, ces hommes initiés qui savent conduire vers la Connaissance, en révélant la Mort avant que d’avoir à mourir, A quoi dès lors sert-il de mourir, si l’on sait avant la mort,  ce qu ‘il y aurait après la mort ?  A quoi sert-il de mourir si l’Initié connaît déjà la Mort de son vivant ? ... Dès lors il reste à Vivre ...

***  Esotérisme

Un mot galvaudé

J’hésite à employer le terme "ésotérique", il est tellement galvaudé ! On en trouve partout, la moindre boîte d’allumettes est prétexte à mettre ses proportions en correspondance avec celles de la Grande Pyramide. Il est devenu, par la force des choses, l’apanage de petits groupes mystérieux qui vous initient, paraît-il, aux arcanes de mystères connus d’eu -seuls et qui sont, bien entendu, hautement ésotériques … Il faut cependant l’aborder sans préjugés ...
 

***
Bonheur – Le bonheur n’est pas au bout du chemin, le bonheur c’est le chemin.

1 - Le bonheur en question 2 - Le destin, la liberté, la vertu – 3 - L’Amour qui meut

1 – Le bonheur en question

C’est dans les religions que l’on trouve les réponses les plus anciennes à la question du bonheur. Une certaine conception de la spiritualité, très courante, fait qu’un nombre considérable de gens sont persuadés que le bonheur se trouve loin au-delà de notre vie présente et que la vie terrestre n’est destinée qu’à nous y préparer. Nous ne le connaîtrons, ce bonheur, qu’après notre mort, ou bien lorsque nos pensées atteindront les plus hautes sphères pendant notre vie, si bien que nous serons encore au monde, mais non plus tout à fait de ce monde.

2 – Le destin, la liberté, la vertu

Ainsi, tout repose sur la qualité de la réflexion de chacun et certains paieront très cher d’avoir pensé si peu, si vite, si mal. Il est d’ailleurs très significatif de retrouver dans le mythe d’Er, la trilogie : pouvoir, argent, sexe. A cette trilogie, qui constitue la voie la plus sure pour l’aliénation morale et sociale de l’homme, répond la devise de la franc-maçonnerie : liberté, égalité, fraternité, mise en oeuvre dans l’itinéraire initiatique du franc-maçon … Bien choisir, voilà l’enjeu, mais bien choisir n’est pourtant pas tout, car l’essentiel est de bien vivre.

3 – L’Amour qui meut

Accepter totalement la vie, c’est avant tout être libre de se comporter moralement. L’idée de l’acceptation totale demeure en partie cachée dans le christianisme. Seuls quelques mystiques en parlent sans détour, alors que les religions orientales, au contraire, y insistent particulièrement ... L’univers devient alors un mystère infiniment plus grand que tout ce qu’il est possible d’imaginer. Et rien ne peut nous rendre plus perplexe que de nous demander comment il se fait que chacun de nous ait la possibilité d’utiliser, dans le moindre de ses actes, la même énergie que celle qui meut les étoiles.

*** Cardinal

Lettre pastorale du Cardinal Mercier - Noël 1914

Ce que j’ai vu de ruines et de cendres dépasse tout ce que j’avais pu imaginer. Eglises, écoles, asiles, hôpitaux, couvents sont hors d’usage ou en ruines. Des villages entiers ont quasi disparu …La crainte du Seigneur est le principe de la Sagesse. Les émotions se pressent dans les âmes, mais il en est une qui domine, c’est le sentiment que Dieu se révèle le Maître … Des hommes déshabitués depuis longtemps de la prière, se retournent vers Dieu.  Et la prière n’est pas, cette fois, une parole apprise par cœur qui effleure les lèvres, elle monte du fond de l’âme et se présente devant la Majesté Souveraine sous la forme sublime de l’offrande de la vie … C’est tout l’être qui s’immole à Dieu. C’est l’adoration …

*** Cathédrale - 1 - Un livre de pierre et de lumière – 2 - Une invitation au voyage

1 – Un livre de pierre et de lumière

En fait, dès que se manifeste le contact avec "l’Inconnu" par excellence, l’homme qui désire témoigner d’une réalité qu’il ne peut nier, mais dont il ne peut rien affirmer de contingent, se trouve dans l’obligation de la voiler par des symboles qui, à leur tour, couvrent autant qu’ils découvrent ce qu’ils doivent transmettre. Le symbole est d’ailleurs d’autant plus riche qu’il est insaisissable et par son ambivalence naturelle, il échappe aux critères habituels de notre analyse scientifique, rationnelle et logique. Car le symbolisme n’est pas une doctrine ni une méthode. Il constitue plutôt une certaine manière de "voir" et de "savoir"... Les Francs-Maçons restent cependant épris de la profonde cohésion du monde symbolique. Ils perçoivent d’instinct, qu’il s’agit bien moins de classer des notions et d’étiqueter des personnages que de s’engager, à la suite des maîtres d’œuvre d’autrefois, dans une véritable aventure personnelle et vivante qui, en renouvelant le regard intérieur, transfigure la vision de l’Homme. Il faut savoir lire ce livre et faire son choix, c’est dire ses pouvoirs et sa richesse

2 – Une invitation au voyage


Le véritable sens du voyage, disait Charles Péguy, "ce n’est pas de découvrir d’autres paysages, mais bien de les regarder avec des yeux différents". Car l’apparent n’exclut pas le caché. Les hommes l’ont pressenti depuis toujours. Et les meilleurs d’entre eux - et les plus sages - ont compris que l’acte de voir ne se réduit pas seulement à ouvrir les yeux, mais qu’il nous oblige parfois à les fermer, afin de contempler l’être que nous sommes … De là sont nées deux langues différentes : celle du "visible" et celle de "l’invisible", celle des objets extérieurs et de leurs signes et celle du sujet intérieur et de ses symboles, celle des collectivités et celle des communautés, celle de l’Education et celle de l’Initiation …

*** Chevalier ou citoyen ?


Une aristocratie élitiste inégalitaire ?

Par référence à ce qu’elle appelle la Tradition, la franc-maçonnerie des hauts grades érige ses membres en chevaliers. Ainsi la franc-maçonnerie crée des chevaliers … La société moderne que la franc-maçonnerie du Grand Orient De France revendique de construire au XXIème siècle peut-elle s’accommoder de tels parangons ? Elle se veut républicaine, laïque, égalitaire en droits, fondée sur les principes proclamés par la Révolution et affichés aux frontons de nos constitutions … Est-il encore judicieux et nécessaire aujourd’hui que cette franc-maçonnerie cultive et entretienne une tradition chevaleresque obsolète à forte connotation religieuse chrétienne et assure la pérennité d’une aristocratie à vocation élitiste inégalitaire ? Ne serait-il pas plus urgent et utile à son projet de produire des citoyens laïques, armés pour construire un avenir ouvert à toutes les formes de pensée et de culture ?

*** Colère

Souvent, la coupe est pleine

La colère est mauvaise conseillère ... Alors, je parle dans la colère lorsque je suis rongé d'impuissance contre l'ordre établi des choses, contre ceux qui attristent la beauté du monde par leur mesquinerie, leur impolitesse … Contre les ultra nantis, blancs sécurisés qui se plaignent sans cesse, avec leurs petites peurs, leurs petites histoires de grands malheurs et qui se rassurent avec les tarots ou des bracelets porte-bonheur. Comment admettre sans s'indigner que nous puissions garder nos chaudes maisons remplies d'objets inutiles lorsque cinquante pour cent de la population mondiale a faim et que quinze pour cent des gens qui vivent autour de nous sont des exclus ? … Il y a mon ennemie personnelle : la télévision, qui n'analyse pas, ne construit pas et se contente de raconter la peur et le malheur en répétant les slogans et les mots d'ordre de ceux qui, institutionnellement, ont la responsabilité de produire des discours. Cette télé vide, qui donne à voir, mais ne donne pas les moyens de comprendre et qui désigne des boucs émissaires. Il y a mes ennemis historiques qui courent toujours : "les dieux qui - selon Anatole France - ont soif du sang des hommes, tant ils prennent plaisir à provoquer des guerres de religions".

*** Colloque

Le colloque singulier

Toute l’énigme réside donc dans le mot singulier, qui veut dire : seul car secret, sans attache car libre, solitaire car privé entre deux personnes, spécifique car propre à la médecine, unique enfin dans son occurrence et dans son déroulement … Toutes ces exigences confèrent au colloque singulier un caractère quasi sacré qui plane sur toute la déontologie médicale. Le colloque singulier, c’était toute la médecine, c’était tout l’Art de soigner ... Ce n’était pas la rencontre de deux numéros INSEE, mais celle de deux consciences ... L’une qui venait confier sa souffrance, souffrance de son âme, de son cœur, de son corps, sans risquer d’abandonner sa dignité. L’autre qui recevait avec une chaleur fraternelle et qui essayait d’apporter la compréhension, la consolation, le soulagement. … L’acte médical n’était que cela, mais il était tout cela ... Mais que la Médecine de jadis était belle ... Même ignorante, même impuissante ! 

*** Croyance et foi

foi, espérance, charité

"La croyance désigne toute certitude sans preuve ... Lorsque la croyance est volontaire et jurée d’après la plus haute idée que l’on se fait du devoir humain, son vrai nom est la foi" …. "Il n’est pas sûr que les chemins s’ouvriront si on a la foi, mais il est sûr que tous les chemins seront fermés si l’on n’a pas d’abord la foi. Si l’on y regarde bien, la foi ne peut aller sans l’espérance et il y a un genre d’espérance et aussi un genre de foi qui concernent tous les hommes et dont le vrai nom est charité". - Alain


*** Devoir - 1 - Le crépuscule du devoir – 2 - Le renouveau éthique

1 – Le crépuscule du devoir

Au commencement de la morale était DIEU. Dans l’occident chrétien, Dieu est source de morale. La morale est d’essence théologique et ne se conçoit pas en dehors de la religion … Avec le Siècle des Lumières, c’est une éthique laïque et universaliste, soucieuse des droits de l’individu qui devient le fondement de la morale moderne. La Déclaration des Droits de l’Homme énonce la base régulatrice du nouveau pacte social. Elle exprime les principes de la morale universelle et traduit les impératifs immuables de la raison morale et du droit naturel, en proclamant "l’individu" comme nouvelle valeur des temps modernes … La morale des devoirs envers soi-même, visant à promouvoir la volonté, la régularité et la discipline ne correspond plus à la société d’aujourd’hui. Les valeurs de l’autonomie individualiste, le culte de la consommation de masse, la concurrence économique, les nouvelles exigences de l’organisation du travail ont abouti conjointement à la création d’une culture où la performance individuelle est partout et les devoirs envers soi-même nulle part.

2 – Le renouveau éthique

Aujourd’hui, la générosité n’est pas une valeur dépassée. Les français font volontiers des dons pour les causes humanitaires. Ils sont nombreux à donner leur sang et plus des deux tiers d’entre eux sont favorables à l’aide au tiers monde. Les médias ont su orchestrer la générosité en devenant des "entrepreneurs moraux"… En ce début du troisième millénaire, un idéal semble ranimer le cœur de nos démocraties occidentales : l’ETHIQUE. L’effet éthique envahit les médias et nourrit la réflexion philosophique et juridique : bioéthique, charité médiatique, actions humanitaires, protection de l’environnement … Le devoir, malgré une connotation religieuse, qui a longtemps dévalorisé son sens dans une société désacralisée, rend à la notion de droit toute sa valeur. Car il y a la même dignité à accomplir son devoir qu’à faire prévaloir ses droits.

*** Doute

"Je doute" 2 vidéos

Je n’ai rien à enseigner, je n’ai pas de vérités. Je n’ai pas de maître, pas de gourou, pas de prêtre… Dans le même temps, je ne sais pas le libre penser, je ne sais pas penser librement … Je vois trop les œillères, les ornières, les influences : la toile qui se tisse autour de moi pour nourrir ma réflexion et l’orienter sans que je puisse l’éventrer pour m’en échapper, qui me produit à penser dans un sens ou dans l’autre … J’ai bien quelques certitudes, qui me servent de béquilles. Notamment, le doute. Non pas le Doute ! Mais le fait que "Je" doute. Notamment je doute de moi-même (bien sûr) et de ce que je pense, et de ce que je suis, et de ce que je vois, et de ce à quoi je crois … Je doute, je m’interroge, si ces réflexions relèvent de nos chantiers ? Ne serait-ce que pour inventaire ? Un tour de loge ne manquerait pas d’en faire apparaître d’autres, au gré des sensibilités, des vigilances et des centres d’intérêt de nos frères ...

*** Eleusis - 1 - Le mythe 2 - Les mystères 3 - La vie, la mort

1 – Le mythe

De ce que l’on sait, du peu que l’on sait, les Mystères de Déméter appelaient à des Voyages sur la Terre "aux vastes chemins" au moins en Trois étapes : d’Eleusis à Athènes où l’on transporte les objets sacrés (hiéra) qui portent un sens aux yeux des initiés ; d’Athènes jusqu’à la mer pour les purifier à l’eau marine ; enfin la procession des initiés retourne à Eleusis pour y rapporter les objets sacrés purifiés et guides des mystes … Et enfin, à l’évidence, pas d’enseignement … Pas d’école, pas de dogme … L’Initiation appelle à l’Emotion. "Ceux qu’on initie ne doivent pas apprendre quelque chose nous dit Aristote, mais éprouver des Emotions et être mis dans certaines dispositions" … Le franc-maçon se trouve en pays familier …

2 – Les mystères

Au travers du Mythe et de ses Mystères, on perçoit l’angoisse de l’éphémère et du sens de la vie individuelle qui conduit à la mort, avec la question lancinante du Sens … Pourquoi cette descente ? Cette incarnation de la Pensée et de l’Âme, dans la chair, la matière, la douleur, le quotidien ? Et quel destin après la mort ? Et déjà l’idée d’avoir à préparer le séjour dans l’Au-delà, en vivant la mort, avant de mourir, pour s’assurer du bonheur dans l’Autre monde …

3 – La vie, la mort


Si les mystagogues, ces hommes initiés qui savent conduire vers la Connaissance, en révélant la Mort avant que d’avoir à mourir, A quoi dès lors sert-il de mourir, si l’on sait avant la mort,  ce qu ‘il y aurait après la mort ?  A quoi sert-il de mourir si l’Initié connaît déjà la Mort de son vivant ? ... Dès lors il reste à Vivre ...

***  Esotérisme

Un mot galvaudé

J’hésite à employer le terme "ésotérique", il est tellement galvaudé ! On en trouve partout, la moindre boîte d’allumettes est prétexte à mettre ses proportions en correspondance avec celles de la Grande Pyramide. Il est devenu, par la force des choses, l’apanage de petits groupes mystérieux qui vous initient, paraît-il, aux arcanes de mystères connus d’eu -seuls et qui sont, bien entendu, hautement ésotériques … Il faut cependant l’aborder sans préjugés ...
 

***  Eusthenes

Compagnon de Pantagruel, avec Panurge, Carpalin et Epistémon
Rabelais - Pantagruel (Chapitre 25
)


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Maj 19 10 09 - GA - L2 -R 
Par Eusthenes - Recommander - Communauté : Franc-maçonnerie
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