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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 11:32

lumiere0"Que la Lumière soit !" Trois fois j’entends cette phrase prononcée par le Vénérable pendant le rituel et chaque fois, à chaque tenue, l’incantation m’évoque le verbe initial, celui de la création du monde par Dieu. Mais avant de créer notre monde (la terre, le ciel, les animaux et les hommes) le Dieu de Moïse crée d’abord la Lumière. Il la tire du Chaos. S’il y a bien quelque chose d’incompré-hensible, c’est bien cela : il crée la lumière avant même que les luminaires existent, eux qui sont supposés la dispenser ... Je l’avoue : j’ai beaucoup glosé sur cet illogisme. Preuve fatale, faut-il le souligner, de mon ignorance et d’une raison adolescente, à une époque rebelle aux mystères cachés. La plupart des récits de création, de toutes les sociétés du monde et de tous les temps, plongent pourtant leurs racines dans des mythes qui recèlent une Vérité cachée. Et la théorie du Big Bang, qui a pourtant jeté Dieu dans les oubliettes du Hasard et du Déterminisme, n’échappe pas à la règle. La référence biblique évoque à l’évidence la lumière primordiale, lumière qui ne serait pas de même nature que celle que nous connaissons, celle émise par les luminaires. Comme cette petite bougie qui attend notre entrée dans la pénombre du Temple …

 

Tout à l’heure, avant d’entrer en loge, nous avons fait silence sur les parvis, et nous sommes entrés dans le temple comme on entre dans une église, silencieusement. Le temple est plongé dans la pénombre. Seule la lueur de cette petite bougie émerge de l’obscurité et éclaire notre déambulation. L’ambiance aide au recueillement. L’intention est trop religieusement marquée, trop pascale, pour ne pas en cacher une autre, plus discrètement initiatique. Bon, j’entre dans le silence de ma propre nuit et la faible lueur semble tout d’abord me rappeler que je suis là pour être éclairé, pour trouver la lumière. Symbolique de comptoir, me direz-vous, oui, je suis preneur. Cette petite lueur qui vacille m’en rappelle une autre, celle qui présida à ma veillée solitaire dans le cabinet de réflexion.

 

Le temple est bien couvert, pas d’intrus qui se cachent sur les colonnes. Le Vénérable demande alors ce qui nous unit dans ce lieu : "La Vérité" lui est-t-il répondu. J’entends bien que cette vérité est La Vérité, qu’elle n’est pas relative : elle est complète, totale, elle contient, semble-t-il, toutes les vérités et surtout elle recèle un secret, notamment que le Monde a été créé par un Architecte éternel. Secret de polichinelle : toutes les religions d’hier et d’aujourd’hui proclament à peu près le même refrain. Et chaque religion a nommé son, ou ses dieux. La franc-maçonnerie, qui n'est pas une religion, a le Grand Architecte … Non, le secret ici semble plutôt résider dans la manière dont le monde a été conçu et réalisé : avec, nous dit-on, des outils et des nombres mystérieux, cet Architecte aurait ordonné, je cite le rituel, "tout ce qui constitue l’essence de l’être". Outils et Nombres "voilent, nous dit-on encore, l’essentiel du mystère de notre loge, et dissimulent le secret de l’entrée dans notre chambre du milieu". Rien, pas un indice, pas une explication supplémentaire, ne vient à mon secours pour me permettre de digérer un tant soit peu cette révélation massivement hermétique.

 

3lumi-res.jpgLes outils sont disposés sur l’évangile de Jean, celui, dit-on, de la Vraie Lumière. Et le Vénérable de rajouter une couche de mystère : "Ici sont les arcanes de la Gnose". Je reprends le texte de Jean pour tenter de percer le secret de l’arcane en question. Je lis : "La Vie était la Lumière des Hommes, et la Lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas saisie". Ce n’est pas plus clair. Assis dans l’ombre, j’attends la lumière des hommes, je la désire. Le noir est un turbulent silence. Depuis les origines, tout ce qui vient au jour, à la lumière, sous le regard, vient du noir ou de la pénombre. Et y retourne. Caverne, grotte, gouffre, crypte, forêt, ventre, souterrain, nuit, chaos, sommeil, temple ! sont les matrices du secret. Ils sont à la fois les conditions du passage et celles de la transformation. Passage… Transformation : je pense de nouveau au Cabinet de Réflexion.

 

Apportée par le Maître de Cérémonie qui la tire de la pénombre, la lumière monte vers l’Orient. Je souris : le Maître de Cérémonie joue ici le rôle de Lucifer, le porteur de la première lumière. Le Vénérable invoque le Dieu inconnu, et la première lumière s’allume à l’Orient, sur la Terre de Memphis. Le maillet qu’il porte sur le coeur est censé transformer sa parole en Verbe. "Que la première lumière soit !" Le triple flambeau du Vénérable Maître est allumé, puis ceux des Premier et Second Surveillants, respectivement sous les auspices de la "Sagesse ineffable", de la "Force toute puissante" et de la "Beauté éternelle". Et à chaque allumage : "que la lumière soit !".  Puis c’est au tour des colonnes de la Sagesse, de la Force et la Beauté, d’être allumées. Sagesse, Force, Beauté : les trois outils architecturaux de la fabrique du Monde. Symboles respectifs du Verbe, de la Manifestation initiale et de l’Harmonie. Nous sommes au coeur du Mystère. Etrange mystère dont l’apparente simplicité m’interloque encore. Prononcée si solennellement, maillet à la main, on s’attend à ce qu’une telle phrase soit suivie d’un effet immédiatement transmutatoire. Mais rien ne se passe. Oui, les lumières s’allument, mais la révélation attendue, souhaitée, la fameuse lumière, ne tombe pas du Ciel.

 

On m’a dit que le jour de mon initiation j’avais reçu la lumière. Quelle lumière ai-je reçue ? Il ne peut s’agir de celle que j’ai déjà reçue à la naissance, quand mes yeux ont commencé à séparer le jour de la nuit, à sortir les objets du magma lumineux indifférencié. Lente acquisition, certes, mais on ne peut m’accorder une chose que je possède déjà. S’agirait-il d’une symbolique restitution, censée me transformer profondément ? Et comprendre le mot lumière dans les emplois figurés liés à sa fonction de cognition : intelligence, compréhension … Jeter la lumière sur … Mais pourquoi recourir à la raison, ici, quand il s’agit d’ouvrir la voie à une "révélation" fondée sur l’émotion ? Alors quelle est la vraie nature de cette lumière qu’on allume symboliquement dans la nuit ? Cela m’intrigue et j’ai bien envie de faire un petit tour du côté de la lumière et de sa perception de la lumière. La lumière me semble tout à fait évidente aussi longtemps que je n’y regarde pas de trop prés. Mais dès que je me pose la question sur sa nature… Je ne sais plus très bien de quoi je parle.

 

 

Je peux néanmoins dire ce que je ne sais pas d’elle : Je ne sais pas, par exemple, si la lumière est une onde ou une particule, comme le prétendent les physiciens, ou une autre entité dont on n’a pas encore le moindre concept. Je ne sais pas si la couleur d’un objet, qui est sa lumière propre dit-on, est une propriété de l’objet ou si c’est plutôt le refus de ces qualités par l’objet en question. Je ne sais donc pas la vraie couleur de l’objet : si c’est celle qu’il rejette, la lumière visible, ou si c’est celle qu’il absorbe, la lumière invisible. Je ne sais pas si la perception colorée d’un objet fait véritablement référence à la chose réelle qui a émis le signal à l’extérieur de moi. Je ne sais pas si la lumière que je perçois existe en dehors du système de perception. Je ne sais pas ce que c’est qu’une image mentale, résultat ordonné d’un flux chaotique d’informations qui ont été onde ou particule, c’est selon, puis, entre rétine et cerveau, sont devenus signaux électrochimiques, électriques, ioniques, re-électrique, puis, quelque part, recomposés en image d’une toute autre nature que les signaux reçus et transmis …

 

Allons plus loin et, puisque nous sommes dans l’image, imaginons ! Et si tout le spectre de la lumière visible que nous percevons, c’est-à-dire les quelques petits quatre cent cinquante nanomètres de fréquences qui oscillent entre le rouge et l’indigo, s’élargissait à toutes les longueurs d’ondes en circulation dans l’Univers ! De quelle nature serait la lumière perçue par nos sens ? Des flux énormes de particules circulent dans l’Univers, parmi lesquelles les photons et les neutrinos, par exemple. La Nature a fait le choix : pour voir les objets, elle a choisi les photons, détectables parce qu’ils sont en interaction avec la matière. Avec les photons, le monde apparaît dense et opaque. Et lumineux ! La lumière que nous connaissons n’est q’une apparence particulière, due à l’usage des photons. Mais quelle est la couleur de la lumière quand les photons ne rencontrent aucun obstacle dans leur voyage à travers l’espace sidéral ? Noire. La lumière est noire.

 

Imaginons maintenant que nous disposions d’organes (tout à fait extraordinaires et peu vraisemblables) sensibles au flux des neutrinos. Les neutrinos sont des particules émises par tous les corps, et traversent d’énormes quantités de matière sans interagir avec elle (les neutrinos traversent la Terre sans rencontrer le moindre obstacle). Nous aurions alors à traiter une autre apparence particulière de la réalité. Nous pourrions contempler sous nos pieds, pieds que nous ne verrions pas, nous pourrions contempler le centre de la Terre, l’envers des continents, le soleil des antipodes et audelà de tout cela, le vide des espaces infinis … Avec les neutrinos, le monde serait subtil et transparent. Mais il serait pratiquement invisible. Le monde serait noir … Imaginons encore (cela ne coûte rien !) qu’une fenêtre beaucoup plus large soit ouverte dans le spectre électromagnétique. Notre vue du monde serait bien différente. Nous pourrions voir les émissions de radio et de télévision, chacune visible avec sa couleur propre. On peut ainsi jouer à imaginer un mélange de couleur rouge avec la couleur inconnue de Radio-France, qui colorerait les murs de la maison voisine. En réalité, tous les objets, donc tous les obstacles à la lumière, reflètent une combinaison de rayonnements encore bien plus complexes, quoique invisibles pour notre système de perception.

 

Vous devez vous demander pourquoi je vous ai emmenés avec moi dans cette petite rêverie imaginaire … et peut-être pas bien lumineuse, je vous l’accorde. Parce qu’on voit bien qu’on ne peut pas compter sur la réalité de la lumière que nous connaissons ! Ce monde est une illusion. Une illusion des photons, qui ne pénètrent pas la matière. Je vois quelque chose de coloré, de lumineux, parce que je suis dans le monde des photons. De plus ce que je vois n’est pas la lumière émise, complète, mais la lumière réfléchie, je veux dire rejetée. Au spectre limité. Dans le monde des neutrinos, je ne verrais presque plus rien, puisque ces particules n’ont pas d’interaction avec la matière. La lumière lumineuse serait-elle alors de la lumière "grossière", tandis que la plus sombre serait plus subtile, plus … divine ? La lumière totale serait-elle celle des physiciens quantiques, un fond énergétique, intemporel, non-spatial, insondable. Invisible. Et pourtant présente partout et à toutes les échelles de la Nature ? Une lumière invisible d’où émerge cet univers et qui sous-tend ce qui est, dans un éternel présent ? La lumière primordiale serait-elle cet Esprit universel des alchimistes, principal agent de transformation et de re-génération. Cette lumière toute puissante serait-elle celle du Nagual, des guerriers Toltèques, impersonnelle et effrayante, dévoreuse de la lumière des êtres ?

 

lumiere11Peut-être pour répondre à mes interrogations muettes, le Vénérable adresse à la déité une prière : "Illumine de ta Gnose les hommes qui sont encore dans les ténèbres de l’ignorance". Je vois bien que je suis de ceux-là ! La Gnose dit que le salut de chacun d’entre nous est fondé sur la Connaissance, une connaissance de soi, qui a pour levier une révélation intérieure. Pour le gnostique, "Connais-sance de soi est connaissance de Dieu".

 

Et me voilà propulsé une fois encore au coeur du cabinet de réflexion avec son "Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les dieux". Est-ce là l’entrée du chemin de la Vérité, cette Vérité totale promise depuis tout à l’heure ? Je lis quelque part (je ne sais plus où) : "La Connaissance de la Lumière noire est la clé de la Connaissance totale. Elle ouvre à l’Homme la maîtrise de la Terre, ainsi que les portes du Ciel et de l’Enfer". Dans cette conception, la lumière est la Vraie matière de l’Univers, cette lumière subtile, totale, primordiale, cette lumière noire, est le Plein tandis que la matière est le Vide, le lieu où la lumière ne peut se propager, là où elle n’a pas accès, comme le suggère le philosophe alchimiste Coton-Alvard. La lumière de mon esprit, enfouie, enkystée, prisonnière dans sa gangue matérielle, psychique, temporelle, ne demande qu’à dissoudre les concrétions qui la pétrifient, ne demande qu’à se libérer du vide de la matière, entrer en harmonie avec la Lumière Universelle … d’où elle vient. Une libération qui, selon la Gnose, fait accéder l’Homme à la connaissance directe de la divinité. Cette Connaissance est une expérience vécue de la Lumière.

 

"Souviens-toi qu’Osiris est un dieu noir". Eliphas Levi disait que cet aphorisme était soufflé à l’oreille de l’initié, rappelant qu’Osiris Noumène (l’Osiris lumière) est ténèbre pour le mortel. Osiris, dieu démembré, putréfié, enveloppé, refaçonné, revivifié, plongé au coeur des ténèbres les plus profondes. Il est, pour les égyptiens, le Soleil noir et la Source de Vie. Chaque homme est appelé à revivre le mythe d’Osiris. Chaque homme est aussi appelé à retrouver le chemin de l’Arbre de Vie, planté au coeur du jardin d’Eden. La Bible dit qu’un chérubin se tient à la porte du jardin, en brandissant une épée flamboyante. Cette porte, il ne la défend pas avec l’épée, non, il la signale. L’entrée est là ! mais pour passer la porte, l’homme, qui a parcouru le monde de la matière au point d’être lui-même devenu matière, doit se dépouiller de la gangue réfractaire à la lumière, se laisser démembrer par l’épée, mourir à lui-même pour enfin laisser se dilater sa propre lumière. Je lis quelque part : "… Soi-même est la lumière, si petite fût-elle, qui réside au fond de tout être quelle que soit sa condition ... Rechercher, découvrir sa propre lumière intérieure, la définir, elle et ses besoins, puis la ressentir dans la dilatation de tout l'être qu'elle provoque avec l'intense joie qui l'accompagne, tout cela est inexprimable".

 

"De tout être, quelle que soit sa condition" : l’être humain certainement, mais aussi l’être animal, végétal, minéral … Le psychanalyste, avec "Connais-toi toi-même", mais aussi l’alchimiste avec V.I.T.R.I.O.L., aident à l’émergence de la lumière enfouie, à la faire circuler, à la libérer, l’un pour la libérer des noyaux psychiques, l’autre de sa gangue matérielle. Si dans la communauté des hommes, Jésus, Bouddha, Sahi Baba, Zarathoustra sont des êtres de lumière, la Pierre philosophale est l’être lumineux dévolu au monde minéral. Oui, il s’agit bien de faire naître sa Lumière, de la nourrir, de la faire grandir. Non pas pour la fondre dans le grand Tout, comme le suggèrent les adeptes du New-Age. Voilà bien, au regard de la psychanalyse d’ailleurs, un désir de régression infantile, de renoncement à la vie, dont le résultat immédiat est un abandon de sa liberté. Non. Sa lumière, il faut se la conquérir contre la lourdeur de la matière, se la forger, l’épurer. Se façonner un esprit lumineux, se fabriquer un corps de gloire, comme celui du guerrier Toltèque, afin qu’il puisse se présenter devant la Grande Lumière, vivant et libre, sans crainte d’être dévoré par la toute puissance. Au contraire se faire traverser par elle, alimenter sa propre lumière à la source de la Grande Lumière. Et, folie ! ajouter sa lumière à la Grande Lumière … Combat sans fin, lutte sans trêve contre la gravité de notre existence. Incroyable défi, folle espérance de l’homme mortel devant le mystère de l’éternité !

 

Dans la cérémonie d’initiation, le Vénérable porte l’épée flamboyante, celle du chérubin qui dispense la Vie et la Mort, qui balaye l’orgueil, qui dissout l’ego. Elle garde la porte de l’autre monde, celui de la source de la Lumière. Pour entrer dans ce monde, il faut passer au fil de cette épée-là. Avec son épée flamboyante, le Vénérable montre sa fonction de gardien du symbole, celui de la régénération de l’Homme par le travail de dissolution du moi, de l'enfantement de la lumière dans la douleur, loi immuable et nécessaire des initiations et des épreuves. Cette épée signale-t-elle l’entrée de la mystérieuse chambre du Milieu ? 

 

"Pas de catéchisme, pas de mode d'emploi, pas de guide non plus pour passer la porte : la franc-maçonnerie n'est pas une école qui a un programme d'enseignement ou des dogmes. Oh ! Elle suggère bien qu'il y a un chemin, mais elle laisse à l'initié le soin d'en trouver l'entrée et d'en tracer le cours. Initié certes. Mais seul ! De temps en temps quelques balises permettent à l'initié de se recaler s'il veut bien continuer sa route : élévation au deuxième grade, à la maîtrise, et puis les hauts grades... Des outils, des symboles, des mots et des signes lui sont montrés. Des émotions, des intuitions, des mythes émergent d'autres mondes, des états de conscience manifestent des fonds d'être. Des formules sèment des alertes : "Connais-toi toi-même" ... "On n'est jamais initié que par soi-même". Initié certes ... Mais seul ! Ouvrir le chemin, oui ! mais au milieu de ses propres ronces ! Chemin de solitaire. Des frères, occupés sans doute à suivre leur propre chemin, accompagnent le mouvement. Mais aucun n'est le guide. Aucun n'indiquera de direction. Personne au carrefour. Compagnons sur les voies de la lumière, mais pas forcément sur la même route ni aux mêmes étapes. Parfois des rencontres dans des auberges communes au hasard des cheminements. On se rencontre. On raconte. On rend compte. On échange, mais on ne dort pas forcément au même étage".  ( 1 ) 

 

Je repense à cette phrase : "Rechercher, découvrir sa propre lumière intérieure, la définir, elle et ses besoins, puis la ressentir dans la dilatation de tout l'être qu'elle provoque, avec l'intense joie qui l'accompagne, tout cela est inexprimable".  ( 2 )

 

Vivrai-je cet état de mon vivant ? Mon ego, matière entre toutes les matières, acceptera-t-il de laisser la lumière se dilater, mon être devenir un être de lumière ? Que se passe-t-il, que ressent-on quand on touche à l’être de lumière et à l'intense joie annoncée, même si cela est inexprimable comme on nous en prévient. Oui, comment dire l'inexprimable ? Poésie vint à mon secours et m'illumina :

 

Apothéose

  

Antoine, 16 novembre 2010            

Maj  8 12 2010

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Published by Antoine - dans Symbolisme
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