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Puissent ces quelques propos té-moigner de la permanence de la recherche d'une vérité fuyante et incertaine, accaparée par ceux qui, prétendant la détenir, voudraient l'imposer, même par la tyrannie. Ce blog n'engage que ses auteurs. Il est dédié à tous les frères et soeurs, orphelins d'un projet maçonnique exigeant et cohérent, pour des lendemains à repenser, à rebâtir, à rêver.
"L'ombre se perdit dans le soleil" … -
L’initiation maçonnique est un voyage, mais la pensée de l’ego fonctionne par rapport à l’océan de l’esprit comme moule accrochée à son rocher. La moule, effectivement, ne va jamais très
loin. Et l’on ne saurait dire qu’elle voit grand chose de la mer.
Le franc-maçon, s’il ose voyager, s’il cesse d’être moule, n’aura de cesse de découvrir l’immensité de la mer où il peut voyager librement, sans craindre les épreuves. Il peut voyager par Plotin
et Eckhart, ou par bien d’autres. Libre à lui, pourvu que tous aient volonté de liberté, d’égalité, d’amour de ce qui est le plus commun. Et qui est le plus noble et le plus limpide.
Les sources qui mènent à la mer sont innombrables. Elles sont celles de "la négation de la négation", de la négation des limites qui prétendent identifier l’être, comme un policier
identifie un coupable.
Le persan Attar - le parfumeur - donna, à la fin du Mantic Uttaïr (Le Colloque des oiseaux) une image aussi simple que belle de la négation de la négation :
"l’ombre se perdit dans le soleil, et voilà tout"…
Ce fut à propos de la rencontre finale, après de multiples épreuves, du groupe des trente oiseaux - l’effectif d’une loge - avec le Simorg fabuleux qu'ils cherchaient ensemble. Pourquoi
chacun des trente cherchait-il ainsi ?
Plotin le dit simplement (Ennéade VI, 7, 33, 22) : "ce qu’il a ressenti depuis le début, c’était, à partir d’une faible lueur, l’amour de cette immense lumière".
"Soi-même étant la lumière" …
Publié le 27/05/2009 à 09h22 dans Franc-Maçonnerie