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    <title><![CDATA[Propos maçonniques (Symbolisme)]]></title>
    <link>http://www.troispoints.info/categorie-10474411.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Symbolisme&quot; du blog &quot;Propos maçonniques&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Propos maçonniques (Symbolisme)]]></title>
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    <pubDate>Sun, 05 Feb 2012 09:21:10 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 05 Feb 2012 09:21:10 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.troispoints.info</copyright>            <category>Symbolisme</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Le Papillon et la Lumière]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-le-papillon-et-la-lumiere-61094152.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><em><strong>Le conteur Henri Gougaud raconte l'histoire fameuse de la "Conférence des papillons". Il a emprunté cette histoire à un vieux conte persan. Toutefois,
    cette histoire est incomplète ...</strong> <strong>Je&nbsp;vais vous la raconter dans sa totalité. La version que vous allez lire est garantie authentique car je la tiens de la bouche même du
    papillon qui l'a vécue. Mais, je&nbsp;l'avoue, c'est une fable à dormir debout.</strong></em>&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><img height="156" width="157" src="http://img.over-blog.com/150x150/1/80/87/99/42-17619982.jpg" alt="42-17619982" class="GcheTexte"><a href=
    "http://www.masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/2010/12/poesia-y-busqueda-la-mariposa-y-la-luz.html" target="_blank"><img height="38" width="60" src=
    "http://img.over-blog.com/60x38/1/80/87/99/Argentne.png" alt="Argentne" class="DrteTexte"></a><span style="color: #000000;">Il y avait au fond d'une forêt un endroit où vivait une foule de
    papillons qui allaient, qui venaient, qui voletaient sur les herbes, les feuilles mortes, la terre froide <a title="null" href=
    "http://www.masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/2010/12/poesia-y-busqueda-la-mariposa-y-la-luz.html" target="_blank"><img height="40" width="60" src=
    "http://img.over-blog.com/60x40/1/80/87/99/flag_Spain.png" alt="flag Spain" class="DrteTexte"></a>... Mais, attention ! Cela dans le noir le plus complet. Pas la <a href=
    "http://masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/2010/12/poesia-y-busqueda-la-mariposa-y-la-luz.html" target="_blank"></a>moindre lumière pour éclairer leur quête car c'était des papillons de
    nuit. Ils ne connaissaient que la nuit.</span></strong><span style="color: #000000;">&nbsp;&nbsp;<strong>Ils naissaient, butinaient, se reproduisaient, devenaient vieux, s'enfermaient dans leur
    cocon, mouraient ... Bref, ils menaient une vie de papillon. Cette nuit-là, la brise charriait un paquet de phéromones à réveiller la libido la plus éteinte. Un petit papillon remarqua un
    papillon qu'il ne connaissait pas et qui, à l'inverse des autres, paraissait complètement indifférent aux effluves qui mettaient pourtant toutes les antennes en émoi. Il semblait attendre ...
    Oui, il semblait attendre quelqu'un.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <div class="clearfix" style="width: 180px;">
      <div class="deezercob">
        <a href="http://www.over-blog.com/"></a>
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      </div>
    </div><span style="color: #424d40;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><img height="172" width="216" src="http://img.over-blog.com/200x132/1/80/87/99/u18728859.jpg" alt="u18728859" class="DrteTexte">"Voilà bien un drôle de
    Voyageur !" se dit-il. Le petit papillon était un esprit curieux et les questions qu'il se posait sur le sens de l'existence et tout le bataclan n'intéressaient ici pas grand
    monde.</strong>&nbsp;&nbsp;<strong>Alors histoire de causer un peu, il invita le bonhomme à boire une coupe de nectar ...</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>" Je parierais que vous n'êtes pas d'ici ! D'où est-ce que vous venez ?</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>- Je viens d'un endroit où brille la lumière ", lui dit tranquillement le Voyageur.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>- Ah ! ... et... c'est quoi, la lumière ?"</strong></span> .
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>La conversation s'annonçait difficile : comment en effet les ténèbres peuvent-elles se représenter la lumière ?</strong>&nbsp;&nbsp;L<strong>e Voyageur lui
    expliqua posément qu'il y avait des endroits dans le monde où on voyait les choses. Imaginez ! Pour un petit papillon curieux de nature, c'était une drôle de révélation.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>" Est-ce que je peux voir, moi ?</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>- Bien sûr, lui répondit le Voyageur, tu as des yeux comme tout le monde, mais pour voir il faut de la lumière. Et ici, il n'y en a
    pas".&nbsp;</strong><strong>Il y eut un instant de silence pendant lequel on entendait les autres papillons voleter dans tous les sens. C'était justement la question : quel sens y avait-il à
    courir dans tous les sens et dans la nuit, alors que quelque part dans le monde il y avait la Lumière. La décision fut prise en une seconde. Il partirait avec le Voyageur, à la recherche de cette
    Lumière.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>Commença alors l'initiation du petit papillon. Ils se mirent en chemin. Ils quittèrent d'impénétrables frondaisons, traversèrent des sous-bois plus
    clairsemés, et au sortir de la forêt, le petit papillon avait tout à coup ressenti des choses, une sensation inconnue : le noir n'était plus aussi intense, des formes vagues dansaient devant et
    sur les bords de ses yeux. Il s'en inquiéta auprès du Voyageur.</strong>&nbsp;<strong>"Tu commences à voir. Mais pour le moment, tu ne distingues que le lambeau des ombres". Il aurait voulu
    s'arrêter et profiter du spectacle nouveau qui se faisait dans sa tête, mais le Voyageur s'était remis en route. Ils voletèrent au-dessus des champs, des prés, des buissons, des haies.</strong>
    <strong>En fait c'est le Voyageur qui nommait toutes ces choses.</strong>&nbsp;<strong>"Tiens, là c'est un champ, un pré, un buisson, une haie" ... Car le petit papillon ne savait pas encore ce
    qu'il voyait.</strong>&nbsp;<strong>Pour le moment, toutes ces choses n'étaient encore que des formes sans nom. Enfin, au détour d'une haie, ils arrivèrent au lieu de la Lumière.</strong>&nbsp;
    <strong>Au milieu de l'ombre immense où vivaient d'autres ombres, il y avait un endroit d'où elles étaient chassées. Pour le petit papillon ce fut assez extraordinaire : il comprit ce que voulait
    dire voir. Ce fut comme si quelqu'un lui avait enlevé un bandeau qu'il portait sur les yeux. Ses yeux se décillèrent.</strong>&nbsp; <strong>Il vit que les choses du monde de la lumière avaient
    une couleur, un relief. Que les parfums, les couleurs et les sons se répondaient. Que l'ombre et la lumière cohabitaient dans une profonde unité. Et surtout, il vit d'autres papillons, des frères
    qui étaient éclairés comme lui ! Et qui se reconnaissaient comme tels. Il décida de rester et d'explorer ce nouveau monde, qu'on appelait ici, le jardin.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>Au tout début, la vie dans le jardin fut passionnante, excitante même. Il existait une réelle fraternité entre tous ces papillons, qui s'entraidaient, se
    cultivaient, partageaient des repas ... Tout ce petit monde travaillait en fait à la construction du Jardin. Assoiffé de curiosité, le petit papillon allait partout, regardait tout, s'intéressait
    à tout.</strong>&nbsp;&nbsp;<strong>Il s'extasiait devant des formes incroyables, des couleurs inimaginables, et il éprouva le sentiment de la Beauté, tout en étant incapable de dire si la Beauté
    était dans son regard ou si elle appartenait à la chose qu'il regardait. Il élargit son cercle d'exploration, et il se rendit compte, en l'arpentant, que le jardin était entouré d'ombres. Le
    monde de la lumière avait des limites au-delà desquelles les arbres perdaient progressivement leurs couleurs, les choses disparaissaient de la vue, disparaissaient de la
    vie.</strong>&nbsp;<strong>Il s'était demandé si, au-delà des arbres ou des buissons, qui étaient touchés par la lumière, il y avait d'autres arbres, d'autres buissons. Quelles formes
    auraient-ils ? De quelle couleur le feuillage ? Mais comment pourrait-il jamais le savoir puisque la lumière elle-même les ignorait ! Les choses existent-elles s'il n'y a personne pour les
    regarder ? Y a-t-il un monde au-delà de la limite de mes sens ?</strong>&nbsp;&nbsp;<strong>Il essaya bien de trouver autour de lui une réponse à toutes ses questions, mais chacun allait à ses
    affaires, tous préoccupés à l'embellissement du jardin lui-même. Il sentit alors que la Beauté était fille de la Lumière, mais qu'elle n'était pas la Lumière. La Lumière ... Il désespérait de ne
    jamais la trouver quand, au détour d'un parterre, par hasard, il rencontra le Voyageur. Il lui fit part de sa quête.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>Le Voyageur sourit et lui dit : "Comme tu viens de t'en rendre compte, le monde n'existe que par nos sens. Et pourtant, c'est la lumière qui maintient le
    Jardin que tu connais tel il est" ... Si le Monde n'était qu'un reflet de ses sens, où était la Lumière ? A l'intérieur ou à l'extérieur de ce monde ?</strong>&nbsp;<strong>Le petit papillon
    arrêta alors de porter le regard sur les fleurs, de tâter les pistils, de boire aux calices, il se détourna de tout ce qui faisait sa vie, tout ce qui le faisait exister en tant que papillon. Il
    entraîna son attention à ne plus s'accrocher au Monde qu'il connaissait.&nbsp;</strong><strong>Une nuit, pour la première fois, il leva la tête ... Son regard découvrit la voûte sombre d'un ciel
    piqueté d'étincelles lumineuses. Il fut impressionné par l'immensité de ce vide. Il vit une masse encore plus sombre, un vide encore plus vide.</strong>&nbsp;&nbsp;<strong>C'était la silhouette
    d'un temple qui se détachait dans le champ noir de la nuit, mais qui aurait pu le lui dire ?</strong>&nbsp;<strong>Une chose inconnue, inconcevable émanait de cette masse sombre. Impossible à
    fixer du regard. Au centre de ce trou noir, rayonnait un carré de lumière pure.</strong> <strong>"Tu fais face à la Lumière, lui révéla le Voyageur, ton regard est tourné vers la source de ce
    monde".&nbsp; La Lumière jaillissait au milieu des ténèbres. Elle éclairait ce qu'elle touchait, mais pas les ténèbres elles-mêmes.</strong> <strong>Maintenant que le petit papillon avait vu la
    source de la Lumière, comment pourrait-il vivre sans essayer de s'y désaltérer, de s'en inonder ? Il demanda à quelques-uns de ses amis de l'accompagner dans cette quête. Mais ce Voyage ne
    tentait vraiment pas grand monde : à quoi bon, ici on est bien, on est éclairé. Et puis, oui, pourquoi quitter ce monde ?&nbsp;</strong>&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>Alors, silencieusement et seul, il s'envola. Au cours de son élévation vers la Lumière, il s'apercevait que, petit à petit, le jardin perdait de sa matière :
    les lieux, et tous ceux qu'il aimait, semblaient disparaître, jusqu'à perdre toute existence. Tout ce qui avait existé pour lui, tout ce qui avait eu un peu d'importance, se perdait dans ce
    reflet sans consistance. Son univers n'était plus maintenant qu'une île, une pâle lueur flottant dans un océan infini de ténèbres.</strong>&nbsp;<strong>Se pourrait-il que le mystère ne fut pas
    dans cette immensité insondable, mais plutôt dans cette émergence de quelque chose, dans ce Rien ? Au fur et à mesure qu'il s'en approchait, l'éclat de la lumière devenait de plus en plus
    intense. Enfin il se posa sur le rebord d'une fenêtre.</strong>&nbsp;<strong>A l'intérieur du temple, il aperçut, entre trois colonnes, une bougie qui brûlait dans le noir profond. Une si petite
    bougie pour une si grande lumière ! Il s'en émut car c'était cette lueur, perdue dans l'infini désert de la nuit, qui éclairait le Jardin. Il se glissa dans la pénombre, et s'approcha. Tout à sa
    contemplation, il n'avait pas remarqué les quatre papillons posés sur l'accoudoir d'un siège. Apparemment, ceux-là l'avaient précédé sur le chemin vers la
    Lumière.</strong>&nbsp;<strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><img height="119" width="180" src="http://img.over-blog.com/180x115/1/80/87/99/flamme0.jpg" alt="flamme0" class="GcheTexte">" Oh sa Beauté ! disait l'un
    d'eux.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>- Oh sa Force, Oh sa Sagesse ! chantaient les deux autres.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>- C'est une larme de déesse !</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>- Une goutte de sang divin !</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">-<strong>&nbsp;Sentez-vous comme cette flamme nous appelle ? disait le plus vieux, un Maître certainement. C'est la lumière de Dieu. Nous l'avons vue, et désormais
    nous ne pourrons vivre sans elle. L'un d'entre nous doit l'approcher et ramener de ses nouvelles. Elle est notre rêve vivant. "</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>L'un d'eux quitta le siège, se posa sur le rebord de l'autel où scintillait la flamme. La flamme eut un frisson menu. La pénombre alentour s'émut. Il
    s'effraya, revint en hâte, décrivit la chose aperçue. Le vieux soupira, il lui dit : "Tu n'as pas approché la flamme. Que peux-tu savoir de sa nature ?".</strong>&nbsp; <strong>Le deuxième vola
    jusqu'à l'autel, effleura la pointe du feu, poussa un cri de papillon, vira de bord, l'aile fumante, et s'en revint vers les autres en disant qu'il s'était brûlé.</strong> <strong>"Insuffisant,
    reprocha le vieux Maître. Allez ! Il faut en savoir davantage !".</strong>&nbsp;&nbsp;<strong>Le troisième, ivre de passion, s'envola de lui-même. Il traversa l'espace, embrassa la flamme,
    s'embrasa et ... partit en fumée. Pendant un court instant, on vit de loin le papillon éblouir l'ombre. Le vieux Maître dit alors :</strong> "<strong>Lui seul sait maintenant ce qu'est la
    lumière".</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>Le petit papillon avait assisté au manège, quelque peu effrayé.</strong> <strong>"Pour connaître la Lumière faut-il subir le martyre ? Comme lui, suis-je
    prêt à l'ultime sacrifice ?".</strong> &nbsp;<strong>Une voix, dans la pénombre, répondit à son interrogation muette :</strong>&nbsp;&nbsp;<strong>"Et comme lui tu serais un parfait imbécile. Oui
    ! Tout comme son Maître, avec son arrogance !".</strong> <strong>Il se tourna et vit le Voyageur. Tout à son étonnement, il ne pensa même pas à lui demander ce qu'il faisait là. Le Voyageur
    montrait les dernières volutes de fumées noires du papillon qui venait de griller dans la flamme.</strong>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>" Voilà le dernier piège du voyage, dit-il, servir de nourriture à la Lumière. Après avoir parcouru tout ce chemin, surmonté tous les obstacles, ces
    quatre-là sont arrivés plein d'orgueil et de suffisance, et la flamme s'est nourrie de leur stupidité. Ils n'ont pas compris la lumière parce qu'ils n'ont pas compris la nature des êtres
    vivants.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>- Quelle est cette nature ? osa demander le petit papillon encore tout tremblant.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>- Cet idiot s'est jeté dans la flamme avec son corps, non avec sa lumière. Voilà son erreur. La vérité est que nous sommes des êtres
    lumineux".</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><em>Voilà, je n'ose aller plus loin, parce que la suite du récit est quelque peu farfelue : je vous le rappelle, je ne fais que vous rapporter ce que m'a dit
    le petit papillon, et je lui laisse l'entière responsabilité de son récit.</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>Le Voyageur lui aurait d'abord avoué que chacun était appelé à partir à la quête de la Lumière ;&nbsp;que sa mission, à lui, avait été d'aller le tirer de la
    nuit dans laquelle il était plongé, de le mettre sur&nbsp;le chemin, de l'accompagner, au cas improbable où il y arriverait jusqu'ici - <em>les chances étaient mimimes, pratiquement nulles,
    parait-il</em> -&nbsp;il devait alors lui montrer ce qu'était un être de lumière.</strong> <strong>Il avait plaisanté en disant que le destin avait mis ces quatre idiots de papillons sur sa route
    pour lui montrer exactement ce qu'il ne fallait pas faire : seule une lumière pouvait se jeter dans la grande Lumière sans se consumer. Si donc il voulait continuer, il devrait la chercher cette
    lumière dans les ténèbres qui étaient en lui, la faire jaillir, la faire émerger jusqu'à ce que le corps lui-même devienne pure lumière. Non pas, être éclairé, mais être
    lumineux.</strong>&nbsp;&nbsp;<strong>"La vérité, lui avait dit le Voyageur, la seule vérité est l'irradiation de l'être dans les ténèbres vivantes.&nbsp;</strong><strong>"Regarde : je vais te
    montrer le défi qui est donné à chaque être vivant !"</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><img height="155" width="141" src="http://img.over-blog.com/141x150/1/80/87/99/i89jr773.jpg" alt="i89jr773" class="DrteTexte">Ses ailes s'étaient alors
    dépliées en un voile éblouissant, son corps avait semblé perdre son opacité, était devenu transparent, éclatant, s'était fondu dans l'air diaphane.</strong>&nbsp;<strong>L'image du Voyageur
    s'était transformée en un tissage de faisceaux lumineux et cette vibration s'était répandue dans l'espace jusqu'à la flamme de la bougie.</strong> <strong>Les bras de lumière se tendirent l'un
    vers l'autre, les doigts se touchèrent dans une gloire qui embrasa le temple tout entier.&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>Là-bas dans le jardin, pendant un instant, ce fut le jour ...</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><em><strong>Voilà, mot pour mot, ce que m'a raconté le petit papillon ... Mais comment quelqu'un de sensé pourrait-il croire à cette histoire ?</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="color: #000000;"><em>Antoine, 16 novembre&nbsp;2010&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000; font-size: 8pt;"><span style="font-size: 8pt;"><em>MAJ 21 03 2011&nbsp;</em></span> *</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 21 Mar 2011 14:27:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8017d1ea6a5c926ab2a13dc5a5862c69</guid>
                <category>Symbolisme</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-le-papillon-et-la-lumiere-61094152-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La légende d'Hiram]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-la-legende-d-hiram-67402292.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span lang=
    "FR"><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><a title="null" href="http://www.troispoints.info/article-17462389.html" target="_blank"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span lang="FR"><span style=
    "font-family: arial; font-size: 10pt;"><em>Les origines de la légende</em></span></span></strong></span></span></strong></span></a><em>, sa signification,</em> <a href=
    "http://www.troispoints.info/article-17635847.html"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span lang="FR"><span style=
    "font-family: arial; font-size: 10pt;">l</span></span></strong></span></span></strong></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span lang="FR"><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;">a suite de la
    légende</span></span></strong></span></span></strong></span></em></a></span></span></strong></span></span></strong></span><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span lang="FR"><span style=
    "font-family: arial; font-size: 10pt;"><em>, le</em> <a href="http://www.francmaconnerie.ca/mar/historique_t.html" target="_blank"><em>grade de Royal Arche</em></a><em>, Conférence de</em>
    <a href="http://www.fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Dachez" target="_blank"><em>Roger Dachez</em></a><em>,&nbsp; suivie de la</em> <a title="null" href=
    "http://www.troispoints.info/article-la-legende-des-mages-65644318.html" target="_blank"><em>légende des trois mages</em></a> <em>qui ont visité la grande voûte et découvert le centre de l'idée
    -&nbsp;</em></span></span></strong></span></span></strong></span><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span lang="FR"><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><span style=
    "color: #000000;">&nbsp;<span style="color: #800000;">légende&nbsp;profondément ésotérique, qui constitue la trame du rituel du grade
    de</span></span></span></span></strong></span></span></strong></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span lang="FR"><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><a title="null" href=
    "http://www.troispoints.info/article-17635847.html" target="_blank">Royal Arch</a></span></span></strong></span></span></strong></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span lang=
    "FR"><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><em>&nbsp;</em></span></span></strong></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span lang="FR"><span style=
    "font-family: arial;"><em><a href="http://www.fr.wikipedia.org/wiki/Salomon_(Bible)" target="_blank"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #800000;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span lang="FR"><span style="font-family: arial;"><em>Salomon</em></span></span></strong></span></strong></span></a>, <a href=
    "http://www.pheniciens.com/persos/hiram.htm" target="_blank">Hiram</a>, <a href="http://www.fr.wikipedia.org/wiki/Second_Temple_de_J%C3%A9rusalem" target="_blank">Zorobabel</a>, n’ont ni
    construit, ni rebâti le <a href="http://www.fr.wikipedia.org/wiki/Temple_de_Salomon" target="_blank">Temple</a> … Ils nous ont légué son modèle, caché sous une image. Ils nous indiquent le chemin
    vers la <a href="http://www.fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9rusalem_c%C3%A9leste" target="_blank">Cité Idéale</a> où il s’élèvera, dans l’harmonie.</em></span></span></strong></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><em><span style="color: #000000;">Suite à la publication&nbsp;sur le web d'une version amputée&nbsp;d'une partie importante du
    texte original des trois propos&nbsp;de ce blog&nbsp; <a title="null" href="http://www.troispoints.info/article-33496255.html" target="_blank"><span style=
    "text-decoration: underline;"><span style="text-decoration: underline;">Le Tour de France</span></span></a> - &nbsp;<a title="null" href="http://www.troispoints.info/article-17462389.html"
    target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="text-decoration: underline;">La légende d'Hiram</span></span></a> - <a title="null" href=
    "http://www.troispoints.info/article-17635847.html" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="text-decoration: underline;">La suite de la
    Légende</span></span></a>,&nbsp;</span> nous rééditons le texte intégral&nbsp;dans sa version originale.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><em>&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000; font-size: 12pt;"><strong><em>Le Tour de
    France</em></strong></span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><span style="color: #000000;">&nbsp;</span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong><span lang="FR">Chaque mois de juillet, le <em>"Tour de France"</em> ressuscite la grande fête du vélo. Il peut être vu comme un carnaval moderne, qui laisse une place
    à l’expression mouvante et rituelle des rêves populaires. Durant cette épreuve, une nouvelle classe d’âge succède à la précédente. Le temps détrône l’ancien monde et couronne le nouveau.
    Naissance et mort ne sont pas coupées l’une de l’autre et les deux pôles du devenir sont englobés dans leur unité contradictoire. La course est un temps joyeux, qui interdit à l’ancien temps de
    se perpétuer et qui engendre le temps nouveau. Les champions qui dominent la course cherchent à acquérir une <em><a href="http://www.eveildelaconscience.ca/maitriseabraham.htm" target=
    "_blank"><em>"maîtrise"</em> de la vie</a></em>, une forme de perfection humaine où l’imitation des aînés joue un grand rôle. Cette recherche de la perfection pourrait se définir par trois
    maximes :<br></span></strong></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span lang=
    "FR"><em><br></em></span></strong></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span lang=
    "FR"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; "l’apprentissage, long et difficile, doit être
    méthodique",<br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span lang=
    "FR"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></span></strong></span></span> "les chefs-d’œuvre sont marqués par le temps",<br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span lang=
    "FR"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></span></strong></span></span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    "la mort vient toujours à son heure" …</em></span></strong></span></span></strong></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Mais, dans le <em>"Tour de France",</em> on parle de la mort en faisant la fête et en
    acclamant les nouveaux champions qui viennent pour perpétuer la tradition. Le maillot jaune est un symbole qui fait entrer son détenteur dans la catégorie des hommes dieux qui meurent. Comme dans
    le cycle du <em>"Rameau d’Or"</em> décrit par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/James_George_Frazer" target="_blank">James Frazer</a>, <em>"il faut tuer <a href=
    "http://ressources-cla.univ-fcomte.fr/gerflint/chili2/ferry.pdf" target="_blank">l’homme dieu</a>, dès qu’apparaissent les signes de son déclin et transmettre son âme à un successeur
    vigoureux".</em> Ainsi, de maillot jaune en maillot jaune, la course cycliste du <em>"Tour de France"</em> forme une longue chaîne de <em>"<a href="http://www.ciao.fr/Girard_Rene_50143_5" target=
    "_blank">meurtres rituels</a>".</em> Héros solaire, le vainqueur conquiert <em>la "<a href="http://duguesclin.free.fr/Mythologie_grecque/page/Jason.htm" target="_blank">Toison d’Or</a>"</em>
    après une longue lutte et par un acte de rupture : <em>"la mise à mort rituelle et symbolique de son prédécesseur"</em>, exécutée au nom de la pérennité des valeurs. Cette mise à mort est
    réalisée dans un moment d’une <em>"grande sacralité"</em> et le nouvel élu symbolise l’éternelle jeunesse du <em>"monde nouveau"</em> …</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Ce n'est pas l'usage de parler d'actualité dans ce blog ... Mais observer que l'on
    peut trouver&nbsp;dans le&nbsp;<em>"Tour de France"</em> certaines analogies&nbsp;avec&nbsp;avec <a href="http://www.troispoints.info/article-17462389.html" target="_blank">le mythe
    fondateur&nbsp;de la franc-maçonnerie</a>, c'est&nbsp;souligner que la démarche maçonnique&nbsp;consiste moins à s'envoler ou à se réfugier dans les <em>"nuages théologiques"</em> des rituels et
    des symboles que de considérer <a href="http://www.fm-fr.org/fr/spip.php?article67" target="_blank">le symbolisme</a> comme une certaine manière&nbsp;de "voir" et de "savoir"&nbsp;qui, en
    renouvelant le regard intérieur, transfigure la vision de l'homme. C'est également affirmer&nbsp;que la démarche maçonnique doit intégrer&nbsp;dans sa réflexion les traditions populaires,
    mythologiques et religieuses, afin d’y rechercher&nbsp;ce qui peut&nbsp; révéler le sens de la destinée de l’homme et la signification de l’aventure humaine.<br></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a title="null" href="http://www.masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/" target="_blank"></a>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: 10pt;"><em><span style=
    "font-size: 12pt;">1 -&nbsp;Origines et&nbsp;signification</span></em><br></span></span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial;"><span style=
    "font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: 10pt;">Les origines de la légende d'Hiram<br></span></span><br></strong><strong><span style=
    "font-family: arial; font-size: 10pt;"><a title="null" href="http://www.masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/" target="_blank"><img height="38" width="60" src=
    "http://img.over-blog.com/60x38/1/80/87/99/Argentne.png" alt="Argentne" class="DrteTexte"></a>L’étude des origines d’une institution a pour préliminaire la distinction entre<a href=
    "http://masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/2011/01/la-leyenda-de-hiram-parte-1.html" target="_blank"><img alt="flag Spain" height="38" width="56" class="DrteTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/56x38/1/80/87/99/flag_Spain.png"></a> la&nbsp;légende et la vérité historique. Cette distinction, entre la fable et la réalité, s’imposeparticulièrement en ce qui
    concerne <a href="http://www.livre.fnac.com/a882712/Gerard-De-Nerval-La-legende-d-hiram" target="_blank">la légende d’Hiram</a>, dont les origines sont à la fois obscures et méconnues. Si l’on
    ajoute foi à des contes dont l’antiquité n’est pas douteuse, le problème sera vite résolu …</span></strong><strong><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;">Il suffira d’interroger un
    maître, de préférence <em>"un ancien"</em>. Un de ceux qui ont conservé intacte la foi des anciens âges et d’écouter. Il dira les origines bibliques de la légende, les étapes de la construction
    du Temple de Salomon, les péripéties de la vie d’Hiram et son assassinat final par trois mauvais compagnons. Il citera des noms, des faits, des dates. Aucune question ne l’embarrassera, car la
    relation traditionnelle, dont il sera l’interprète, est des plus précises. Inutile d’ajouter que ses dires, dont la sincérité sera absolue, ne seront appuyés par aucune preuve, qu’ils resteront
    donc peu vraisemblables et que le travail de l’historien, loin d’être terminé, après cette audition, commencera seulement avec elle.<br></span><br></strong><strong><span style=
    "font-family: arial; font-size: 10pt;"><a href="http://www.decitre.fr/livres/Le-Compagnonnage.aspx/9782865532247" target="_blank"><strong><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;">Martin
    Saint-Léon</span></strong></a> expose les légendes que possèdent les fédérations qui administrent les trois Rites du Compagnonnage&nbsp;: <em>"<a href=
    "http://www.fr.wikipedia.org/wiki/Compagnons_du_Devoir" target="_blank">les Compagnons du Devoir et de Liberté</a>", "<a href=
    "http://www.agora.qc.ca/Documents/Compagnonnage--Le_livre_du_compagnonnage__Les_enfants_de_Maitre_Jacques_par_Agricol_Perdiguier" target="_blank">les Enfants de Maître Jacques</a>", "<a href=
    "http://www.agora.qc.ca/Documents/Compagnonnage--Le_livre_du_compagnonnage__Les_Enfants_du_Pere_Soubise_par_Agricol_Perdiguier" target="_blank">les Enfants du Père Soubise</a>".</em> Chacun des
    trois Rites possède sa légende propre et prétend se rattacher à l’un de ces trois fondateurs&nbsp;: <em>Salomon, Maître Jacques, Soubise</em>. Et chaque légende possède elle-même des variantes,
    voire des versions différentes.</span></strong> <strong><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><a href=
    "http://www.agora.qc.ca/Documents/Compagnonnage--Le_livre_du_compagnonnage__Les_enfants_de_Maitre_Jacques_par_Agricol_Perdiguier" target="_blank"><strong><span style=
    "font-family: arial; font-size: 10pt;">Maître Jacques</span></strong></a>&nbsp;aurait été l’un des premiers maîtres artisans de Salomon et l’un des compagnons d’Hiram. Il aurait travaillé à la
    construction du Temple de Salomon et serait devenu le Maître des Tailleurs de Pierre, des Maçons et des Menuisiers. Le Temple achevé, il aurait quitté la Judée, en compagnie d’un autre Maître,
    Soubise, avec lequel il se brouilla. Soubise débarqua à Bordeaux et Maître Jacques à Marseille. La fin de l’histoire de Maître Jacques semble calquée sur le récit de la passion du Christ. Alors
    qu’il était en prière, l’un de ses disciples vint lui donner un baiser de paix. C’était le signal convenu pour cinq assassins qui le tuèrent de cinq coups de poignard. Soubise fut accusé d’avoir
    été l’instigateur de ce meurtre, ce qui fut longtemps la cause de la désunion entre les Compagnons des deux Rites. Mais cette accusation fut finalement estimée infondée et
    injuste.<br></span><br></strong><strong><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;">Une autre version de la légende veut, qu’au lieu d’avoir été un artisan contemporain de Salomon, Maître
    Jacques ait été tout simplement le même personnage que Jacques de Molay, dernier <a href="http://jean-francois.mangin.pagesperso-orange.fr/capetiens/capetiens_templiers.htm" target="_blank">Grand
    Maître des Templiers,</a> brûlé sur ordre de <a href="http://www.histoire-france.net/moyen/philippe-le-bel.html" target="_blank">Philippe le Bel</a>. <a href=
    "http://www.fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_de_Molay" target="_blank">Jacques de Molay</a>&nbsp;a très bien pu, dans le cadre des nombreuses constructions édifiées par les templiers, donner une
    règle aux ouvriers Maçons, Tailleurs de Pierre et constituer des sociétés de Compagnons. Cette version, à première vue moins invraisemblable que la précédente, ne repose toutefois sur aucun
    fondement historique. Car si l’existence d’une filiation entre les Templiers et le Compagnonnage, n’est pas impossible, force est de considérer que, même probable, elle demeure purement
    conjecturale.<br></span><br></strong><strong><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><a href=
    "http://www.agora.qc.ca/Documents/Compagnonnage--Le_livre_du_compagnonnage__Les_Enfants_du_Pere_Soubise_par_Agricol_Perdiguier" target="_blank"><strong><span style=
    "font-family: arial; font-size: 10pt;">La légende de Soubise</span></strong></a>&nbsp;est implicitement contenue dans la précédente. Soubise, architecte du Temple de Salomon, comme Maître
    Jacques, ami de celui-ci, serait devenu l’instigateur de son assassinat. Le fait est toutefois contesté. Mais d’après un autre récit, Soubise aurait été un moine bénédictin qui aurait vécu à la
    fin du XIIIème siècle. C’est sous le costume des moines bénédictins, qu’il est généralement représenté dans les Cayennes. Soubise aurait participé, avec Jacques de Molay, à la construction de la
    cathédrale d’Orléans. Le Compagnonnage aurait été fondé à cette époque et Soubise aurait survécu quelques années au Grand Maître des Templiers. Cette version, qui n’est pas impossible, reste
    également purement conjecturale.<br></span><br></strong><strong><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><a href="http://www.fr.wikipedia.org/wiki/Compagnons_du_Devoir" target=
    "_blank"><strong><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;">Les Compagnons du <em>"Devoir et de Liberté"</em></span></strong></a>&nbsp;, Enfants de Salomon, prétendent eux, que leur
    fondateur est le Roi Salomon lui-même. Et ils se réfèrent à une légende qui a pour point de départ un passage de La Bible (Premier Livre des Rois, Chapitres 5 &amp; 7)&nbsp;: <em>"Le roi Salomon
    envoya quérir Hiram de Tyr. C’était le fils d’une veuve de la tribu de Nephtali. Il était rempli de sagesse, d’intelligence, de science, pour faire toute œuvre en airain. Il vint donc chez le roi
    Salomon et fit ses ouvrages".</em> Rien, dans ce texte, ne permet de conclure à l’existence d’une association telle que le Compagnonnage au temps de Salomon… Mais la légende continue le récit
    biblique. Pour payer les ouvriers, en éliminant les intrus et les oisifs qui se mêlaient à eux, Hiram donna à chacun des ouvriers un mot de passe pour se faire reconnaître. Ainsi, chacun était
    payé selon son mérite et recevait, le moment venu, le mot de passe de son nouveau grade. Le Compagnonnage de Liberté était fondé.<br></span><br></strong><strong><span style=
    "font-family: arial; font-size: 10pt;">Une seconde légende se superpose à la première. Trois compagnons, Holem ou Hoben, Sterkin ou Skelem, et Hoterfut, furieux de s’être vus refuser la maîtrise,
    décidèrent de contraindre Hiram à leur donner le "mot" de maître ou de l’assassiner. Cette version constitue la trame du rituel maçonnique de l’élévation à la
    maîtrise.</span></strong><strong><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;">Le récit le plus connu et le plus complet de la légende se trouve dans le livre des <em>"Voyages en
    Orient",</em> de Gérard de Nerval<em>.</em> Il nous raconte <em>"l’histoire de la Reine du Matin et de Soliman Ben Daoud, Prince des génies"</em> (l’histoire de la Reine de Saba et de Salomon,
    fils de David)… Au fil des douze chapitres, d’<em>"Adoniram",</em> le premier, à <em>"Mac Benah",</em> le dernier, se révèle tout le symbolisme de la légende. Les trois mauvais compagnons y
    symbolisent l’ignorance, l’hypocrisie et le fanatisme. La recherche et la découverte du corps d’Hiram exaltent les trois vertus opposées, mais aussi la <em>liberté</em> et la <em>fidélité</em>,
    l’une portant l’autre, et qui sont les vertus de l’esprit. La <em>fidélité</em> est la lumière de l’esprit. Dès qu’on change ses idées d’après l’événement, l’intelligence n’est plus qu’une
    <em>"fille"</em>.<br></span><br></strong><strong><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: 10pt;">La signification de la légende<br></span></span><br></strong><strong><span style=
    "font-family: arial; font-size: 10pt;"><a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/1/80/87/99/SJB-2.jpg"><img height="300" width="170" src=
    "http://img.over-blog.com/170x300/1/80/87/99/SJB-2.jpg" alt="SJB-2.jpg" class="GcheTexte"></a>La légende d’Hiram, est pour le nouveau maître une invitation à réfléchir son propre portrait dans le
    miroir que lui propose la légende. Il essayera donc d'observer comment le miroir est construit en tant que lieu spéculaire des métamorphoses de son propre moi symbolique … Car cette légende est
    d’abord un recours à soi-même, où chacun est invité à trouver sa propre vérité. Et c’est bien là que se trouve sans doute le sens alchimique de la légende, si l’on veut bien voir dans l’alchimie
    la tentative de chaque individu pour découvrir sa propre vérité, son propre secret, pour trouver la connaissance suprême réservée à chaque itinéraire humain. Car qu’est-ce donc que l’Initiation,
    sinon la traversée de la vie humaine, avec ses joies et ses épreuves, à travers laquelle l’être humain met à nu, lentement, cette étincelle qui est en lui et qui, une fois révélée, éclaire
    l’univers et lui donne un sens&nbsp;?</span></strong><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><strong>On retrouve les acteurs de la légende au portail Nord de la cathédrale de Chartres
    où figurent David avec Salomon et la Reine de Saba ainsi que Zorobabel ... Salomon, constructeur, il y a trois mille ans, du premier temple, détruit en l’an 600 avant notre ère par Nabuchodonosor
    II. Près de lui, se trouve Zorobabel, architecte du second temple, embelli par Hérode et détruit par les romains, en l’an 70 de notre ère. Eséchiel, l’inventeur du <em>"troisième temple"</em>, a
    disparu du portail nord à la Révolution. Mais Saint Jean-Baptiste au même portail présente au passant l’emblème du troisième temple, la Jérusalem céleste, <em>"la Cité qui n’a besoin ni du
    soleil, ni de la lune pour l’éclairer, car l’agneau est son flambeau"</em>.<br></strong></span><em><br>
    <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><strong>"Ici, tout est symbole",</strong></span></em><strong><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;">&nbsp;cette affirmation, répétée
    au cours de la cérémonie d’initiation maçonnique est chargée de sens, parce qu’elle annonce la valeur de la démarche et la méthode de travail&nbsp;: la recherche du sens, au-delà de l’apparence.
    Après son apprentissage et son compagnonnage, le franc-maçon médite sur la passion d’Hiram. Et il apprend alors que les maîtres disposent pour se reconnaître d’un mot substitué à la
    <em>"parole"</em> qui a été perdue. La <em>"parole"</em> est perdue pour ceux qui croient avoir tout vu, tout dit et qui disent <em>"qu’il n’y a rien à voir".</em> La parole est effectivement
    perdue lorsqu’on n’est plus à même de produire une pensée nouvelle à propos des symboles. Ainsi la <em>"parole"</em> est-elle toujours à retrouver et sa quête exige une remise en question
    permanente de toutes nos certitudes antérieures. Muni du mot substitué, le Maître Maçon explore les paysages proposés par les rites. Mais le voyage initiatique ne peut être accompli que par celui
    qui ne se contente pas du mot substitué. La Maîtrise véritable exige l’essentiel. Encore faut-il garder un esprit critique et conserver un certain humour, afin de ne pas devenir un dévot béat qui
    attend une <em>"révélation"</em> de la part de ses maîtres. Ainsi, au départ, dès le commencement de la quête, il faut savoir que la <em>"parole"</em> ne pourra se dire. Elle sera montrée, sous
    l'égide de la rose, sortie d’une boite, sous forme d’initiales, qui sont le symbole du <em>"mot"</em> et non le <em>"mot"</em> lui-même, enfin retrouvé ...&nbsp;</span></strong>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000; font-size: 12pt;"><strong><em>2 - La suite de la légende</em></strong></span><br>
    <span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br></strong><strong><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: 10pt;"><a href=
    "http://www.francmaconnerie.ca/mar/historique_t.html" target="_blank"><strong><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: 10pt;">Le grade de Royale
    Arche</span></span></strong></a>&nbsp;</span></span><br>
    <br></strong> <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><strong>L'un des motifs qui provoqua, en 1750, la célèbre querelle maçonnique entre les <em>"Antients"</em> et les
    <em>"Modernes"</em> réside dans l’attitude des uns et des autres envers le grade de Royale Arche - <em>la Sainte Arche Royale de Jérusalem</em>. Les Anciens admettaient la pleine valeur de ce
    grade dont ils faisaient l’une des pièces maîtresses de l’édifice maçonnique et qu’ils pratiquaient réellement. Les modernes, par contre, refusaient officiellement de reconnaître ce grade, bien
    qu’ils fussent nombreux à le prendre et à s’y faire recevoir. Le schisme cessa en 1823, par la création de la Grande Loge Unie d’Angleterre dont l’article 2 de la déclaration préliminaire
    précisait que&nbsp;: <em>"la maçonnerie pure et ancienne consiste en trois degrés, sans plus, à savoir&nbsp;: Apprenti, Compagnon et Maître Maçon, y compris l’Ordre Suprême de la Sainte Arche
    Royale".</em>&nbsp;<br>
    <br></strong></span> <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><strong>Ce grade est-il de source opérative&nbsp;? Très probablement non. Est-il issu des degrés hiramiques, en constituant
    la seconde partie du grade de Maître&nbsp;? Rien ne prouve que les deux légendes du troisième degré et de l’Arche Royale aient jamais été associées dans un même cérémonial. Toutefois, les Anciens
    accusaient les modernes d’avoir mutilé le grade de Maître en l’amputant de sa seconde partie. Ce qui porte l’idée d’une maçonnerie en trois grades, le troisième étant reçu au cours de deux
    cérémonies distinctes …<br>
    <br></strong></span> <strong><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;">Les rituels du grade de Royale Arche&nbsp;<br></span><br></strong><span style=
    "font-family: arial; font-size: 10pt;"><strong>Les&nbsp;origines des rituels du grade de Royale Arche sont multiples et complexes. Le plus ancien rituel connu de ce grade date de 1760. Après la
    tenue du premier Grand Chapitre de Royale Arche en 1766, le développement des rituels se caractérise, sous l’influence semblerait-t-il de jésuites, par la substitution à la légende ancienne,
    solomonienne et hiramique, d’une nouvelle légende racontant la reconstruction du Temple par Zorobabel.<br>
    <br>
    L’enseignement historique du grade - qui présente des similitudes avec celui de Chevalier d’Orient du Rite Français - raconte que, <em>"lors de la reconstruction du temple, trois pèlerins
    inconnus s’étaient offerts pour déblayer les décombres de l’ancien édifice. Et comme le bruit courait que quelque chose d’important était enfouis sous les décombres, il leur avait été recommandé
    de prendre le plus grand soin pour réaliser leur travail. Au bout de quelques jours, ils avaient découvert, derrière un mur sonnant le creux, une voûte où ils avaient aperçu des tables, portant
    une partie des lois divines et un petit autel recouvert d’un voile. Ce voile soulevé leur avait permis de lire les noms des Maîtres qui avaient construit le premier temple, mais aussi le nom de
    l’Eternel - non pas celui qui est donné à l’ordinaire, mais un autre - qui était manifestement la parole perdue. Tous les Maîtres présents avaient dû prendre l’engagement de ne jamais révéler aux
    autres frères la parole retrouvée et de ne jamais la prononcer qu’en présence de deux autres Maîtres".</em>&nbsp;</strong></span><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><strong>Le
    grade de Royale Arche, tel qu’il prend corps en Angleterre à partir de 1766 affiche une marque chrétienne que l’on retrouve dans le rituel de Maître Parfait du Rite Ecossais Rectifié. Ceci
    suppose que dans les Loges qui pratiquaient le grade de Royale Arche, la légende de l’Ancien Testament soit interprétée d’un point de vue chrétien&nbsp;: celui de l’annonce de la reconstruction
    symbolique du troisième temple.<br>
    <br>
    Dans le rituel de 1765, les acteurs en sont les Maîtres Sublimes, Salomon, Hiram, Roi de Tyr et Hiram, l’architecte assassiné</strong></span><span style="font-family: arial;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong><em>. "Les Maîtres Sublimes demandent à Salomon de leur conférer le grade de Royale Arche. Salomon leur répond négativement, sachant qu’il a condamné une trappe dans le
    sanctuaire. Cette trappe mène à un souterrain qui donne accès à une voûte de neuf arches. Longtemps après, Salomon envoie trois intendants, Sublimes Ecossais, pour chercher les choses les plus
    précieuses dans les ruines du Temple (ce qui constitue une incohérence, le Temple de Salomon étant détruit plus de quatre cents ans après sa construction). L’un des intendants accroche sa pioche
    à un gros anneau fixé à une dalle. Il soulève la dalle - dont l’image se trouve sur le sautoir du 14ème grade du Rite Ecossais Ancien Accepté - et découvre le souterrain. Il lie une corde autour
    de sa taille et dit à ses compagnons qu’il tirera sur la corde pour demander qu’on le remonte. Il descend dans le trou - le souterrain serait donc bien au fond d’un puits. Il passe trois arches,
    tire trois fois la corde pour se faire remonter. Au cours d’une nouvelle tentative, il passe six arches, tire six fois la corde. Il redescend une nouvelle fois avec un flambeau et passe neuf
    arches. Un pan de mur se détache et il aperçoit une pierre triangulaire sur laquelle est écrit le mot sacré du grade de Royale Arche&nbsp;: JABULUM. Il fait le même signe que Salomon, lorsqu’il a
    refusé de leur conférer le grade de Royale Arche (Signe d’Admiration). Il met un genou en terre, une main dans le dos et l’autre pour se protéger de la lumière (Signe de Protection) et tire sur
    la corde pour se faire remonter. Revenu avec les autres intendants, il leur dit&nbsp;: "Jabulum est un bon maçon" et décide avec eux&nbsp;:-&nbsp;que le nouveau mot de passe sera "Je suis ce que
    je suis"…<br></em><br></strong></span></span><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Le symbolisme du grade de Royale Arche&nbsp;<br>
    <br>
    Les soirées privilégiées parfois vécues par les francs- maçons ne peuvent se produire que dans les Loges qui, au moyen d’un rituel, pratiquent l’art d’ouvrir une porte sur un monde <em>hors du
    temps</em> et sur un univers <em>sans limite</em>. Ce monde, à l’intérieur d’un Temple <em>orienté</em>, couvert de sa <em>voûte étoilée</em>, devient d’autant plus réel qu’il est imaginaire.
    Ainsi, par le moyen du Rite, le franc-maçon peut passer de la durée temporaire ordinaire au temps sacré. Le franc-maçon vit ainsi dans deux sortes de temps&nbsp;: le temps <em>profane</em> et le
    temps <em>sacré</em>, qui se présente sous l’aspect paradoxal d’un éternel présent mythique qu’il est possible de réintégrer par le Rite. Le thème de la recherche de la parole perdue s’inscrit
    naturellement dans cette démarche.</strong></span></span><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial;">&nbsp;Après son apprentissage et son compagnonnage, le
    franc-maçon médite sur le meurtre d’Hiram. Et il comprend que le mot que les Maîtres utilisent, pour se reconnaître, est un <em>Mot substitué</em>, dont ils portent les initiales sur leur tablier
    et que le but de la démarche est la recherche de la <em>Parole perdue</em> … Muni du mot substitué et afin de retrouver cette Parole, le Maître Maçon explore les paysages proposés par les rites.
    Le processus de l'initiation nous donc fait traverser des paysages, plus précisément des <em>structures</em> qui jalonnent la voie initiatique, qui n'est elle-même <em>qu'une expérience totale de
    la vie</em> …<br>
    <br>
    Au douzième degré du Rite Ecossais Ancien Accepté, le Maçon <em>redécouvre</em> que le Temple que chaque Maçon doit construire en lui-même, représente</span></span></strong><span style=
    "font-family: arial; font-size: 10pt;"><em><strong>l'édifice idéal que chacun de nous est appelé à réaliser et que le Temple de Jérusalem est une image de l'univers destiné à satisfaire notre
    raison, une conception philosophique traduisant, autant qu'il est possible, une approche de la Vérité.</strong></em></span><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><strong>Au XVlllème
    siècle, avant la structuration définitive de la Franc-maçonnerie spéculative, la prononciation du mot de maître est J&nbsp;H&nbsp;V&nbsp;H <em>(Jéhovah).</em> Tout se passe ensuite comme si tout
    le mythe d'Hiram consistait, dans un de ses aspects, à <em>supprimer cette invocation</em> pour <em>la remplacer par un mot substitué</em> qui sera le premier mot que l'on entendra et dont les
    significations vont de Mach Banach, Marrow in the Bone, Moabon enfin, qui deviendra le mot substitué du Rite Ecossais Ancien Accepté.<br>
    <br>
    Le sens profond du Rite Ecossais Ancien Accepté est le passage fondamental de l’Ancien au Nouveau Testament&nbsp;, où le tétragramme Chrétien I&nbsp;N&nbsp;R&nbsp;I se substitue au tétragramme
    hébraïque I&nbsp;H&nbsp;V&nbsp;H. Et toute la démarche ultérieure sera ciblée sur la découverte de la complémentarité de l’Ancien et du Nouveau Testament, l’un, symbolisé dans les grades
    vétéro-testamentaires par la formule&nbsp;: Amour de la Vérité et l’autre symbolisé par la référence au Nouveau Testament&nbsp;: Amour de l’Humanité, symbolisme que l’on retrouvera sur l'échelle
    mystérieuse du rituel du trentième grade du Rite Ecossais Ancien Accepté …</strong></span><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><strong>Certains diront&nbsp;: qu’importent les
    spéculations et les retours vers le passé à l’époque de la science, de la technique, de l’efficacité, de la raison… Les sceptiques et les agnostiques diront que la maçonnerie n’a que faire de
    dieu et des religions. Les croyants objecteront que leur foi leur suffit et s’en remettront à leur église, avec plus ou moins de confiance, pour s’occuper de leur dieu et du salut de leur âme.
    L’église, de son côté, parle de moins en moins, afin de ne pas effaroucher le client, l’important restant de maintenir, autant que possible, une influence fondée sur quelques principes d’ordre
    moral.<br>
    <br></strong></span> <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><strong>Quant aux francs-maçons, ils se présentent sous des visages bien divers, sans unité de doctrine ni d’action. Il
    existe, il est vrai, pour les trois premiers grades, un critère simple&nbsp;: celui de la régularité, qui garantit, dans l’ensemble, la reconnaissance de principes communs traditionnels. Et les
    choses deviennent encore plus claires lorsqu’on sait que la régularité doit s’apprécier sous deux aspects complémentaires&nbsp;: la régularité obédientielle et la régularité initiatique. Mais
    cette simplicité relative, qui concerne la franc-maçonnerie des grades symboliques, fait place à une réelle confusion lorsqu’il s’agit des "hauts" grades.</strong></span><span style=
    "font-family: arial; font-size: 10pt;"><strong>L’histoire de ces grades est fort complexe et l’on y trouve le meilleur, mais également, il faut en convenir, le pire. On s’aperçoit, de plus, qu’il
    n’existe, au regard des "hauts" grades, aucun critère de régularité, ni aucun pouvoir régulateur qualifié, même si le Rite Ecossais Ancien Accepté peut se prévaloir de regrouper, au niveau
    mondial, 90 pour 100 des maçons travaillant dans les Ateliers au delà du troisième grade. Peut-on d’ailleurs parler "du" Rite Ecossais Ancien Accepté, tant les pratiques en sont parfois
    différentes, et les formules constitutives laissées "ad libitum" de chaque Atelier&nbsp;?<br>
    <br></strong></span> <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial;">Il semblerait donc raisonnable d'accepter une constatation de départ aussi simple qu’évidente. La
    franc-maçonnerie est, à l’origine, une <em>initiation de Métier</em> et l’ésotérisme qu’elle met en œuvre est d’essence <em>judéo-chrétienne</em>. Partant de là, il convient de déterminer et de
    comprendre l’expression de cette essence judéo-chrétienne, d’en suivre le passage de la <em>maçonnerie opérative</em> de jadis à la <em>maçonnerie spéculative moderne</em>, puis de son évolution
    jusqu’à <em>la pratique actuelle</em>. Salomon, Hiram, Zorobabel, n’ont ni construit, ni rebâti le Temple… Ils nous ont légué son modèle, caché sous une image. Ils nous indiquent le chemin vers
    la Cité Idéale où il s’élèvera, dans l’harmonie. Il&nbsp;importe donc que les maçons de bonne foi, rejetant les idoles, mènent à bonne fin une pratique des "hauts" grades qui leur donne leur
    seule justification&nbsp;: aider, servir et honorer la Franc-maçonnerie symbolique, qui est la seule détentrice de toute l’initiation. Ainsi, la maçonnerie de Royale Arche pourrait-elle être
    considérée à juste titre comme la fondation et la clé de voûte de l’ensemble de l’édifice maçonnique. Dégagée de tout dogme, de toute attache cultuelle, considérée <em>non comme un grade</em>,
    mais comme <em>un complément et</em> <em>une explication</em> des grades symboliques, laissée à la libre interprétation de la conscience individuelle de chacun, elle montrerait ainsi
    l’importance, non pas tant religieuse, que <em>sacrée</em> de l’initiation maçonnique. Avec elle, s’éclairerait toute la signification à donner à la légende opérative et traditionnelle du Temple
    de Jérusalem ainsi que la haute portée de son enseignement initiatique selon lequel l’accomplissement du chemin de la connaissance rejoint la quête spirituelle de
    l’Amour.</span></span></strong></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial; color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><em><a href="http://www.jlturbet.net/article-28702526.html" target="_blank"><span style=
    "font-family: arial;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><em>Conférence de Roger Dachez</em></strong></span></span></a>&nbsp;<br>
    <br></em></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><em>La question des origines de la Franc-Maçonnerie occupe un statut particulier dans
    l'imaginaire maçonnique. Préoccupés par la transmission, certains franc-maçons ont dicté des règles et établirent des lois qui façonnèrent l'histoire de l'institution qui ressortit des
    "Constitutions d'Anderson". C'est ainsi que la Franc-Maçonnerie s'origina dans le Paradis Terrestre immémorial d'Adam et Eve et qu'elle fut transmise par les prophètes et les rois, accréditant la
    thèse selon laquelle la Grande Loge, apparue à Londres au XVIIIème siècle, n'était pas une "création" mais un "éveil", éveil s'inscrivant donc dans la continuité des bâtisseurs de cathédrales.
    Théorie qui connaît une rupture avec l'avènement de l'histoire moderne sur laquelle s'appuie, entre autre, la Franc-Maçonnerie spéculative qui tenta de "décortiquer" le mythe de la
    Franc-Maçonnerie opérative.<br>
    <br>
    Cet exposé tente de répondre aux deux questions suivantes: la Franc-Maçonnerie spéculative dérive-t-elle de la Franc-Maçonnerie opérative? L'Histoire peut-elle détruire le mythe? N'a-t-elle pas
    plutôt le pouvoir de le restituer dans sa dimension fondatrice et son sens réel ?<br>
    <br></em></strong></span></span>
  </p>
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                                                                              height="218" width="330" data=
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  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <br>
    <span style="color: #000000;"><strong>Les origines de la Franc-Maçonnerie spéculative</strong></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </div>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="color: #000000;"><em>Eusthènes 12 mars 2008&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000000;"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><span style="font-size: 8pt;">Maj 17 02 2011</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 10 Feb 2011 12:14:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">941e2209410cb43a7d23a104e2c3fdc2</guid>
                <category>Symbolisme</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-la-legende-d-hiram-67402292-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La légende des mages]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-la-legende-des-mages-65644318.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><strong>Les francs-maçons
    ont&nbsp;une filiation mythique, fondée symboliquement sur</strong> <a href="http://troispoints.over-blog.com/article-17462389.html" target="_blank"><strong>la légende
    d’Hiram</strong></a><strong>. Voici,</strong></span> <strong>dans son intégralité, la&nbsp;légende&nbsp;profondément ésotérique, qui constitue la trame du rituel du grade de <a title="null" href=
    "http://www.troispoints.info/article-17635847.html" target="_blank">Royal Arch</a>.</strong> <em>Source : La symbolique maçonnique de Jules Boucher - Annexe.</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000; font-size: 12pt;"><em><span lang="FR"><strong>Légende des trois mages qui ont visité la grande voûte</strong></span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000; font-size: 12pt;"><em><span lang="FR"><strong>et découvert le centre de l'idée</strong></span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;" lang="FR"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <div>
    <div class="clearfix" style="width: 180px;">
      <div class="deezercob">
        <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><a href="http://www.over-blog.com/"></a></strong></span>
        <div>
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                      <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><object type="application/x-shockwave-flash" height="236" width="180" data=
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    </div>
  </div>
  <p>
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Longtemps après la mort d'Hiram et de Salomon et de tous leurs contemporains, après
    que les armées de Nabuchodonosor eurent détruit le royaume de Juda, rasé la ville de Jérusalem, renversé le Temple, emmené en captivité la population non massacrée, alors que la montagne de Sion
    n'était plus qu'un désert aride où paissaient quelques maigres chèvres gardées par des Bédouins faméliques et pillards, un matin, trois voyageurs arrivèrent au pas lent de leurs chameaux.
    C'étaient des Mages, des Initiés de Babylone, membres du Sacerdoce Universel, qui venaient en pèlerinage et en exploration aux ruines de l'ancien sanctuaire. Après un frugal repas, les pèlerins
    se mirent à parcourir l'enceinte ravagée. L'écrasement des murs et les fûts des colonnes leur permirent de déterminer les limites du Temple. Ils se mirent ensuite à examiner les chapiteaux
    gisants à terre, à ramasser les pierres pour y découvrir des inscriptions ou des symboles.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Pendant qu'ils procédaient à cette exploration, sous un pan de mur renversé
    et au milieu des ronces, ils découvrirent une excavation. C'était un puits, situé à l'angle sud-est du Temple. Ils s'employèrent à déblayer l'orifice. Après quoi, l'un d'eux, le plus âgé, celui
    qui paraissait le chef, se couchant à plat ventre sur le bord, regarda dans l'intérieur. On était au milieu du jour, le Soleil brillait au zénith et ses rayons plongeaient presque verticalement
    dans le puits. Un objet brillant frappa&nbsp;les yeux du Mage. Il appela ses compagnons qui se placèrent dans la même position que lui et regardèrent. Evidemment, il y avait là un objet digne
    d'attention, sans doute un bijou sacré. Les trois pèlerins résolurent de s'en emparer. Ils dénouèrent leurs ceintures qu'ils avaient autour des reins, les attachèrent les unes au bout des autres
    et en jetèrent une extrémité dans le puits. Alors deux d'entre eux, s'arc-boutant se mirent en devoir de soutenir le poids de celui qui descendait. Celui-ci le Chef, empoignant la corde, disparut
    par l'orifice.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Pendant qu'il effectue sa descente, nous allons voir quel était l'objet qui
    avait attiré l'attention des pèlerins. Pour cela, nous devons remonter plusieurs siècles en arrière, jusqu'à la scène du meurtre d'Hiram. Quand le Maître eut, devant la porte de l'Orient, reçu le
    coup de pince du second des mauvais Compagnon, il s'enfuit pour gagner la porte du Sud ; mais tout en se précipitant il craignit, soit d'être poursuivi, soit - ainsi que cela devait arriver - de
    rencontrer un troisième mauvais Compagnon. Il enleva de son cou un bijou qui y était suspendu par une chaîne de soixante-dix-sept anneaux, et le jeta dans le puits qui s'ouvrait dans le Temple,
    au coin des côtés Est et Sud. Ce bijou était un Delta d'une palme de côté fait du plus pur métal, sur lequel Hiram, qui était un initié parfait, avait gravé le nom ineffable et qu'il portait sur
    lui, la face en dedans, le revers seul, exposé aux regards, ne montrant qu'une face unie. Pendant que, s'aidant des mains et des pieds, le Mage descendait dans la profondeur du puits, il constata
    que la paroi de celui-ci était divisée en zones ou anneaux faits en pierres de couleurs différentes d'une coudée environ de hauteur chacun. Quand il fut en bas, il compta ces zones et trouva
    qu'elles étaient au nombre de dix.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Il baissa alors son regard vers le sol, vit le bijou d'Hiram, le ramassa,
    le regarda et constata avec émotion qu'il portait inscrit le mot ineffable qu'il connaissait lui-même car il était, lui aussi, un initié parfait. Pour que ses compagnons qui n'avaient pas comme
    lui la plénitude de l'initiation, ne puissent le lire, il suspendit le bijou à son col par la chaînette, mettant la face en dedans, ainsi qu'avait fait le Maître. Il regarda ensuite autour de lui
    et constata, dans la muraille, l'existence d'une ouverture par laquelle un homme pouvait pénétrer. Il y entra, marchant a tâtons dans l'obscurité. Ses mains rencontrèrent une surface qu'au
    contact, il jugea être de bronze. Il recula alors, regagna le fond du puits, avertit ses compagnons pour qu'ils tiennent fermement la corde et remonta. En voyant le bijou qui ornait la poitrine
    de leur chef, les deux Mages s'inclinèrent devant lui ; ils devinèrent qu'il venait de subir une nouvelle initiation. Il leur dit ce qu'il avait vu, leur paria de la porte de bronze. Ils
    pensèrent qu'il devait y avoir là un mystère ; délibérèrent et résolurent de partir ensemble à la découverte.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Ils placèrent une extrémité de la corde faite des trois ceintures sur une
    pierre plate existant auprès du puits et sur laquelle on lisait encore le mot "Jakin". Ils roulèrent dessus un fût de colonne où l'on voyait le mot "Boaz", puis s'assurèrent qu'ainsi tenue la
    corde pouvait supporter le poids d'un homme. Deux d'entre eux firent ensuite du feu sacré à l'aide d'un bâtonnet de bois dur roulé entre les mains et tournant dans un trou fait dans un morceau de
    bois tendre. Quand le bois tendre fut allumé, ils soufflèrent dessus pour provoquer la flamme. Pendant ce temps, le troisième était allé prendre, dans les paquetages attachés en croupe des
    chameaux, trois torches de résine qu'ils avaient apportées pour écarter les animaux sauvages de leurs campements nocturnes. Les torches furent successivement approchées du bois enflammé et
    s'enflammèrent elles-mêmes au feu sacré. Chaque Mage, tenant sa torche d'une main, se laissa glisser le long de la corde jusqu'au fond du puits. Une fois là, ils s'enfoncèrent, sous la conduite
    de leur chef dans le couloir menant à la porte de bronze. Arrivés devant celle-ci le vieux Mage l'examina attentivement à la lueur de sa torche. Il constata dans le milieu, l'existence d'un
    ornement en relief ayant la forme d'une couronne royale, autour de laquelle était un cercle composé de points au nombre de vingt-deux.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Le Mage s'absorba dans une méditation profonde, puis il prononça le mot
    "Malkuth" et soudain la porte s'ouvrit. Les explorateurs se trouvèrent alors devant&nbsp; un escalier qui s'enfonçait dans le sol. Ils s'y engagèrent, la torche toujours à la main en comptant les
    marches. Quand ils en eurent descendu trois, ils rencontrèrent un palier triangulaire, sur le côte gauche duquel commençait un nouvel escalier. Ils s'y engagèrent et, après cinq marches, ils
    trouvèrent un nouveau palier de même forme et mêmes dimensions. Cette fois, l'escalier continuait du côté droit et se composait de sept marches. Ayant franchi un troisième palier, ils
    descendirent neuf marches et se trouvèrent devant une deuxième porte de bronze. Le vieux Mage l'examina comme la précédente, et constata l'existence d'un autre ornement en relief représentant une
    pierre d'angle, entourée aussi d'un cercle de vingt-deux points. Il prononça le mot "Iésod" et la porte s'ouvrit à son tour. Les Mages entrèrent dans une vaste salle voûtée et circulaire, dont la
    paroi était ornée de neuf fortes nervures partant du sol et se rencontrant en un point central du sommet. Ils l'examinèrent à la lueur de leurs torches, en firent le tour pour voir s'il n'y avait
    pas d'autres issues que celle par laquelle ils étaient entrés. Ils n'en trouvèrent point et songèrent à se retirer ; mais leur chef revint sur ses pas, examina les nervures les unes après les
    autres, chercha un point de repère, compta les nervures et soudain il appela.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Dans un coin obscur il avait découvert une nouvelle porte de bronze.
    Celle-là portait comme symbole un Soleil rayonnant, toujours inscrit dans un cercle de vingt-deux points. Le chef des Mages ayant prononcé le mot "Nefzah", elle s'ouvrit encore et donna accès
    dans une deuxième salle. Successivement, les explorateurs franchirent cinq autres portes également dissimulées et passèrent dans de nouvelles cryptes. Sur l'une de ces portes, il y avait une Lune
    resplendissante, une tête de lion, une courbe molle et gracieuse, une règle, un rouleau de la loi, un œil et enfin, une couronne royale. Les mots prononcés furent successivement "Hod",
    "Tiphereth", "Chesed", "Geburah", "Chochmah", "Binah" et "Kether". Quand ils entrèrent dans la neuvième voûte, les Mages s'arrêtèrent surpris, éblouis, effrayés. Celle-là n'était point plongée
    dans l'obscurité. Elle était, au contraire, brillamment éclairée. Dans le milieu étaient placés trois lampadaires d'une hauteur de onze coudées, ayant chacun trois branches. Les lampes, qui
    brûlaient depuis des siècles, dont la destruction du royaume de Juda, le rasement de Jérusalem et l'écroulement du Temple n'avaient pas entraîné l'extinction, brillaient d'un vif éclat,
    illuminant d'une lumière à la fois douce et intense tous les recoins et tous les détails de la merveilleuse architecture de cette voûte sans pareille taillée à même le roc.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Les pèlerins éteignirent leurs torches dont ils n'avaient plus besoin, les
    déposèrent près de la porte, ôtèrent leurs chaussures et rajustèrent leurs coiffures comme dans un lieu saint, puis ils s'avancèrent en s'inclinant neuf fois vers les lampadaires. A la base du
    triangle formé par les lampadaires, se trouvait un autel de marbre blanc cubique de deux coudées de haut. Sur la face supérieure de l'autel, étaient gravés à l'or pur, les outils de la
    Maçonnerie　: la Règle, le Compas, l'Equerre, le Niveau, la Truelle, le Maillet. Sur la face latérale gauche, on voyait les figures géométriques : le Triangle, le Carré, l'Etoile à cinq branches,
    le Cube. Sur la face latérale droite, on lisait les nombres : 27, 125, 343, 729, 1331. Enfin, sur la face arrière, était représenté l'Acacia symbolique. Sur l'autel était posée une pierre d'agate
    de trois palmes de côté. Au dessus, on pouvait y lire, écrit en lettres d'or, le mot "Adonaï". Les deux Mages, s'inclinèrent, pour vénérer le nom de Dieu ; mais leur chef, relevant au contraire
    la tête, leur dit : "II est temps pour vous de recevoir le dernier enseignement qui fera de vous des Initiés parfaits. Ce nom n'est qu'un vain symbole qui n'exprime pas réellement l'idée de la
    Conception Suprême". II prit alors à deux mains la pierre d'agate, se retourna vers ses disciples en leur disant : "Regardez, la Conception Suprême, la voilà … Vous êtes au Centre de l'idée". Les
    disciples épelèrent les lettres lod, Hé, Vau, Hé et ouvrirent la bouche pour prononcer le mot, mais il leur cria : "Silence ! c'est le mot ineffable qui ne doit jamais être prononcé". II reposa
    ensuite la pierre d'agate sur l'autel, prit sur sa poitrine le bijou du Maître Hiram et leur montra que les mêmes signes s'y trouvaient gravés.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>"Apprenez maintenant, leur dit-il, que ce n'est pas Salomon qui fit creuser
    cette voûte hypogée, ni construire les huit qui la précèdent, pas plus qu'il n'y cacha la pierre d'agate. La pierre fut placée par Henoch, le premier de tous les Initiés. l'Initié Initiant, qui
    ne mourut point, mais qui survit dans tous ses fils spirituels. Henoch vécut longtemps avant Salomon, avant même le déluge. On ne sait à quelle époque furent bâties les huit premières voûtes et
    celle-ci creusée à même le roc". Cependant, les nouveaux grands Initiés détournèrent leur attention de l'autel et de la pierre d'agate, et regardèrent le plafond de la Salle qui se perdait à une
    hauteur prodigieuse. Ils parcoururent la vaste nef où leurs voix éveillaient des échos répétés. Ils arrivèrent ainsi devant une porte, soigneusement dissimulée et sur laquelle le symbole était un
    vase brisé. Ils appelèrent leur Maître et lui dirent　: "Ouvre-nous encore cette porte, il doit y avoir un nouveau mystère derrière — Non, leur répondit-il, il ne faut point ouvrir cette porte. Il
    y a là un mystère, mais c'est un mystère terrible, un mystère de mort. — Oh, tu veux nous cacher quelque chose, le réserver pour toi ; mais nous voulons tout savoir, nous l'ouvrirons donc
    nous-mêmes".</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Ils se mirent alors à prononcer tous les mots qu'ils avaient entendus de la
    bouche de leur Maître ; puis comme ces mots ne produisaient aucun effet, ils dirent tous ceux qui leur passèrent par l'esprit. Ils allaient renoncer, quand l'un d'eux dit enfin : "Nous ne pouvons
    cependant pas continuer à l'infini". Et sur ce mot　: "En Soph", la porte s'ouvrit violemment, les deux imprudents furent renversés sur le sol, une tornade s'engouffra sous la voûte, éteignant les
    lampes magiques. Le Maître se précipita sur la porte, s'y arc-bouta, appela ses disciples à l'aide. Ils accoururent, s'arc-boutèrent avec lui, et leurs efforts réunis, parvinrent enfin à refermer
    la porte. Mais les lumières ne se rallumèrent pas. Les Mages, plongés dans les ténèbres les plus profondes se rallièrent à la voix de leur Maître qui leur dit : "Hélas, cet événement terrible
    était à prévoir. Il était écrit que vous commettriez cette imprudence. Nous voici en grand danger de périr dans ces lieux souterrains ignorés des hommes. Essayons cependant d'en sortir, de
    traverser les huit voûtes et d'arriver au puits par lequel nous sommes descendus. Nous allons nous prendre par la main et nous marcherons jusqu'à ce que nous retrouvions la porte de sortie. Nous
    recommencerons dans toutes les salles jusqu'à ce que nous soyons arrivés au pied de l'escalier de vingt-quatre marches. Espérons que nous y parviendrons". Ils firent ainsi
    …</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Ils passèrent des heures d'angoisse, mais ils ne désespérèrent point. Ils
    arrivèrent enfin au pied de l'escalier de vingt-quatre marches. Ils le gravirent en comptant 9, 7, 5 et 3 et se retrouvèrent au fond du puits. Il était minuit, les étoiles brillaient au firmament
    ; la corde des ceintures pendait encore. Avant de laisser remonter ses Compagnons, le Maître leur montra le cercle découpé dans le ciel par la bouche du puits et leur dit : "Les dix cercles que
    nous avons vus en descendant représentaient aussi les voûtes ou arches de l'escalier ; la dernière correspond au nombre onze, celle d'où a soufflé le vent du désastre, c'est le ciel infini avec
    les luminaires hors de notre portée qui le peuplent". Les trois Initiés regagnèrent l'enceinte du Temple en ruines ; ils roulèrent de nouveau le fût de colonne sans y voir le mot "Boaz". Ils
    détachèrent leurs ceintures, s'en enveloppèrent, se mirent en selle. Puis, sans prononcer une parole, plongés dans une profonde méditation sous le ciel étoilé, au milieu du silence de la nuit,
    ils s'éloignèrent au pas lent de leurs chameaux, dans la direction de Babylone.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="color: #000000;"><em>Eusthènes&nbsp; 6 février 2011&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000; font-size: 8pt;">MAJ 04 02 2011</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 06 Feb 2011 05:34:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9f6682dbcabb2b25005fe3c0af93f644</guid>
                <category>Symbolisme</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-la-legende-des-mages-65644318-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Origines alchimiques du cabinet de réflexion - 1]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-origines-alchimiques-du-cabinet-de-reflexion-1-65140563.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000; font-size: 12pt;"><strong><span lang="FR">1 - Newton l'Alchimiste</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">La première chose que le profane découvre de la Franc-Maçonnerie, et de sa
    symbolique, c'est le <a title="null" href="http://www.troispoints.info/article-25399703.html" target="_blank">Cabinet de Réflexion</a>. Vous vous souvenez, quel endroit étrange ! Les impressions
    d’initiation montrent que le passage dans ce lieu ne laisse pas indifférent. L’expérience est forte : l’impétrant est laissé, là, seul dans ce cabinet noir, aux murs recouverts de symboles, de
    signes, de sentences, d’acronymes. Selon sa culture, il relie des signes entre eux, il leur attribue un semblant de sens, d’autres lui sont totalement étrangers. Quand on vient le chercher,
    l’impétrant quitte l’endroit avec soulagement. Le rituel d’initiation lui donnera quelques bribes d’explication. Plus tard, le <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Oswald_Wirth" target=
    "_blank"><em>Wirth</em></a></em>&nbsp;et le <em><a href="http://www.franc-macon.net/contrib.asp?M=15" target="_blank">Boucher</a>&nbsp;</em>, ces manuels du parfait petit Maçon, jetteront
    quelques lueurs dans la caverne. Il apprend alors que la symbolique du Cabinet de Réflexion s’inspire de <em>l’Alchimie</em>, aïe, c’est quoi ce truc ! mais ne t’en fais pas ! cette Alchimie est
    spirituelle ! Bon, alors là ça va ...</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Rassuré ! ... puis emporté par la vie maçonnique et l’attrait du rituel, il
    n’aura plus&nbsp;- ou guère - l’occasion de revenir rêver, méditer sur l’ensemble de ces hiéroglyphes, inscrits dans la nuit de la crypte primordiale. Signes, symboles et maximes qui sont
    pourtant les pierres de fondation de l’édifice maçonnique, retourneront à l’ombre et au silence. Voire, à l’oubli. Pourtant, cette crypte a été installée, ici, par des maçons, très éclairés, et
    ce qu’ils ont mis là, c’est le <em>pilier</em> d’une connaissance qui se perd dans la nuit des temps. <em>Pilier</em> en arabe se dit <em>arkhane</em>, qui a donné en français notre mot
    <em>arcane</em>. Ce pilier est donc par définition, un secret. Oui, la symbolique du Cabinet de Réflexion est délibérément alchimique. Pourquoi ? Qui étaient ces hommes, ces Maçons, qui,
    intentionnellement et charitablement, nous ont offert ces premiers outils de Connaissance ? En parlant d’eux, de ce qui les portaient, de ce qui les animaient, peut-être comprendrons-nous
    l’héritage inconcevable qu’ils ont bien voulu nous laisser. A chacun d’entre nous, ensuite, le soin de reconsidérer cette symbolique au regard de ce panorama que je vais essayer de&nbsp;dresser,
    d’en appréhender le sens, d’en apprécier la richesse, d’en mesurer l’étendue.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">On le sait tous, mais petit mémento : la Franc-Maçonnerie spéculative a été
    créée entre 1700 et 1717 à l’initiative de Newton et de ses amis de la <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Royal_Society" target="_blank"><em>Royal Society</em></a>.</em> 1723 : le texte
    des <a href="http://www.franc-maconnerie.org/menu-gauche/histoire-fm/constitutions-a.htm" target="_blank">Constitutions d’Anderson</a> unifie les pratiques des loges en matière de rituel et
    d’initiation et cette parution signe la reconnaissance officielle de la Franc-Maçonnerie. Nous connaissons notre catéchisme historique. Ce que nous connaissons moins, peut-être, est que cette
    Franc-Maçonnerie naissante est une résurgence de courants combinés de pensées philosophiques et ésotériques, de projets sociaux et scientifiques, … courants qui ont parcouru plus ou moins
    souterrainement l’Europe et la Grande Bretagne du siècle précédent.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">La Rose-Croix</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">L’un des courants de pensée qui aura une très grande influence auprès des
    érudits du XVIIème siècle est celui de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rose-Croix" target="_blank">la Rose Croix</a>. On a souvent évoqué les relations entre la Rose-Croix et la
    Franc-Maçonnerie, les deux mouvements se sont épanouis, l’un <em>parallèlement</em> à l’autre, l’un <em>avec</em> l’autre. Notre rituel évoque à plusieurs reprises notre filiation avec (je le
    cite) "<em>nos illustres fondateurs, les mystérieux Rose-Croix".</em> <a href="http://www.memphismisraim.fr/spip.php?rubrique3" target="_blank">Le rite de Memphis-Misraïm</a> se réclame
    ouvertement de cette parenté. Qu’est-ce que la Rose-Croix ? Le sujet est complexe, je vais malgré tout faire court. Que certains d’entre nous, qui connaissent bien le sujet, me soient indulgents.
    La Rose-Croix est une fraternité hermétiste chrétienne qui apparaît au grand jour au début du XVIIème siècle avec la parution de deux manifestes publiés en Allemagne : la <em>Fama</em> et la
    <em>Confessio Fraternitatis.</em> Dans une période de tensions exacerbées, ces manifestes sont d’abord des projets de réformes sociales, intellectuelles et religieuses, adressés non pas aux
    églises, mais (je cite) " <em>aux savants de l'Europe</em> ". Ils sont suivis en 1615 d’un 3ème texte : <em><a href="http://sites.google.com/site/grandoeuvre/les-noces-chimiques" target=
    "_blank"><em>Les Noces Chymiques</em></a>&nbsp;de <a href="http://pierrephilosopha.canalblog.com/tag/Christian%20Rosenkreutz" target="_blank">Christian Rosenkreutz</a></em>, un texte allégorique,
    poétique, satirique dans la tradition des grands textes alchimiques.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Pour les rosicruciens, l’Alchimie est la science par excellence pour
    connaître les mystères de la Nature, divine par essence. Les manifestes rosicruciens ont très vite un retentissement considérable, et, bien sûr, les églises réagissent en les accusant
    d'imposture, de sorcellerie ou d'hérésie. Vainement, car cette Fraternité exprime des aspirations spirituelles profondes, et l'Ordre se constitue, de manière informelle, autour des esprits
    brillants. En fait il semble que l’ésotérisme rosicrucien <em>est</em> la philosophie de presque tous les gens qui pensent à cette époque. Voyons qui sont ces hommes, ces érudits qui, dans
    l’Angleterre du XVIIème siècle, vont se trouver au confluent de la Rose-Croix, de la science expérimentale, de la <em>Royal Society</em> et de la Franc-Maçonnerie. Il est impossible de présenter
    ici individuellement ces personnages-clés, essentiels, incontournables ! qui, de 1630 à 1660 (année de création de la <em>Royal Society</em>) ont été les porteurs de ces idées. Je ne parlerai que
    de leur philosophie commune. Que ces illustres personnages, (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Moray" target="_blank">Robert Moray</a>, <a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Elias_Ashmole" target="_blank">Ashmole</a>, Thomas Vaugham, Hartlib, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Boyle" target="_blank">R. Boyle</a>, Corménius, et
    bien d’autres…) pour qui j’ai une énorme admiration, me pardonnent de les rejeter dans l’ombre, d’où j’ai eu la velléité de les sortir. Gardons en mémoire cependant que chacun de ces érudits
    apporte avec lui une pierre de notre édifice maçonnique.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Un humanisme universaliste</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Certains d’entre eux sont les premiers maçons spéculatifs reçus par la
    Franc-Maçonnerie opérative, la maçonnerie du Métier. Et cela dès 1641… Ce sont d’immenses érudits convaincus et imprégnés à des degrés divers de la philosophie hermétique des Rose-Croix. Certains
    sont convaincus qu’il faut chercher dans le passé lointain les vestiges d’un âge d’or où l’homme aurait vécu dans une harmonie perdue entre la Terre et le Ciel. Ils prônent la religion noachite,
    celle que pratiquait Noé, primordiale, universelle, naturelle et sans dogme. Ce sont des scientifiques qui ont une utopie, celle de créer une <em>" société destinée à la promotion des sciences de
    la nature "</em>. C’est ce qu’ils feront avec la création en 1645, d’une société savante, discrète, le <em>collège invisible</em>, groupe de scientifiques, précurseur de la <em>Royal
    Society</em>, fondée 5 ans plus tard. Par leur désir de partager leurs recherches, ils sont au centre d'un vaste réseau de contacts et de discussions dont le but est de promouvoir la connaissance
    et l'échange d'informations à travers l'Europe. Ils ont pour objectif d’ "<em>enregistrer tout le savoir humain et le mettre à la disposition de tous pour l'éducation de l'humanité"</em>. La
    chimie ne s’est pas encore détachée de l’alchimie. Les scientifiques sont donc des alchimistes, mais qui rejettent les discours mystico-ésotériques dans lesquels l’Alchimie s’est enferrée, ils
    vont faire basculer cette discipline dans le champ de la science purement expérimentale.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR"><a href="http://ours.courageux.pagesperso-orange.fr/newton.htm" target=
    "_blank"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Newton l’alchimiste</span></strong></a></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR"><a href="http://chrysopee.pagesperso-orange.fr/" target=
    "_blank"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Alchimie</span></strong></a>, Rose-Croix, Franc-Maçonnerie, sciences expérimentales, <em>Royal
    Society</em> : tous les chemins semblent converger vers un homme qui, à la fin du siècle, va être le réceptacle de toute cette philosophie universaliste, qui va aussi en être le génial promoteur.
    Je veux parler de Newton. Il est temps de parler un peu du bonhomme Isaac. Si je me suis attardé, à peine ! sur les grands personnages qui l’ont précédé, c’est parce que Newton occupe une telle
    place dans le paysage scientifique - et pour nous, dans le paysage maçonnique - que son génie les a occultés et qu’ils se sont éclipsés dans son ombre. On connaît la valeur et la portée de ses
    découvertes scientifiques, des bibliothèques entières leur sont consacrées… Passons. Par contre, ce qui commence à être mis en lumière, c’est la vraie nature des travaux de Newton. Avant d’être
    ce scientifique connu et reconnu, Newton est un alchimiste ignoré, mais authentique, dont les recherches, celles relatives à l’attraction universelle, et à celles de la nature de la lumière,
    plongent leurs fondements dans sa pratique alchimique. Soixante pour cent de ses écrits sont liés à l'Alchimie. Sa culture est immense dans ce domaine, il recopie lui-même tous les livres
    d’alchimie, les annote, les commentent. Les expérimente.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Pendant 30 ans, il éprouve au laboratoire la réalité du travail alchimique.
    Il met en évidence ce <em>Feu de Nature</em> tant recherché des alchimistes, "<em>lumière</em> (je le cite) <em>venant de la Lumière, portée sur les ailes de l’Esprit universel"</em>, il observe
    que ce <em>Spiritus Mundi</em>, cet Esprit universel, informe et relie toute chose en notre monde manifesté. Il vérifie dans le creuset la force d’attraction de cet Esprit.</span></strong></span>
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR"><span lang="FR">Newton consacre l’essentiel de sa vie à chercher les
    messages cachés secrets dans la Nature, dans la construction du Temple de Salomon (il connaît ses classiques, il a lu Bacon qui propose, en 1620, la création d’un ordre scientifique, chargé de
    pénétrer les mystères de la Nature　: il l’appellera "<em>la Société du Temple de Salomon</em>". Ca dit quelque chose aux francs-maçons que nous sommes　! En fouillant dans le passé lointain des
    éléments oubliés d’un vrai savoir, il est à la recherche de la <em>Parole perdue</em>, pour reprendre le titre du livre d’Alchimie de Bernard Trévisan, qu’il connaît par cœur, comme il connaît
    par cœur ceux de Nicolas Flamel ou de Basile Valentin… dont l’ouvrage "<em>Les 12 clés de la Philosophie</em>" livrera la plupart des symboles alchimiques du Cabiner de réflexion, notamment
    l’acronyme V.I.T.R.I.O.L.</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">1703. Newton devient le 13ème Président de la <em>Royal Society</em>. Cela
    pour un mandat de 25 ans. Il est au faîte de sa gloire. Le moment est venu de l’apparition d’une Franc-Maçonnerie, différente de la maçonnerie opérative, une maçonnerie fille de la recherche et
    du doute, de l’alchimie et de l’hermétisme, de la théologie et de la tolérance. <em>Royal Society</em> et Franc-Maçonnerie sont étroitement liées dans le projet : en 1723, année de la
    Constitution, 40 membres de la <em>Royal Society</em> sur 300 sont déjà membres de la Franc-Maçonnerie. Désaguliers apparaît comme le promoteur de cette nouvelle maçonnerie spéculative. Mais
    <a href="http://www.fraternite-caraibe.org/article.php3?id_article=34" target="_blank">Désaguliers</a> n’est pas Newton. Désaguliers réussit le prodige de faire de la Franc-Maçonnerie, - à
    l’origine rosicrucienne, hermétiste, alchimiste et scientiste, - de faire donc de la Franc-Maçonnerie, le fer de lance de la philosophie naturelle de Newton. Oui, mais sans la totalité des
    rouages. Par exemple l’Alchimie ne fait plus partie du programme. Ce que déplore le pseudo-Philalèthe qui déclare en mars 1721 : "<em>L’objet des voeux et des désirs des maçons n’est autre que
    l’Alchimie, sujet de l’éternelle contemplation des Sages".</em> Presque une revendication. On imagine combien le débat en loges sur les orientations de ce nouvel ordre a dû être houleux … Sortie
    de l’ombre, la maçonnerie s’ouvre alors au plus grand nombre. Au début, avec deux grades, sur le modèle de la Franc-Maçonnerie opérative : <em>apprenti</em> et <em>compagnon</em>. Le grade de
    <em>maître</em> sera installé autour de 1725. Son <em>invention</em> est manifestement intentionnelle, mais elle rencontre quelques résistances pour s’imposer. Le Cabinet de Réflexion, quant à
    lui, ne fait pas encore partie du package. Il semble qu’il ait été installé plus tard, vers 1750. Par qui ? Dans quel but ? C’est que nous allons essayer de voir.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Deux directions</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Nous avons souligné la fraternité de pensée qui unit à l’origine Rose-Croix
    et la Franc-Maçonnerie. Plus qu’une co-existence, il s’agit d’une co-essence. C’est dire que tous ne partagent pas l’orientation politico-philosophique prise par la Franc-Maçonnerie naissante. Le
    projet social l’emporte peu à peu sur le projet ésotérique. Pourtant, pour les humanistes universalistes du 17ème, l’Alchimie était <em>le</em> coeur de leurs recherches. Certains travaillaient
    eux-mêmes au fourneau, d’autres entretenaient des laboratoires. Ils publiaient des traités sur le sujet. <em>"Les R+C, nos mystérieux fondateurs"</em> estimaient qu’elle avait un rôle crucial à
    jouer dans la recherche de nouvelles connaissances. Pour eux, alchimie, Rose-Croix et Franc-Maçonnerie ne pouvaient être désunis. Pourquoi ? Parce que les résultats pratiques allaient d’abord
    servir au bien-être de l’humanité. Mais aussi parce qu’ils estimaient, - et ce point est extrêmement important - ils estimaient que la Création est comme une séparation chimique, de nature
    divine. Si l’acte de création peut être compris sur le mode chimique, l’alchimie est la clef de toute la nature, la clef de toute relation entre macrocosme et microcosme. Pratiquer l’alchimie,
    c’est pénétrer l’oeuvre de Dieu.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">La question est celle de la réalité fondamentale de l’Univers. On retrouve
    derrière cette question, le <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/All%C3%A9gorie_de_la_caverne" target="_blank"><em>mythe de la Caverne</em></a></em>, de <a href=
    "http://www.philonet.fr/auteurs/Platon.html" target="_blank">Platon</a>. Vous vous souvenez : l’homme n’a pas l’expérience de la réalité ou de l’essence des choses, mais il n’en perçoit que les
    ombres. Les Rose-Croix, <em>"nos mystérieux fondateurs"</em> pensaient qu’il <em>est</em> possible de sortir de la Caverne vers la lumière - cela réellement ! non pas symboliquement - et de faire
    l’expérience à un degré quelconque de la véritable nature de la réalité. Comment ? Par la pratique de l’alchimie.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="color: #000000;"><em>Antoine, 17 janvier 2011&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em>&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Lire la suite :</span></strong></span> <span style="color: #000000;"><em><strong><span style=
    "color: #000000;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><strong><a href=
    "http://www.troispoints.info/article-origines-alchimiques-du-cabinet-de-reflexion-2-65139636.html"><span style="color: #000000;"><em><strong><span style="color: #000000;"><em><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><strong>Le secret des
    secrets</strong></span></em></span></strong></em></span>&nbsp;</a></strong></span></em></span></strong></em></span><span style="color: #000000;"><em><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><span style=
    "font-size: 8pt;">&nbsp;</span></span></strong></span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><span style="font-size: 8pt;">Maj&nbsp; 03 02 2011</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 25 Jan 2011 23:15:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">27b55c0f7a6d3dd3b2d8c99b3cea018d</guid>
                <category>Symbolisme</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-origines-alchimiques-du-cabinet-de-reflexion-1-65140563-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Origines alchimiques du cabinet de réflexion - 2]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-origines-alchimiques-du-cabinet-de-reflexion-2-65139636.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;" lang="FR"><strong>2 - Le secret des secrets</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;" lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Faire</span></strong> <strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">émerger la lumière</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">La Rose-Croix refait alors surface avec la parution en 1710 d’un ouvrage
    intitulé <em>"La vraie et parfaite préparation de la pierre philosophale par la Fraternité de la Rose-Croix d’Or".</em> Comme son titre l’indique, il s’agit d’un traité d’Alchimie. D’Alchimie
    opérative. On peut se poser la question de savoir pourquoi la Fraternité rosicrucienne - avec son nouvel intitulé <em>"de la Rose-Croix d’Or"</em> - émerge dans le paysage à ce moment précis.
    Est-ce un hasard ? Certainement pas. L’objectif de la Fraternité, ouvertement exprimé, rappelle d’abord le syncrétisme de nature qui existe entre l’alchimie, la religion noachite, et le
    rosicrucianisme originel. Il s’agit ensuite (je les cite) de <em>"faire émerger les forces cachés de la nature, de faire briller sa lumière qui a été profondément enterrée, et, par cette voie, de
    procurer une lumière intérieure à chaque frère par laquelle il pourra voir le Dieu invisible et devenir plus proche de lui avec la source originel de la lumière".</em> La pratique de l’alchimie,
    (comme on le voit, très enracinée dans la tradition gnostique), est la règle : le membre de la Fraternité doit avoir un laboratoire et y travailler assidûment.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">L’émergence spirituelle doit se faire <em>avec et conjointement</em> de
    celle de la matière première que l’alchimiste élève à un état supérieur. Telle est la clé, telle est la règle, déjà édictée 150 ans auparavant, par cet avertissement tiré des <em>Noces
    Chymiques</em>&nbsp;- (je cite) : <em>"Prends garde à toi ; Examine-toi toi-même ; Si tu ne t’es pas purifié assidûment, Les noces chymiques te feront dommage".</em> Le texte des <em>Noces
    Chymiques</em> s’inscrit dans la grande lignée des alchimistes allemands, tels Basile Valentin, Naxagoras et le plus grand d’entre eux, Paracelse, qui déjà affirmait : <em>"Nul ne transmute
    aucune matière s’il ne se transmute lui-même</em> ". On ne peut mieux exprimer la corrélation de nature entre le <em>connais-toi toi-même</em> et la libération de la lumière emprisonnée dans la
    matière. La Lumière, - le Spiritus Mundi, l’Esprit-Saint, l’Esprit universel - quel que soit le nom qu’on lui donne, informe la matière sous la forme des trois principes : le <em>soufre</em>, le
    <em>sel</em> et le <em>mercure</em>.</span></strong> <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Et c’est dans cette co-émergence vers la lumière, de
    l’homme <em>et</em> de la matière, que l’acronyme de Basile Valentin, <em>V.I.T.R.I.O.L</em>., trouve toute sa place en face de <em>"Connais-toi toi-même". Alchimie, caverne, émergence à la
    lumière, "connais-toi toi-même", V.I.T.R.I.O.L., soufre-sel-mercure</em> … Avant même l’installation du Cabinet de Réflexion, les fondements de sa symbolique sont déjà
    présents.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Le Secret des Secrets</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Mais dès le début de la Franc-Maçonnerie de Désaguliers, l’Alchimie perd
    son caractère opératif. Pourquoi ? Parce que - et ce n’est pas la faute de Désaguliers - paradoxalement en glissant dans le domaine de la science purement expérimentale, elle devient mécaniste.
    Elle accouche alors de ce qui va devenir la <em>chimie</em>, dont on sait aujourd’hui l’incroyable destin. Mais en ne s’occupant que des interactions mécaniques entre les corps (les corps, ce
    sont les éléments corpusculaires, les atomes : O, H, He, Fe, etc), elle perd son âme. Elle perd ce qu’avait touché du doigt le Newton alchimiste. Il avait compris, lui, que la matière première de
    l’alchimiste n’est pas un corps végétal, minéral ou métallique, ou même un atome ! mais que la matière première c’est l’Esprit, l’Esprit universel qui ne différencie pas l’alchimiste de sa
    matière.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">La matière première, c’est la Lumière. Rappelez-vous ce qu’il a écrit,
    voici la phrase, maintenant dans sa totalité : <em>"Le sujet de l’Alchimie est la lumière, la lumière venant de la Lumière, portée sur les ailes de l’Esprit universel".</em> Voilà, le premier
    grand secret des alchimistes, qui est au coeur du Cabinet de Réflexion. Et le secret des secrets, l’arcane des arcanes, résulte de la compréhension de celui-ci. Les <em>arcana arcanorum</em> sont
    la clé de voûte de l’initiation au rite égyptien. Dès l’origine, la Parole commence à être perdue Laissez-moi vous lire les commentaires d’un frère (gardez en mémoire la phrase de Newton), un
    frère donc certainement un rosicrucien, un initié de haut vol, au sujet de ce fameux secret.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Le manuscrit, consulté l’an dernier dans les archives du Grand Orient de
    France, est daté de 1747. (24 ans après). Un impétrant lui demande : <em>"Est-ce qu’il est possible que le secret des free-maçons soit celui de la Pierre ?"</em>, (il ne parle pas de la pierre
    taillée, ici mais de la Pierre philosophale) Et le Maître répond (je le cite) : <em>"Il est sûr que dans leurs origines, tous les free-maçons furent philosophes</em> (= alchimistes)<em>. Mais les
    choses ont bien changé depuis les origines : nos maîtres qui reconnurent avec douleur qu’en augmentant leur nombre, ils ne multipliaient pas les sages, résolurent de s’enfermer dans des bornes
    plus étroites. On laissa aux freemaçons leurs signes et cérémonies mystérieuses, mais on cessa peu à peu de leur en donner la clé, et bientôt, le corps entier ne connut plus ce que signifiaient
    leurs usages qu’ils ont pourtant toujours observés, et l’expérience a fait savoir combien nos pères ont ainsi agi sagement en retirant ce secret. Rien de plus grave, de plus sérieux que les
    signes et les symboles dont se servent les free-maçons, mais ces signes et ces symboles, faute d’être connus, deviennent effectivement ridicules et puériles. Les free-maçons ont perdu la vraie
    signification de leurs hiéroglyphes, il est vrai, mais ils ont attaché un autre sens qui, sans être le réel, les sauve du ridicule … Quoiqu’il en soit, il y a encore de vrais free-maçons, mais le
    nombre en est fort petit, parce que nous trouvons peu d’hommes dignes de l’être".</em></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Les paroles de méfiance de cet initié rosicrucien rappellent
    l'avertissement introductif des <em>Noces Chymiques</em> : <em>"Les arcanes s'avilissent quand ils sont révélés ; et, profanés, ils perdent leur grâce.</em> (c’est-à-dire : leur efficacité). Les
    deux vers étaient suivis de cette terrible sentence : <em>Ne jette donc pas de marguerites aux pourceaux, et ne fais point à un âne une litière de roses".</em> Mais le constat montre aussi le
    désappointement, la désillusion de certains de ces free-maçons qui rêvaient d’un autre ordre. Peut-être certains vivent-ils une sorte de trahison. Nous sommes en 1747. Tout n’est pas perdu.
    Certains se relaieront pour porter le flambeau allumé de l’antique Tradition. Le Cabinet de Réflexion, et sa symbolique alchimique, sont certainement installés dans cette perspective, comme
    premier pilier - arcane ! - de cette Connaissance.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">En 1750, trois ans plus tard, Pernety crée le <em>"rituel alchimique secret
    du grade de vrai franc-maçon académicien".</em></span></strong> <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Et en 1754. Le Baron Tschoudy produit sa
    célèbre <em>Etoile flamboyante</em>, et je passe sur les rituels des grades alchimiques qu’il met en place à partir de 1766. On dit que ces grades sont à l’origine des degrés les plus alchimiques
    du Rite Ecossais Ancien</span></strong></span><span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">et Accepté. Et puis arrive
    dans le paysage, un certain … Cagliostro, qui instaure le rite égyptien. Mais là, vous connaissez la suite. C’est notre histoire … Après bien des vicissitudes pour être aujourd'hui ce qu’il est,
    le rite de Memphis Misraïm revendique cette Tradition.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Conclusion</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Voici pourquoi nous sommes les héritiers de l’antique Science. Cette
    Connaissance, nous avons le devoir de la recevoir, et aussi de la transmettre. De la transmettre intégralement, sans la dévoyer. Nous ne mesurons peut-être pas la portée de ce dont nous sommes
    dépositaires, les mystères du monde nous dépassent, et nous sommes des marcheurs qui ne voyons pas plus loin que notre propre horizon. Mais certains se sont élevés pour voir au-delà de ce qu’il
    était possible de voir pour le commun des mortels. Newton a reconnu en toute humilité : <em>"Si j'ai vu si loin, c'est que j'étais monté sur des épaules de géants".</em></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Je me souviens d’une tenue qui réunissait, il n'y a pas si longttemps,
    le gratin d’une obédience. La discussion avait porté un instant sur la possibilité de modifications d’éléments du rituel. Une de ces grandes figures, assise à l’Orient, avait réfléchi un instant,
    s’était caressé le menton, et avait envisagé l’idée que "peut-être - oui bien sûr&nbsp;- à la rigueur - le coq du cabinet de réflexion pourrait à la limite être supprimé" … Surtout ne pas tuez le
    coq du Cabinet de Réflexion, ne lui tordez pas le cou par ignorance de ce qu’il représente car sans le coq, un pilier de l’édifice s’écroulerait ...</span></strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><em>&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000; font-size: 10pt;"><em>Antoine, 17 janvier 2011&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="color: #000000;"><strong><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="color: #000000;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Lire&nbsp;:</span></strong></span>
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><strong><a title="null" href=
    "http://www.troispoints.info/article-symbolique-alchimique-du-cabinet-de-reflexion-66362235.html"><em><span style="color: #000000;"><strong><span style="color: #000000;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><strong>La symbolique alchimique du cabinet de
    réflexion</strong></span></span></strong></span>&nbsp;</em></a></strong></span></span></strong></span><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em>&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><span style="font-size: 8pt;">Maj&nbsp; 03 02 2011</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 24 Jan 2011 23:17:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a59824dca91a3d31693a476fac1632ba</guid>
                <category>Symbolisme</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-origines-alchimiques-du-cabinet-de-reflexion-2-65139636-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Symbolique alchimique du Cabinet de Réflexion]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-symbolique-alchimique-du-cabinet-de-reflexion-66362235.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Lors de mon passage dans le Cabinet de Réflexion, je m’interrogeais sur la
    présence et la raison d’être d’une symbolique aussi clairement alchimique dans un tel endroit. Les pères fondateurs de la franc-maçonnerie&nbsp; auraient-ils voulu, avec ces symboles, livrer des
    clefs à l’impétrant pour lui ouvrir les portes de son parcours initiatique ? Lui faire comprendre la philosophie de l’une au regard de l’autre, avec cette question : <em>en quoi les principes
    alchimiques peuvent-il m’éclairer sur le sens de mon passage ici, dans le cabinet　de réflexion　?</em></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em>&nbsp;</em></span></strong></span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Dans cette caverne plongée dans la nuit, au cœur de la terre, un mot ne
    laisse aucun doute sur son origine symbolique : VITRIOL. Voilà, à mes yeux, le mot central　: emblème ouvrant l’un des traités les plus connus du corpus　alchimique : <em>"Les douze clefs de la
    Philosophie",</em> de Basile Valentin. VITRIOL révèle à l’initié qu’une certaine semence, support du principe vital, appelé par les alchimistes Esprit Universel, est enfermée dans la noirceur de
    la terre ("terre" au sens des quatre éléments). Basile Valentin, dans ce traité donne douze clefs opératoires et montre comment on peut extraire cet esprit sous la forme d’une pierre. VITRIOL :
    invention sublime par sa double lecture, paradigme connu de tous les Francs-maçons sous sa forme acronymique et latine, <em>"Visita Interiora Terrae et Rectificando Invenies Occultum
    Lapidem",</em> "Visite l’Intérieur de la Terre et en Rectifiant tu Trouveras la Pierre Cachée".</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Avant de présenter quelques principes des opérations alchimiques, je
    voudrais faire quelques commentaires sur cette habituelle traduction qui, me semble-t-il, escamote les nuances, et donc celui de la juste compréhension　: "<em>Visita",</em> est traduit par
    "visite". Il convient ici de lui préférer le deuxième&nbsp;sens du verbe "visitare" : <em>"examiner en profondeur, pénétrer, fouiller"</em>. En Alchimie, le choix des matériaux de base et leur
    préparation, exige en effet une parfaite connaissance des principes, un examen en profondeur de leur nature, une compréhension de leur structure, et non le survol d’une simple visite.
    <em>"Interiora"</em>, traduit par　un singulier est en fait un pluriel. Il serait donc plus juste de traduire <em>"visita interiora terrae"</em> par <em>"examine avec application les entrailles de
    la terre"</em>. Vient ensuite la seconde partie de l’acronyme ouverte par "<em>rectificando</em>" : <em>"en rectifiant, tu trouveras la pierre cachée"</em>.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Mais que signifie ce　<em>"rectificando"</em>　? Revenons encore une fois sur
    la traduction　: le verbe "<em>rectificare</em>" n’existe pas en latin classique ("Rectifier", dans le sens de "rendre droit", se traduirait par "<em>corrigere</em>"), "<em>rectificare</em>" c’est
    du latin de cuisine, et de cuisine <em>alchimique</em>. En fait, "rectifier", est un terme de la vieille chimie, qui signifie : <em>"opérer une deuxième distillation".</em> Un alcool rectifié est
    un alcool qui a subi une deuxième distillation pour le rendre plus fort, plus concentré. Voilà le sens du gérondif "<em>rectificando</em>". Les opérations alchimiques consistent en effet en une
    série de dissolutions-distillations répétées, destinées à séparer, lentement et progressivement, le pur de l’impur, dans un mouvement cyclique et circulaire. (<em>"lentement et
    progressivement"</em>, est la condition <em>sine qua non</em> de la transformation en profondeur).</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le but de ces opérations vise à extraire la pure semence de sa prison
    minérale par le démembrement des matériaux. A faire sortir l’esprit enfermé dans la terre. L’esprit de vin est un vin qui a subi plusieurs rectifications. C’est dès lors une eau de Vie. Dans la
    voie de Basile Valentin, la première opération consiste à ouvrir la matière première, la <em>materia prima</em>, la pierre brute. Cette Terre matricielle se présente sous l’aspect d’un minéral
    vil, informe et noir. C’est pourtant elle la Pierre des Sages : "<em>… La Pierre des Sages est une, sa matière est unique, quoique de plusieurs choses, et ne se peut trouver en autre chose du
    Monde, et il n’y a rien qui en approche en tout cet Univers ; elle est la matière première de tous les métaux ; elle est un mixte de terre et d’eau animé de l’esprit de la quintessence et des
    influences du Ciel" &nbsp;… ( "Filet d'Ariane").</em></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">La deuxième étape vise à en séparer les deux principes opposés, le
    <em>soufre</em> et le <em>mercure</em>. Soufre et Mercure ne sont pas les corps que nous connaissons, mais des principes structurels de la matière. A la troisième purification, le
    <em>Mercure</em> se présente alors dans cette voie, sous l’aspect d’un régule métallique de couleur blanche, aisément fusible. C’était, pour les orfèvres un produit noble qui permettait de
    purifier l’or et l’argent en les débarrassant de toutes les "impuretés" métalliques. Il était considéré comme un dissolvant des métaux impurs. Quant au <em>Soufre</em>, on le trouve dans le
    résidu qui surnage, une scorie, une terre d’aspect méprisable, et que, par ignorance, on aurait tendance à rejeter. Ce que d’ailleurs les orfèvres ne manquaient pas de faire. C’est pourtant dans
    cette terre que se cache la semence minérale qui <em>est</em> "la pierre cachée dans les entrailles de la Terre", et que VITRIOL nous invite à découvrir.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">La troisième étape est le temps du "<em>rectificando</em>". Il consiste à
    réunir ces deux principes devenus apparemment inconciliables, à unir ces contraires dans l’harmonie pour en tirer le troisième principe, sous la forme d’un sel. Voilà ce que nous dit Batsdorff à
    propos de ce sel dans le traité qu’on lui attribue, <em>"le Filet d’Ariadne". "… Et quoique les Philosophes ne parlent que du mercure et du soufre, qui sont deux des principes de la Nature, et
    qu’ils ne disent rien du sel, qui est le troisième : il y est sous-entendu, d’autant que c’est lui qui fait la liaison des deux autres, et c’est de lui qu’ils entendent parler, quand ils disent
    notre terre, ou notre corps terrestre&nbsp; …".</em> C’est ce sel qui nourri, consolidé par une série d'opérations que les alchimistes appellent "leurs Aigles", deviendra, en dernière phase, la
    première médecine. La Pierre Philosophale, pierre taillée par excellence, est ce sel que l’Homme et la Nature ont amené à l’état de plus-que-perfection.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Possesseur de la Pierre, l’alchimiste accède alors à l’Adeptat, et devient
    un authentique Frère de la Rose-Croix. Que les Enfants de l’Art me pardonnent ce raccourci plus que succinct de l’élaboration de la Pierre Philosophale. Et si je ne présente qu’une seule voie,
    c’est pour bien faire comprendre le principe philosophique des alchimistes : quelle que soit la voie empruntée, la pierre philosophale ne trouve son pouvoir de transmutation, donc de
    transformation, que par la purification complète de ses composants : pour avoir une action sur le monde et le transformer, elle doit d’abord se purifier elle-même. Son pouvoir de transformation,
    de transmutation, se mesure à la qualité de son élaboration.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Dans la production de ce mercure philosophique, interviennent des agents
    chalybés, l’un est terrestre, l’autre est céleste. L’utilisation de ces agents marque la différence entre la chimie et l’Alchimie. Dans cette première phase de putréfaction, qu’on appelle
    communément <em>"Œuvre au Noir",</em> la matière prend la couleur et l’apparence de la Mort. L’ensevelissement de l’impétrant au plus profond de la terre est une allégorie de son "<em>Œuvre au
    Noir".</em> Là, hors du temps, il doit se morfondre, c'est à dire se fondre dans la mort. La faux et le sablier, que l’on trouve ici-bas, sont les attributs reconnus de la Mort. La Mort fauche la
    vie de l’homme, comme les Parques coupent les fils de sa destinée, le <em>sablier</em> rappelle que le temps de sa Vie est compté, que la seule issue est la mort. Il symbolise aussi le temps qui
    passe, et par extrapolation, le Temps lui-même. Le <em>sablier</em> rappelle enfin que la notion de temps est nécessaire à la transformation. Nous sommes ici dans le règne de
    Saturne.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Il a été évoqué plus haut le fait que le Soufre, la semence, devait être
    cherché dans une sorte de scorie.</span></strong></span> <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Cette scorie, ce
    déchet, les Anciens l’appelaient　le <em>"Caput mortuum"</em>, la tête morte, qu’on symbolisait par une tête de mort. Le voilà notre crâne. Comme le crâne contient le cerveau, donc la vie, c’est
    dans ce <em>caput</em> que se cache la Vie de la Pierre. Ce <em>caput</em>, "rectifié" (dissout-distillé…), puis calciné, se transforme alors en une cendre, présente elle aussi symboliquement
    dans le cabinet. Le <em>crâne</em> et la <em>cendre</em> représentent une seule et même matière, à deux stades de son élaboration. <em>"… Vous serez comme il est dit dans le</em> Livre de la
    Toison d’or<em>. Notre corps deviendra premièrement cendre, puis sel, et après par ses diverses opérations devient enfin le Mercure philosophal, c’est-à-dire, que le métal doit être calciné,
    réduit en sel, et enfin travaillé en sorte qu’on en fasse le mercure Philosophal". (</em>Extrait du　<em>Filet d’Ariadne</em>).</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">La quatrième figure des <em>"Douze clefs de la Philosophie"</em> de Basile
    Valentin, illustre la Mort debout sur son tombeau, génératrice de cette cendre. A côté d’elle brille une bougie. Cette bougie, aux côtés du crâne dans le Cabinet de Réflexion, signale que la vie
    n’a pas disparu. La mort n’est qu’apparente. La graine enfouie dans la terre ne germe que si elle est arrosée. De même, baignée dans son eau mercurielle, cette semence renaît à la Vie sous la
    forme d’un cristal salin. On trouve le sel sur la table du cabinet. C’est lui la pierre recherchée, résultat des opérations de "rectificando", et les Sages appellent ce sel　: <em>leur</em>
    <em>Vitriol</em>. Son étymologie donne une idée de son aspect : <em>vitriol</em> est en effet le <em>vitri oleum</em>, "l’huile vitrifiée", c'est à dire un sel fusible qui entre très facilement
    en déliquescence huileuse.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">L’invention sublime de Basile Valentin réside dans le double sens de
    VITRIOL : l’acronyme, <em>VITRIOL,</em> dévoile le principe, tandis que le mot, <em>le vitriol</em>, désigne, et décrit, le produit final. Soufre, Sel et Mercure, sont unis dans la composition du
    "Mercure philosophique", ce compost qui donnera naissance à la pierre philosophale. Il faut savoir que c’est le sel qui unit les principes contraires, <em>soufre</em> et <em>mercure</em>, et les
    harmonise. Le Mercure philosophique est symbolisé par le Coq. Pourquoi la présence ici de ce volatile si inattendu dans ce lieu ? Fulcanelli nous le rappelle : le Coq, qui se dit en grec
    <em>Kérux</em>, partage sa racine étymologique avec <em>kerukeion</em> (l’Annonciateur), et <em>kérukérion</em> (le Caducée). Ils représentent tous les trois le dieu Hermès, le porteur du
    caducée. (kéruképhoros). Par glissement, le Coq symbolise alors le mercure philosophique.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Chacun le sait, le <em>Coq</em> est l’animal <em>annonciateur</em> du lever
    du <em>soleil</em> (or philosophique), le générateur de la Lumière qui émerge de la nuit, symbole de la vie renaissante. L’énigme allégorique de ce coq, mercure philosophique porteur du soufre
    fixe, a été posée par l’école allemande d’alchimie. Basile Valentin nous révèle dans son livre "<em>la Pierre de Feu</em>" que le secret de l’un des agents chalybés se cache dans la crête du coq,
    mais cela si discrètement que si l’on peut passer à côté. La piste est ouverte pour le Curieux de Nature. Ainsi de la pierre amorphe s’élabore la pierre taillée, sous la forme d’un sel
    cristallisé, le Sel de la Terre, vecteur de la vie elle-même et symbole d’harmonie. Il faut entendre <em>"Vous êtes le Sel de la Terre !"</em> comme une invitation à
    l’harmonisation.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Mais comment répondre à cette invitation&nbsp;? La réponse se trouve
    peut-être dans l’aphorisme platonicien <em>"Connais-toi toi-même, et tu connaîtras l’univers et les dieux</em>". L’impétrant est étonné de découvrir en ce lieu cette inscription qui était à
    l’origine placée sur le fronton du temple de Delphes où la Pythie délivrait ses oracles. <em>"Connais-toi toi-même",</em>　en miroir de <em>"examine les entrailles de la Terre",</em> invite
    l’homme, et pas seulement l’impétrant, à une descente dans la psychologie des profondeurs, exige une plongée dans les parties les plus secrètes de sa psyché, d’en connaître les mécanismes, d’en
    "faire un examen approfondi". Ce n’est pas pour rien que cette maxime, sous cette forme ou sous une autre, est la pierre angulaire de toute initiation, et cela, dans toutes les civilisations… Les
    psychanalystes, les chamanes, les soufis, les maîtres bouddhistes et ceux qui entreprennent cette aventure de l’esprit, savent combien le <em>"Connais-toi toi-même"</em> engage l’être dans sa
    totalité, le transforme et, de ce fait, change la nature de son regard sur le monde, comme l’indique la deuxième partie de l’aphorisme. <em>"… et tu connaîtras l’univers et les
    dieux"</em>.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Ce voyage n’a rien d’une introspection morale, ni d’un examen de conscience
    ou encore moins d’une vague estimation de son Quotient Intellectuel. "Rectificando" consiste à faire émerger ce que certains appellent le Moi profond, d’autres le Soi, d’autres encore, l’Esprit
    de l’Homme, voire le Corps glorieux … Avec l’émergence de l’Esprit, l’Homme devient Sel et il est intéressant de remarquer que la forme cristalline, pyramidale et prismatique de ce sel, de ce
    vitriol, ressemble à la <em>pierre cubique à pointe</em> que l’apprenti découvre dans le Temple …</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">La symbolique du Cabinet de Réflexion est si explicitement alchimique qu’il
    est vraisemblable que "<em>nos illustres fondateurs, les mystérieux Rose-Croix</em>", en ont été les promoteurs, eux qui, avant même la publication des Constitutions d’Anderson, n'imaginaient
    pas&nbsp;séparer l’initiation maçonnique　de l’initiation alchimique. Eugénius Philalèthe, franc-maçon et alchimiste, ne déclarait-il en mars 1721 :　"<em>L’objet des vœux et des désirs des maçons
    n’est autre que l’Alchimie, sujet de l’éternelle contemplation des Sages</em>". Mais combien répondent à cette invitation ?</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Alors, pour les simples maçons que nous sommes, que peuvent
    nous&nbsp;enseigner les symboles du Cabinet Noir au regard de l’Alchimie ? D’abord : que l’Homme doit accepter de mourir à lui-même, qu’il est la matière première de sa propre transformation.
    Ensuite : que ce qu’il cherche sera trouvé dans les profondeurs de sa psyché, dans le terreau le plus noble, comme dans ses scories, celles qu’il a refoulées au plus profond de lui-même et qu’il
    rejette de sa conscience. Que le feu intérieur ne peut briller que si toutes les scories, les peurs ou les déformations que nous portons, ont été purifiées . Que l’harmonie découle de la
    réconciliation des contraires. Que la lente maturation est propice et nécessaire à l’émergence de l’Esprit. Enfin que les symboles, quand ils entrent en résonance avec nous, ont le pouvoir de
    nous transformer, et de transformer.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">En conclusion, le cabinet de réflexion,&nbsp;est le lieu de notre
    <em>"Œuvre au Noir"</em> et VITRIOL, une invitation à notre transformation personnelle vers un plus-de-perfection, en vue d’une transformation dans le Temple, des choses, des hommes et du
    monde.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="color: #000000;"><em>Antoine, 9 février 2011&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em>&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Lire&nbsp;:</span></strong></span> <span style="color: #000000;"><em><strong><span style="color: #000000;"><em><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><strong><a title="null" href=
    "http://www.troispoints.info/article-origines-alchimiques-du-cabinet-de-reflexion-1-65140563.html"><span style="color: #000000;"><em><strong><span style="color: #000000;"><em><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><strong>Les origines alchimiques du cabinet de
    réflexion</strong></span></em></span></strong></em></span>&nbsp;</a></strong></span></em></span></strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;">MAJ 09 02 2011</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 23 Jan 2011 10:45:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">45fd142d530dc313ed78e428c830db7b</guid>
                <category>Symbolisme</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-symbolique-alchimique-du-cabinet-de-reflexion-66362235-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["Comme un Architecte" ...]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-comme-un-architecte-65141973.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000; font-size: 10pt;"><strong><em>"Comme un architecte humain a conçu et réalisé ce temple qui nous abrite à cette heure, assisté
    de ses ouvriers, ce même&nbsp;Temple Universel qu’est le Monde a été conçu et réalisé par un Architecte Eternel, auteur de tout ce qui a été, est ou sera, assisté lui aussi d’autres
    Ouvriers".</em></strong>&nbsp;<strong>En écoutant cette phrase du rituel, on peut considérer qu'il n'est pas possible de présenter plus succinctement un programme de construction ! Et pas
    n’importe lequel : celui de la Création ! En fait il rappelle l’antique Vérité, chantée par Hermès Trismégiste dans sa Table d’Emeraude : <em>"Tout ce qui est en bas est comme ce qui est en
    haut".</em> Cette vérité comparative est constitutive de la Franc-Maçonnerie : Anderson dit au tout début de sa Constitution - il commence par çela ! - que cette géométrie selon laquelle il a
    ordonné le monde, le Grand Architecte l’a inscrite dans le coeur d’Adam, qu’il a créé à son image, donc dans le coeur de l’Homme, c’est-à-dire que cela nous structure. Et il ajoute que nous
    devons nous efforcer de l’imiter, lui le Grand Architecte. Je dirais même que nous sommes <em>obligés</em> de l’imiter, on ne peut pas penser le Monde autrement …&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <div class="clearfix" style="width: 180px;">
      <div class="deezercob">
        <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a href="http://www.over-blog.com/"></a></span>
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      </div>
    </div>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Ceux qui ont pensé ce Temple, nos illustres prédécesseurs, l’ont donc
    construit à l’image du Monde créé par le Grand Architecte. Voyez tous ces symboles autour de nous ! Voyez ces outils ! On ne peut pas parler de tous. Mais prenons comme exemple les trois
    colonettes ! Sagesse, Force et Beauté. Elles sont là, sont les&nbsp;"Piliers" qui soutiennent la Loge, qui est elle-même l’image de l’Univers. Bien sûr, sagesse, force et beauté sont pour nous
    d’abord les trois qualités que le Franc-Maçon a le devoir de développer en lui, par son travail et par sa réflexion. Mais si ces qualités prennent l’apparence de recommandations morales, outils
    de notre construction personnelle, de notre temple intérieur, elles sont, dans leur essence, des notions transcendantales, reflet des Idées,&nbsp;au sens platonicien : Sagesse (avec un grand S),
    Force (avec un grand F), et Beauté (avec un grand B), représentent le Réel Suprême, l’Architecture d’un monde autre que le monde connu par les sens : un monde supra-sensible. C’est-à-dire :
    au-delà de la perception de notre espace temps. Comme le dit le rituel, le monde <em>"qui a été, est ou sera" …</em></span></strong>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;<img height="340" width="580" src="http://img.over-blog.com/500x291/1/80/87/99/temple.JPG" alt="temple" class="CtreTexte"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;" lang=
    "FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Ainsi, l'aire qui se trouve au centre du Temple, délimitée par les trois
    Piliers, est un espace sacré, tabou, que personne ne peut franchir, pénétrer. Non pas qu’il soit interdit, mais pour signifier qu’il échappe à notre entendement, à notre raison, à nos sens.
    Tandis que les colonnes du Temple, Jakin et Boaz, marquent les bornes du sanctuaire, les limites du lieu et du temps profanes, les trois piliers délimitent l'espace très saint, le Saint des
    Saints de notre Temple, au bord duquel l’encens s’élève avec notre aspiration spirituelle vers le Grand Architecte, au centre duquel rayonne sa Lumière primordiale. Cet espace, émanation du
    divin, est à la fois multiple et un : Multiple car Sagesse, Force et Beauté sont distinctes et UN car cette multiplicité des Idées, cette triade, est unifiée par une seule. Platon la nomme le
    Bien, les Maçons la Sagesse.</span></strong>&nbsp; <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Le Rituel d’ailleurs le dit ailleurs : <em>"Il est une
    Sagesse qui dans sa triple alliance rend semblable à l’Arbre de Vie".</em></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">L’Arbre de Vie, image de l’univers que le Grand Architecte imprègne de son
    essence, est la représentation structurelle de la Force de Vie qui circule à travers toute la Création. La kabbale hébraïque représente cet Arbre de Vie sous la forme de l’Arbre séphirotique.
    L'arbre Séphirothique est une <em>géométrie</em> cosmique, mystique et initiatique qui symbolise l’ordonnancement des émanations du divin, les Séphiroth. Les Sephiroth sont aussi répartis en
    trois colonnes, où Sagesse Force et Beauté trouvent leur place, chacune dans une colonne … L’Arbre dévoile aussi les différentes étapes de la Création, c’est-à-dire de l'Incarnation de l'Esprit
    dans la Matière.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Mais le Monde n’a pas été créé par l’Architecte seul, <em>"il a été assisté
    lui aussi d’autres ouvriers".</em> La phrase du Rituel suggère, et peut-être révèle ici l’existence d’entités qui ont aidé le Grand Architecte à la création du Monde. Les Séphiroths les nomment.
    Sagesse, Force, Beauté : les outils architecturaux de la fabrique du Monde. Règle, Compas, Equerre, posés sur le texte de Jean : les outils de sa Construction. Si cet espace est un lieu sacré, la
    juste périphérie de cet espace est un lieu théurgique où l'homme et Dieu coopèrent, co-créent et collaborent à la Création du Monde. Ici se construit le Temple mystique. <em>"Ici sont les Arcanes
    de la Gnose"</em> affirme le Vénérable qui seul(e) approche de cette frontière sacrée.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000; font-size: 10pt;"><em>Antoine, 16 janvier 2011&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 8pt;"><em>MAJ 17 01 2011&nbsp;</em></span> *</span>
  </p>
  <p style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #000000; font-size: 8pt; mso-ansi-language: #000C;" lang="fr">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 14 Jan 2011 00:24:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">419e21094c0fb2441c99fe9a72cd1cde</guid>
                <category>Symbolisme</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-comme-un-architecte-65141973-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Pinocchio, mon frère - 1. Un livre pour enfants ?]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-pinocchio-mon-frere-1-une-simple-histoire-63507335.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <em><span style="font-size: 12pt;"><strong><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><a title="null" href=
    "http://masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/2010/09/pinocho-hermano-mio.html" target="_blank"></a><span style="color: #800000;">PINOCCHIO, mon
    frère,</span></span></span></span></span></span></strong></span></em>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><em><span style="font-size: 12pt;"><strong><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">Un livre pour enfants ou <a href=
    "http://www.troispoints.info/article-pinocchio-mon-frere-2-un-recit-initiatique-63428876.html">un conte initiatique</a>&nbsp;?</span></span></span></span></span></strong></span></em></span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;" lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">&nbsp;</span></span></span></span>&nbsp;</span></strong>&nbsp;<a href=
    "http://www.masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/" target="_blank"></a>
  </p>
  <p>
    <span lang="FR"><span lang="FR"><a href="http://www.masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/" target="_blank"><img height="38" width="60" src=
    "http://img.over-blog.com/60x38/1/80/87/99/Argentne.png" alt="Argentne" class="DrteTexte"></a></span>Références et symbolisme maçonniques dans "les aventures de Pinocchio"</span>
  </p>
  <p>
    <span lang="FR"><a href="http://www.masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/" target="_blank"></a>Avec l'autorisation <em>du Blog&nbsp;</em> <a title="null" href=
    "http://www.troispoints.info/ext/http://www.trois-points.net/imprenta.html" target="_blank"><span style="font-family: Arial; font-size: 8pt;"><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 8pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 8pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 8pt;"><span lang="FR"><em>La Imprenta de
    Benjamin</em></span></span></span></span></span></a><em>&nbsp;- <span style="font-size: 8pt;">(Blogspot.com)</span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span lang="FR">Titre : <a title="null" href="http://masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/2010/09/pinocho-hermano-mio.html" target="_blank"><strong><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 8pt;"><strong><span style="font-family: Arial; font-size: 8pt;"><strong><span style="font-family: Arial; font-size: 8pt;"><span lang="FR">PINOCHO, HERMANO
    MÍO</span></span></strong></span></strong></span></strong>&nbsp;</a></span>&nbsp;<a title="null" href="http://masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/2010/09/pinocho-hermano-mio.html" target=
    "_blank"></a>
  </p>
  <p>
    <span lang="FR">Auteur : H.: Giovanni Malevolti</span> <a title="null" href="http://masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/2010/09/pinocho-hermano-mio.html" target="_blank"><img height="40"
    width="60" src="http://img.over-blog.com/60x40/1/80/87/99/flag_Spain.png" alt="flag Spain" class="DrteTexte"></a>
  </p>
  <p>
    <span lang="FR">Título original: Pinocchio, mio fratello.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><a title="null" href="http://www.freemasons-freemasonry.com/pinocchio.html" target="_blank"><span style="font-family: Arial; font-size: 8pt;"><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 8pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 8pt;"><span lang="FR">http://www.freemasons-freemasonry.com/pinocchio.html</span></span></span></span></a></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 8pt;">&nbsp; Pour lire le livre, cliquersur la couverture</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #050505;"><span style="font-size: 8pt;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a class="nopopup" title="null" href=
    "http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/80/87/99/pdf/Pinocchio.pdf" target="_blank"><img height="300" width="212" src="http://img.over-blog.com/212x300/1/80/87/99/Pinnochio.jpg" alt="Pinnochio"
    class="GcheTexte"></a></span></strong></span><span style="color: #000000;"><span lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">J'ai passé&nbsp;les onze
    premières années de ma vie à Pescia, un village près de la ville de Collodi. C'est pourquoi je peux vous dire que j'ai vécu, au sens littéral du terme, dans</span></strong></span> <span lang=
    "FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em>"l'atmosphère de Pinocchio".</em> Collodi a été non seulement pour moi le lieu de fréquentes promenades à
    pied, en montant tout droit au sommet des collines pour en redescendre l'autre versant&nbsp;moins d'une heure après, mais les <em>"aventures de Pinocchio"</em> étaient au programme des classes
    primaires,&nbsp;avant l'arrivée des soi-disant poètes ou des chinois anonymes qui ont investi les livres de lecture et ceux des bibliothèques pour enfants … Dans mon quotidien d'enfant, Pinocchio
    est devenu un personnage omniprésent, non seulement à l'école, mais également à la maison, lorsque mes parents me disaient : <em>"Travaille, sinon tes oreilles vont grandir et devenir
    poilues"</em> … Ou lorsque ma mère&nbsp;m'avertissait : <em>"Prends tes médicaments, sinon les lapins noirs vont t'emporter"</em> ou encore, les sombres et froides soirées&nbsp;d'hiver :
    <em>"méfie-toi du feu pour ne pas te brûler les pieds, comme&nbsp;Pinocchio qui les avait&nbsp;en bois" ...</em></span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #050505;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Puis les années passèrent. Je quittai Pescia pour aller vivre à
    Livourne. Les thermosiphons remplacèrent les bassinoires, apparurent les médicaments au goût de prune ou de cerise, et si je ne travaillais pas à l'école, ce n'étaient pas mes oreilles qui
    s'allongeaient, mais le nombre de&nbsp;mes mauvaises notes qui augmentait dans mon cahier d'écolier. Pinocchio, mon vieux complice de vadrouille, ne m'avait toutefois pas totalement quitté, lors
    de nos batailles de pierres au bord de la rivière ou quand nous allions voler des raisins dans les vignes, ou encore lorsque nous restions pensifs</span></strong></span></span> <span style=
    "color: #000000;"><span lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">et désargentés devant un carrousel, en rêvant du Pays des Jouets et d'arbres
    couverts de pièces d'or. Mais j'étais bien&nbsp;trop imprégné du personnage de Pinocchio pour&nbsp;pouvoir&nbsp;l'oublier.</span></strong></span> <span lang="FR"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Puis les aléas de la vie nous séparèrent pendant des dizaines d'années, jusqu'à ce que, très récemment, parcourant par hasard le livre
    de Giuseppe Prezzolini, je lus : <em>"Pinocchio est le plus grand chef d'œuvre de la littérature italienne"</em>.</span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <div>
      <div class="clearfix" style="width: 180px;">
        <div class="deezercob">
          <a href="http://www.over-blog.com/"></a>
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      </div>
    </div>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><img height="208" width="205" src="http://img.over-blog.com/196x200/1/80/87/99/Pinocchio00.jpg"
    alt="Pinocchio00" class="GcheTexte"><span style="color: #000000;">Me souvenant alors de mon amie la Marionnette je fus pris de l'envie de relire ses aventures. Je suis alors allé dans une
    librairie et j'y ai acheté une édition ordinaire qui était très proche du vieux livre de mon enfance. Et j'ai&nbsp;commencé ma lecture, presque honteux, en me cachant et à l'insu de mes
    enfants,&nbsp;avec une crainte toute personnelle, de ne pas réussir&nbsp;à terminer la lecture d'un livre aussi léger,&nbsp;futile et désuet. Mais je m'étais trompé, car les pages défilaient très
    rapidement, et je m'arrêtais souvent pour réfléchir et&nbsp;reprendre attentivement la lecture,&nbsp;afin de&nbsp;méditer sur le sens cette histoire, comme si je lui trouvais un sens nouveau que
    je n'avais pas réussi à comprendre cinquante ans plus tôt. Et lorsque, arrivé à la fin de l'histoire, j'ai finalement fermé le livre, j'ai pensé intimement : <em>"Pinocchio, tu es mon
    frère".</em></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">A mon</span></strong></span> <span lang="FR"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">avis, il y a deux manières de lire <em>"Les aventures de Pinocchio".</em> La première, que l'on peut appeler <em>"profane"</em>, est
    celle où le lecteur, souvent un enfant, prend conscience de ce que j'appellerai <em>"les mésaventures",</em> plutôt que&nbsp;<em>"l'aventure"</em> de la pauvre Marionnette en bois. La seconde est
    une lecture d'un point de vue maçonnique où une forte connotation symbolique complète, sans s'y substituer, le&nbsp;seul récit de la série d'aventures. L'appartenance à la franc-maçonnerie de
    Carlo Collodi (Carlo Lorenzini) ne fait aucun doute et même si elle n'apparaît dans aucun document officiel, les références y sont nombreuses. Aldo Mola, qui n'est pas maçon, mais unanimement
    considéré comme l'historien officiel de la franc-maçonnerie, exprime sa conviction de l'appartenance de l'écrivain à la fraternité maçonnique. Et plusieurs notes biographiques semblent bien
    confirmer cette thèse : la création en 1848 d'un&nbsp;périodique intitulé <em>"Il Lampione" (La lanterne)</em> qui, comme le disait Lorenzini, devait <em>"illuminer tous ceux qui tâtonnaient dans
    les ténèbres"</em> ; la participation aux deux premières guerres d'Indépendance, aux côtés des volontaires&nbsp;Toscans (en 1848) et, en qualité d"engagé volontaire, dans l'armée du Piémont (en
    1859) ; enfin, son extrême proximité idéologique avec Mazzini qui le poussait à se définir comme un <em>"disciple passionné de Mazzini"</em>.</span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><img height="300" width="248" src=
    "http://img.over-blog.com/248x300/1/80/87/99/Pendu.jpg" alt="Pendu" class="DrteTexte">Mais alors, quel était le plan primitif de Collodi ? Composer une histoire pour les enfants ou un conte
    maçonnique ? Il est difficile de répondre à cette question, parce que même si nous pensons que la première rédaction du livre <em>"Histoire d'une Marionnette"</em> qui, rapprochée des trente six
    chapitres de l'œuvre définitive, se terminait au chapitre XV, par la mort de Pinocchio, pendu au Grand Chêne, ne permet pas parler d'un conte pour enfants, dans la mesure ou elle n'est ni
    amusante ni didactique du fait de son extrême cruauté, on ne peut y trouver aucun élément de l'ésotérisme maçonnique, parce que les fondements de cette idéologie y sont absentes. La réponse à
    cette question se trouve peut-être dans les vingt centimes par ligne que l'éditeur consentait à l'écrivain. Mais en 1881, Collodi reprend son texte original, lui apporte des modifications, lui
    ajoute des chapitres et produit finalement l'œuvre que tout le monde connaît aujourd'hui. L'auteur y a modifié son projet : d'un récit stérile, sombre et sans espoir est issue en quelques années
    une&nbsp;histoires devenue l'une des plus célèbres du monde.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Nous posons alors une nouvelle fois la question : Collodi a-t-il écrit une
    histoire&nbsp;pour les enfants ou un conte maçonnique ? Je considère la première hypothèse comme vraisemblable et assez évidente. Mais il est toutefois également certain que l'auteur a voulu
    tracer une image critique de la société de son époque. Enfin, il est naturel qu'il ait inclus dans la narration de son histoire des éléments symboliques et ésotériques de la culture de
    l'institution dont il était membre, en réussissant ainsi à mêler les deux éléments si intimement que ces derniers ne peuvent être évidents que pour les lecteurs qui, comme l'auteur, ont été
    formés pour concevoir et interpréter les choses en les considérant d'un point de vue particulier.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>&nbsp;<span lang="FR"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><a href="http://www.ledifice.net/7455-2.html" target="_blank"><img height=
    "300" width="142" src="http://img.over-blog.com/142x300/1/80/87/99/ef157c4ace.jpg" alt="ef157c4ace" class="GcheTexte"></a>Pendant des années, de nombreux critiques ont donné à ce récit une
    interprétation religieuse teintée de catholicisme. La dernière de ces&nbsp;interprétations a été proposée par le cardinal Giacomo Biffi. Je ne partage pas&nbsp;cette opinion, à moins de
    considérer,&nbsp;comme des concepts religieux, des valeurs telles que la bonté, la générosité, le pardon, la famille, qui sont les fondements&nbsp;mêmes de toute morale&nbsp;laïque. On ne trouve,
    dans cette histoire, aucun personnage lié au monde de la religion. Pourtant,&nbsp; nous connaissons tous l'importance non seulement spirituelle mais aussi politique de l'Eglise au XIXème siècle
    et combien elle tentait à l'époque d'influencer la culture et l'éducation. Il aurait donc semblé normal, dans une histoire qui met en scène une Marionnette-enfant qui habite dans un petit village
    de campagne, qu'il y ait un prêtre ou même de simples références à la religion officielle. On ne trouve, au contraire, dans le récit aucune allusion au clergé, à l'église, aux images saintes, aux
    fêtes ou aux cérémonies religieuses. Et je dirai même que cela a été expressément voulu parce que Lorenzini avait une&nbsp;réelle connaissance du culte et de l'idéologie religieuse, ayant fait
    plusieurs années d'études&nbsp;chez les Scolopes. En examinant soigneusement l'architecture du livre,&nbsp; il apparaît que les fondements de l'histoire&nbsp;reposent sur trois valeurs : <em>La
    Liberté</em>, parce que Pinocchio est un être libre qui aime la liberté ; <em>l'Egalité</em>, parce que la seule aspiration de Pinocchio est d'être l'égal des autres et parce que nul n'est
    supérieur aux autres, ni&nbsp;plus important ; <em>la Fraternité</em> enfin, parce qu'elle est le moteur de l'action des personnages, dans les diverses &nbsp;situations du
    récit.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span lang="FR"><em><span style="font-size: 10pt;">Saul -&nbsp;La Plata,18 septembre 2010&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></em></span> &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span lang="FR"><em><span style="font-size: 10pt;">&nbsp; Traduction par Eusthènes&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></em></span>&nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span lang="FR"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Fin de la Première Partie</span>&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong><em><a title="null" href=
    "http://www.troispoints.info/article-pinocchio-mon-frere-2-un-recit-initiatique-63428876.html"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong><em>Lire la suite</em></strong></span></span></a></em></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em>Les Images proviennent du site <a href="http://joseph.cabioch.pagesperso-orange.fr/index.htm" target="_blank">PINOCCHIO</a>&nbsp;(*) de Joseph&nbsp;Cabioch et
    sont signées Gorde, Jacovitti, Marig et Routier</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 8pt;"><em>MAJ 22 12 2010&nbsp;</em></span> *</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <strong><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;">Liens</span></em></strong>&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <a href="http://www.diogene.ch/IMG/pdf/collodi_pinocchio.pdf" target=
    "_blank"><em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le conte de Carlo Collodi</span></strong></em></a></span></strong></em>&nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></strong> <a title="null" href="http://www.ebooksgratuits.com/"
    target="_blank"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong><em>La Bibliothèque Electronique</em></strong></span></a></span><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong><em>&nbsp;&nbsp;</em></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <a href="http://joseph.cabioch.pagesperso-orange.fr/index.htm" target=
    "_blank"><em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Un site à voir absolument sur Pinocchio</span></strong></em></a></span></strong> (*)</em>
  </p>
  <div style="text-align: left;">
    <em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <a href="http://claude.sartirano.pagesperso-orange.fr/" target=
    "_blank"><em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Histoire d'une
    Marionnette</span></strong></em></a></span></strong></em><em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR"><a href=
    "http://claude.sartirano.pagesperso-orange.fr/" target="_blank"></a>&nbsp;&nbsp;</span></strong></em>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span lang="FR"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <a href="http://www.matiere-esprit-science.com/pages/breves/pinocchio.htm" target=
    "_blank"><em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span lang="FR">Pinocchio ou l'ange
    humain</span></span></strong></em></a></span>&nbsp;</span></strong></em>&nbsp;&nbsp;
  </div>
  <p style="text-align: left;">
    <em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;" lang="FR">&nbsp;</span>&nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 21 Dec 2010 23:05:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">79992fc2c51d97ca91010d80fbb4c79c</guid>
                <category>Symbolisme</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-pinocchio-mon-frere-1-une-simple-histoire-63507335-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Pinocchio, mon frère - 2. Un conte initiatique ?]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-pinocchio-mon-frere-2-un-recit-initiatique-63428876.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span lang="FR"><span style="color: #000000;"><em><span style="font-size: 12pt;"><strong><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><a href=
    "http://masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/2010/09/pinocho-hermano-mio.html" target="_blank"></a><span style="color: #800000;">PINOCCHIO, mon
    frère,</span></span></span></span></span></span></strong></span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><em><span style="font-size: 12pt;"><strong><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><a title="null" href=
    "http://www.troispoints.info/article-pinocchio-mon-frere-1-une-simple-histoire-63507335.html"><span style="color: #800000;"><em><span style="font-size: 12pt;"><strong><span lang="FR"><span lang=
    "FR"><span lang="FR"><span lang="FR"><span lang="FR">Un livre pour enfants</span></span></span></span></span></strong></span></em></span></a>&nbsp;ou un conte initiatique
    ?</span></span></span></span></span></strong></span></em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 8pt;"><a href="http://masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/2010/09/pinocho-hermano-mio.html" target=
    "_blank"></a><strong><span style="color: #800000; font-size: 10pt;"><em>"Qu'est-ce&nbsp;que l'initiation, sinon la traversée des épreuves à
    travers&nbsp;&nbsp;lesquelles&nbsp;&nbsp;l'être&nbsp;humain met à nu, lentement, cette étincelle&nbsp;qui est en lui et&nbsp;qui,&nbsp;une fois&nbsp;&nbsp;révélée, éclaire&nbsp;l'univers et lui
    donne un sens ?"</em></span></strong></span><strong>&nbsp; ...</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 8pt;"><a href="http://masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/2010/09/pinocho-hermano-mio.html" target=
    "_blank"></a></span><span lang="FR"><a href="http://www.masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/" target="_blank"><img height="38" width="60" src=
    "http://img.over-blog.com/60x38/1/80/87/99/Argentne.png" alt="Argentne" class="DrteTexte"></a>Références et symbolisme maçonniques dans "les aventures de Pinocchio"</span>
  </p>
  <p>
    <span lang="FR">Avec l'autorisation <em>du Blog&nbsp;</em> <a title="null" href="http://www.troispoints.info/ext/http://www.trois-points.net/imprenta.html" target="_blank"><span style=
    "font-family: Arial; color: #0000ff; font-size: 8pt;"><span style="font-family: Arial; color: #0000ff; font-size: 8pt;"><span style=
    "font-family: Arial; color: #0000ff; font-size: 8pt;"><span style="font-family: Arial; color: #0000ff; font-size: 8pt;"><span lang="FR"><em>La Imprenta de
    Benjamin</em></span></span></span></span></span></a><em>&nbsp;- <span style="font-size: 8pt;">(Blogspot.com)</span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span lang="FR">Titre : <a title="null" href="http://masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/2010/09/pinocho-hermano-mio.html" target="_blank"><strong><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 8pt;"><strong><span style="font-family: Arial; font-size: 8pt;"><strong><span style="font-family: Arial; font-size: 8pt;"><span lang="FR">PINOCHO, HERMANO
    MÍO</span></span></strong></span></strong></span></strong></a></span>&nbsp;<a href="http://masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/2010/09/pinocho-hermano-mio.html" target="_blank"></a>
  </p>
  <p>
    <span lang="FR">Auteur : H.: Giovanni Malevolti</span> <a href="http://masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/2010/09/pinocho-hermano-mio.html" target="_blank"><img height="40" width="60"
    src="http://img.over-blog.com/60x40/1/80/87/99/flag_Spain.png" alt="flag Spain" class="DrteTexte"></a>
  </p>
  <p>
    <span lang="FR">Título original: Pinocchio, mio fratello.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><a title="null" href="http://www.freemasons-freemasonry.com/pinocchio.html" target="_blank"><span style="font-family: Arial; font-size: 8pt;"><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 8pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 8pt;"><span lang="FR">http://www.freemasons-freemasonry.com/pinocchio.html</span></span></span></span></a></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em>&nbsp;</em>Résumé - Chapitres 1 à 18&nbsp;(Cliquer sur
    l'image)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><a href="http://joseph.cabioch.pagesperso-orange.fr/resum.htm" target="_blank"><img height="204"
    width="252" src="http://idata.over-blog.com/1/80/87/99/PinR06.jpg" alt="PinR06" class="GcheTexte"></a></span></strong></span><span style="color: #000000;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Quelles</span></strong></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style=
    "font-size: 10pt;">sont donc ces <em>"aventures de Pinocchio"</em> ? Ouvrons le livre et entrons dans …</span></strong></span> "<span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><em>un temple maçonnique"</em>, où l'on va célébrer&nbsp;la plus importante cérémonie d'un itinéraire maçonnique,
    <em>une initiation</em>, une vraie initiation,&nbsp;dans la totalité de ses trois degrés. Et qui donc va être initié ? Peut-être Pinocchio ? Non ! Mais poursuivons. <em>"Il était une fois, … un
    roi ?"&nbsp;-&nbsp;"non … un morceau de bois !".</em> Ou peut-être vaudrait-il mieux dire : <em>"Il était une fois un Maître"</em> … <em>Maître Antoine</em>, dit <em>Maître Cerise</em>, qui
    pourrait être le vénérable d'une&nbsp;loge hypothétique. <em>Maître Antoine</em> est un vieux menuisier&nbsp;qui a en mains un morceau de bois. S'il avait été tailleur de pierre, il
    aurait&nbsp;certainement voulu&nbsp;tailler cette pierre. Mais ce <em>"rondin de bois",</em></span></strong></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style=
    "font-size: 10pt;">le maître veut en faire un objet achevé et utile</span></strong></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 10pt;">,&nbsp;un
    pied de table par exemple. <em>"Aussitôt,</em> dit Collodi<em>, il prend sa meilleure hâche, bien affûtée, pour entreprendre d'enlever l'écorce du bois afin de le dégrossir"</em>. Mais l'habile
    Maître menuisier s'aperçoit alors que ce morceau de bois brut, cette simple bûche&nbsp;ramassée dans le tas de bois, ce bout de bois tout ordinaire, possède pourtant une qualité cachée : "<em>il
    est vivant, il parle" ...</em>&nbsp;et son destin n'est donc pas de devenir&nbsp;un simple pied de table ou, pire encore,&nbsp;de finir&nbsp;dans la cheminée.</span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em> <span style="font-size: 8pt;">Résumé - Chapitres&nbsp;19 à
    36</span> (<span style="font-size: 8pt;">Cliquer sur l'image)</span><em><strong>&nbsp;</strong></em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><em><a href="http://joseph.cabioch.pagesperso-orange.fr/resum1.htm" target="_blank"><img height="228"
    width="231" src="http://idata.over-blog.com/1/80/87/99/PinR35.jpg" alt="PinR35" class="DrteTexte"></a><span style="color: #000000;">"C'est alors qu'on frappe à la porte"
    ...</span></em></span></strong></span> <span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><em>"On frappe en profane à la
    porte du Temple"</em>. Et celui qui frappe, <em>le candidat</em>, c'est Geppetto, qui entre. Geppetto est un petit vieillard grincheux, prêt devenir une vraie bête agressive, qu'il n'y a plus
    moyen de tenir, car la tolérance n'est pas sa qualité première. Mais malgré tout, Geppetto est au fond un brave homme qui vient demander un morceau de bois pour sculpter une Marionnette. A qui
    d'autre, le vénérable pourrait-il confier mieux qu'à lui, le travail de dégrossir ce morceau de bois qui parle pour en tirer le meilleur parti ? C'est ainsi que Geppetto emporte le morceau de
    bois brut, disons <em>"sa pierre brute"</em>, dans sa masure, qui ressemble beaucoup à un cabinet de réflexion : <em>"... une petite pièce en rez-de-chaussée, qu'éclairait une soupente, un siège
    bancal, une table complètement délabrée, un feu dans une cheminée, mais ce feu était peint en trompe l'<span lang="FR">œil&nbsp;</span> sur le mur et une casserole, peinte elle aussi, &nbsp;qui
    envoyait un nuage de vapeur" ..</em>. Geppetto rédige alors son testament philosophique : <em>"Je sculpterai une Marionnette en bois, je l'appellerai Pinocchio, c'est un nom qui lui portera
    bonheur. J'ai connu une famille entière de Pinocchio, tous se la coulaient douce … Et le plus riche d'entre eux se contentait de mendier".</em></span></strong></span>&nbsp;<span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><em>A</em>près avoir trouvé un nom pour sa Marionnette, Geppetto se met au travail sérieusement en&nbsp;
    utilisant ses outils avec détermination. Et, après</span></strong></span>&nbsp;<span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 10pt;">des périodes d'espoir
    et de doute, après avoir surmonté toutes les difficultés, il parvient enfin à sculpter le morceau de bois et à en faire une Marionnette, une Marionnette certes parfaite, mais&nbsp;encore rien
    qu'une simple&nbsp;Marionnette.</span></strong> <strong><span style="font-size: 10pt;"><span lang="FR">C'est ainsi que naît Pinocchio,&nbsp;Marionnette de bonnes mœurs, mais encore inachevée,
    donc susceptible de se fourvoyer dans les pièges et les tentations de la vie profane.</span></span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span lang="FR">&nbsp;</span></span></strong></span>&nbsp;
  </p>
  <div>
    <div class="clearfix" style="width: 180px;">
      <div class="deezercob">
        <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><a href="http://www.over-blog.com/"></a></strong></span>
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  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span lang="FR">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></strong></span>&nbsp; Carlo
    Collodi&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span lang="FR"><a href="http://claude.sartirano.pagesperso-orange.fr/" target=
    "_blank"><img height="150" width="149" src="http://img.over-blog.com/149x150/1/80/87/99/CarloCollodi.jpg" alt="CarloCollodi" class="DrteTexte"></a>Dès lors, Geppetto et sa création vivent presque
    en symbiose, l'auteur s'identifiant à son œuvre, chacun partageant les souffrances de l'autre, les mêmes espérances, traversant les mêmes épreuves, même si les lieux et les circonstances ne sont
    pas rigoureusement les mêmes. Au chapitre VI, alors que Geppetto est en prison, Pinocchio doit traverser une tempête et un froid glacial, recevoir une bassine&nbsp;pleine d'eau sur la tête et
    enfin se brûler sérieusement, ce qui lui réduit les pieds en cendres. Air, eau, feu, peuvent-ils constituer une simple coïncidence ? Après avoir dégrossi la pierre brute, Geppetto réussit à
    passer du premier au second degré. Il a certainement fait des progrès, mais il est encore très loin de l'idéal de perfection auquel il aspire. Il n'est certes plus l'homme irrascible du premier
    chapitre et la Marionnette, elle, abandonne de plus en plus sa mentalité de bois brut pour commencer à acquérir des raisonnements humains. Ses pieds refaits après avoir subi l'épreuve du feu,
    Pinocchio commence à réfléchir : <em>"Je vous promets, papa, que j'irai à l'école, que j'étudierai&nbsp;... J'apprendrai un métier qui me permettra de vous faire honneur et&nbsp; je serai votre
    bâton de vieillesse".</em></span> <span lang="ES-AR">Comment ne pas adhérer à un&nbsp;tel projet ? Geppetto, afin de voir son œuvre réalisée, et lui-même en elle, n'hésite pas donc un seul
    instant à vendre son vieux manteau pour acheter un abécédaire à Pinocchio.</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span lang="ES-AR">&nbsp;</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span lang="ES-AR"><a href=
    "http://www.matiere-esprit-science.com/pages/breves/pinocchio.htm" target="_blank"></a>Dès lors, toute l'histoire se focalisera sur l'école et sur l'évolution de la Marionnette jusqu'à sa
    transformation finale. Mais combien d'épreuves fondées sur le trinome air, eau, feu devra-t-elle encore surmonter ? Elle risque d'être brûlée dans le barbecue de</span> <span lang=
    "FR">Mangiafuoco (Mangefeu), où de périr carbonisée dans l'incendie allumé par les bandits (le Chat et le Renard) . Elle flotte au gré de la Tramontane, pendue au Grand Chêne</span><span lang=
    "ES-AR">, voyage dans les airs à califourchon sur un pigeon, plonge dans la mer pour y retrouver son père. Elle &nbsp;est elle-même&nbsp;jetée à la mer, transformée en petit âne, pour&nbsp;être
    noyée. Et comme elle surmontera toutes ces épreuves, malgré quelques faux pas dus aux tentations de la vie profane, elle en sortira purifiée, plus forte,
    meilleure.&nbsp;</span></span></strong></span>&nbsp;</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 10pt;" lang="FR">Et
    la Petite Fée aux Cheveux Bleu-nuit ? <em>(Buona Fatina - la Bonne Petite Fée)</em> ? Est-il possible de passer sous silence un personnage si important ? Certes non … Car elle
    est&nbsp;omniprésente et même au c<span lang="FR">œur&nbsp;</span>du récit. Elle est la personnification de l'idéal maçonnique, l'expression de la raison. Ses intentions ne s'inspirent ni de la
    Foi, ni de l'Espérance, ni de la Charité, mais d'un rationalisme absolu qui peut&nbsp;même parfois exaspérer par une&nbsp;simplicité un peu réductrice (voir le chapitre
    XXV).</span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 10pt;" lang="FR"><a title="null" href=
    "http://www.matiere-esprit-science.com/pages/breves/pinocchio.htm" target="_blank"></a>La Bonne Petite Fée, intervient pour la première fois dans le récit lorsqu'en <em>frappant trois coups</em>,
    elle ordonne le&nbsp;sauvetage de Pinocchio qui est alors pendu par le cou au Grand Chêne. Elle le fait ensuite amener dans sa demeure où tout est lumière et joie. Mais elle doit d'abord
    consulter trois médecins pour savoir si Pinocchio&nbsp;est mort ou bien vivant, même si, malgré quelques incertitudes, le diagnostic semble favorable. C'est pour cela que la Marionnette doit
    comprendre ce que signifie la vie dans cette demeure. Pinocchio mange&nbsp;d'abord les bonbons, mais doit&nbsp;ensuite avaler&nbsp;la potion amère <em>(la coupe d'amertume)</em>. Et la Bonne
    Petite Fée, présente, sous l'apparence d'un enfant, lors de sa première apparition, dit à Pinocchio : <em>"Tu seras mon Petit Frère"</em> …</span></strong></span> <span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 10pt;" lang="FR">Les analogies avec le rituel d'initiation sont tellement évidentes qu'il est impossible de croire que
    ces références de Collodi pourraient être involontaires ou relever du simple hasard.</span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><strong><span style="font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><strong><span style="font-size: 10pt;" lang="FR"><a href="http://www.matiere-esprit-science.com/pages/breves/pinocchio.htm"
    target="_blank"><img height="300" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x300/1/80/87/99/res11.jpg" alt="res11" class="GcheTexte"></a>Lors de la deuxième rencontre de Pinocchio avec la
    Bonne Petite Fée, elle n'est plus une enfant, mais elle est devenue une femme, à qui il avoue pour la première fois son désir de devenir un vrai petit garçon, un homme. La Bonne Petite Fée lui
    répond qu'il devra pour cela surmonter une série d'épreuves mais surtout commencer par étudier à l'école et s'instruire.&nbsp;Pinocchio le promet et même le jure … Et se parjure. Puis, le
    compor-tement de la Marionnette semble ensuite s'améliorer de&nbsp;sorte que la Bonne Petite Fée lui annonce que le lendemain, il deviendra un vrai petit garçon en chair et en os. On organise
    alors une grande&nbsp;fête. On lance des invitations, mais une fois encore, les tentations du monde profane entraînent malheureusement Pinocchio au Pays des Jouets. Après cette expérience
    désastreuse, Pinocchio, qui doit se racheter, ne reverra plus la Bonne Petite Fée qu'indirectement, une troisième fois, sous les apparences d'une chevrette, qui viendra pour l'assister et l'aider
    lorsqu'il sera avalé par le redoutable Requin, avant de parvenir à l'ultime purification.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><strong><span style="font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 10pt;" lang="FR">Lorsqu'il est avalé par cet effrayant poisson, Pinocchio
    entame la transition vers le Troisième Degré : la mort suivie de la Renaissance. <em>"Le choc est alors si violent&nbsp;&nbsp;que, dégringolant dans le corps du requin, Pinocchio est assommé et
    reste évanoui pendant un bon quart d'heure. Lorsqu'il revient à lui tout, autour de lui, est plongé dans le noir le plus profond, comme s'il était tombé dans un encrier plein
    d'encre.</em></span></strong></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 10pt;" lang="FR"><em>Plongé dans l'obscurité et&nbsp; terrorisé à
    l'idée d'être digéré dans le ventre du poisson, Pinocchio aperçoit enfin une vague lueur, une toute petite lumière, peut-être quelque compagnon d'infortune, attendant lui aussi d'être digéré … Je
    veux le rencontrer. Car ce pourrait être un vieux poisson avisé qui sait, lui, comment sortir d'ici."</em> … Et Pinocchio commence à marcher à tâtons dans l'obscurité, en progressant pas à pas
    vers cette pâle lueur qui brille vaguement dans le lointain. <em>"Et,&nbsp;plus il avance, plus cette lueur lointaine et imprécise devient plus vive et plus brillante. Il marche longtemps avant
    d'atteindre son but. Et là, que trouve Pinocchio ? Une petite table sur laquelle est allumée une bougie enfilée dans une bouteille en cristal vert et, assis à cette table, un petit vieux aux
    cheveux blancs comme la neige" ...".</em></span></strong></span></span>&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000000;"><strong><span lang="FR">Le créateur et son œuvre sont alors à nouveau ensemble, réunis et prêts à accéder enfin à la Lumière qui se
    présente à eux comme <em>"un ciel étoilé&nbsp;et&nbsp;où&nbsp;&nbsp;un splendide clair de lune&nbsp;brille sur la mer"&nbsp;</em>...</span></strong> <strong><span lang="FR">L'artiste revient à la
    vie grâce à son œuvre. Ainsi achevée, la Marionnette est désormais prête à devenir un homme. La pierre brute a été taillée. Il ne reste plus qu'à la</span></strong> <strong><span lang=
    "FR">polir</span></strong> <strong><span lang="FR">pour que l'œuvre soit parfaite. <em>"Entre temps, le jour s'était levé" ...</em></span></strong>&nbsp;<strong><span lang="FR">Pinocchio commence
    alors à étudier et à beaucoup travailler pour son père mais aussi pour secourir la Bonne Petite&nbsp;Fée qui se trouve dans le besoin. Il</span></strong></span> <span style=
    "color: #000000;"><strong><span lang="FR">renonce même pour cela à acheter un nouveau costume. Et un matin, en ouvrant les yeux,&nbsp;Pinocchio,&nbsp;découvre émerveillé&nbsp;qu'il n'est plus une
    Marionnette en bois, mais qu'il est devenu un vrai petit garçon. Il découvre également que la pièce aux murs nus de la cabane en paille est devenue&nbsp;une jolie chambre meublée et décorée avec
    une élégante simplicité. Il est</span></strong> <strong><span lang="FR">désormais riche, car les quarante sous envoyées pour aider la Bonne Petite Fée, lui ont été restitués sous la forme de
    quarante louis d'or. Ainsi, on lui a rendu ses métaux. Pinocchio se précipite&nbsp;pour retrouver son pauvre père, dans la chambre voisine, et y trouve le vieux Geppetto en pleine forme,
    guilleret et de bonne humeur.</span></strong><strong><span lang="FR">&nbsp;</span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><strong><span style="font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><strong><span style="font-size: 10pt;" lang="FR">Le passage au troisième degré est enfin achevé et
    l'itinéraire&nbsp;initiatique arrivé à son terme. La fin de l'histoire se passe&nbsp;dans le temple, où le bon Geppetto&nbsp;observe satisfait, d'un côté Pinocchio devenu un homme, c'est à dire
    une Pierre bien taillée qu'il faut continuer à polir, et de l'autre la vieille Marionnette de bois, appuyée contre une chaise, la tête penchant sur le côté, les bras ballants,&nbsp;&nbsp;les
    jambes entremêlées et à demi repliées. A se demander comment elle pouvait se tenir debout ... Car c'est bien là que se trouve l'originalité de l'<span lang="FR">œuvre</span> : En fait, Pinocchio
    ne s'est pas&nbsp;réellement métamorphosé,&nbsp;&nbsp;et il n'est pas devenu un vrai petit garçon. Mais un nouvel être est né (en Geppetto) et la Marionnette qui gît là-bas est bien là pour&nbsp;
    en témoigner. A la fin du Conte, la dernière phrase que Collodi fait prononcer à Pinocchio, exprime la quintessence de la fierté d'être devenu, par l'initiation, un Frère et un Maçon Libre <em>:
    "Quel drôle d'air j'avais,&nbsp;lorsque j'étais une Marionnette ! Et comme je suis content d'être devenu un vrai et bon petit garçon !"</em> …</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><strong><span style="font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-size: 10pt;"><span lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Saul -&nbsp;La Plata, 18 septembre
    2010&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span lang="FR"><em><span style="font-size: 10pt;">&nbsp; Traduction par Eusthènes&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></em></span>&nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;" lang="FR">Fin</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 8pt;"><em>MAJ 22 12 2010&nbsp;</em></span> *</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em>Les Images proviennent du site <a href="http://joseph.cabioch.pagesperso-orange.fr/index.htm" target="_blank">PINOCCHIO</a>&nbsp;(*) de Joseph&nbsp;Cabioch et
    sont signées Gorde, Jacovitti, Marig et Routier</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;&nbsp;<strong><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp;</span></em></strong>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <strong><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><strong><em><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;">Liens</span></em></strong>&nbsp;</span></em></strong>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <a href="http://www.diogene.ch/IMG/pdf/collodi_pinocchio.pdf" target=
    "_blank"><em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le conte de Carlo Collodi</span></strong></em></a></span></strong></em>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></strong> <a title="null" href="http://www.ebooksgratuits.com/"
    target="_blank"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong><em>La Bibliothèque Electronique</em></strong></span></a></span><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong><em>&nbsp;&nbsp;</em></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <a href="http://joseph.cabioch.pagesperso-orange.fr/index.htm" target=
    "_blank"><em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Un site à voir absolument sur Pinocchio</span></strong></em></a></span></strong> (*)</em>
  </p>
  <div style="text-align: left;">
    <em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <a href="http://claude.sartirano.pagesperso-orange.fr/" target=
    "_blank"><em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR">Histoire d'une
    Marionnette</span></strong></em></a></span></strong></em><em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;" lang="FR"><a href=
    "http://claude.sartirano.pagesperso-orange.fr/" target="_blank"></a>&nbsp;&nbsp;</span></strong></em>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span lang="FR"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <a href="http://www.matiere-esprit-science.com/pages/breves/pinocchio.htm" target=
    "_blank"><em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span lang="FR">Pinocchio ou l'ange
    humain</span></span></strong></em></a></span>&nbsp;</span></strong></em>&nbsp;&nbsp;
  </div>
  <p style="text-align: left;">
    <em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;" lang="FR">&nbsp;</span>&nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 21 Dec 2010 23:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">80e7c29049446017a118dab9f8746608</guid>
                <category>Symbolisme</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-pinocchio-mon-frere-2-un-recit-initiatique-63428876-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["Que la Lumière soit" ...]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-que-la-lumiere-soit-61529832.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><img height="300" width="236" src="http://img.over-blog.com/236x300/1/80/87/99/lumiere0.jpg" alt="lumiere0" class="GcheTexte"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>"<em>Que la Lumière soit !"</em> Trois fois j’entends cette phrase prononcée par le Vénérable&nbsp;pendant le rituel et chaque
    fois, à chaque tenue, l’incantation m’évoque le verbe initial, celui de la création du monde par Dieu. Mais avant de créer notre monde (la terre, le ciel, les animaux et les hommes) le Dieu de
    Moïse crée d’abord la Lumière. Il la tire du Chaos. S’il y a bien quelque chose d’incompré-hensible, c’est bien cela : il crée la lumière avant même que les luminaires existent, eux qui sont
    supposés la dispenser ... Je l’avoue : j’ai beaucoup glosé sur cet illogisme. Preuve fatale, faut-il le souligner, de mon ignorance et d’une raison adolescente, à une époque rebelle aux mystères
    cachés.</strong></span> <span lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">La plupart des récits de création, de toutes les sociétés du monde et de
    tous les temps, plongent pourtant leurs racines dans des mythes qui recèlent une Vérité cachée. Et la théorie du Big Bang, qui a pourtant jeté Dieu dans les oubliettes du Hasard et du
    Déterminisme, n’échappe pas à la règle.</span></strong></span> <span lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">La référence biblique évoque à
    l’évidence la lumière primordiale, lumière qui ne serait pas de même nature que celle que nous connaissons, celle émise par les luminaires. Comme cette petite bougie qui attend notre entrée dans
    la pénombre du Temple …</span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Tout à l’heure, avant d’entrer en loge, nous avons fait silence sur les
    parvis, et nous sommes entrés dans le temple comme on entre dans une église, silencieusement. Le temple est plongé dans la pénombre. Seule la lueur de cette petite bougie émerge de l’obscurité et
    éclaire notre déambulation. L’ambiance aide au recueillement. L’intention est trop religieusement marquée, trop pascale, pour ne pas en cacher une autre, plus discrètement initiatique. Bon,
    j’entre dans le silence de ma propre nuit et la faible lueur semble tout d’abord me rappeler que je suis là pour être éclairé, pour trouver la lumière. Symbolique de comptoir, me direz-vous, oui,
    je suis preneur. Cette petite lueur qui vacille m’en rappelle une autre, celle qui présida à ma veillée solitaire dans le cabinet de réflexion.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le temple est bien couvert, pas d’intrus qui se cachent sur les colonnes.
    Le Vénérable demande alors ce qui nous unit dans ce lieu : "<em>La Vérité"</em> lui est-t-il répondu. J’entends bien que cette vérité est <em>La Vérité</em>, qu’elle n’est pas relative : elle est
    complète, totale, elle contient, semble-t-il, toutes les vérités et surtout elle recèle un secret, notamment que le Monde a été créé par un Architecte éternel. Secret de polichinelle : toutes les
    religions d’hier et d’aujourd’hui proclament à peu près le même refrain. Et chaque religion a nommé son, ou ses dieux. La franc-maçonnerie, qui n'est pas une religion, a le Grand Architecte …
    Non, le secret ici semble plutôt résider dans la manière dont le monde a été conçu et réalisé : avec, nous dit-on, des outils et des nombres mystérieux, cet Architecte aurait ordonné, je cite le
    rituel, <em>"tout ce qui constitue l’essence de l’être"</em>. Outils et Nombres <em>"voilent</em>, nous dit-on encore, <em>l’essentiel du mystère de notre loge, et dissimulent le secret de
    l’entrée dans notre chambre du milieu"</em>. Rien, pas un indice, pas une explication supplémentaire, ne vient à mon secours pour me permettre de digérer un tant soit peu cette révélation
    massivement hermétique.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><img height="138" width="248" src=
    "http://img.over-blog.com/248x138/1/80/87/99/3lumi-res.jpg" alt="3lumi-res.jpg" class="DrteTexte">Les outils sont disposés sur l’évangile de Jean, celui, dit-on, de la Vraie Lumière. Et le
    Vénérable de rajouter une couche de mystère : <em>"Ici sont les arcanes de la Gnose".</em> Je reprends le texte de Jean pour tenter de percer le secret de l’arcane en question. Je lis : <em>"La
    Vie était la Lumière des Hommes, et la Lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas saisie".</em> Ce n’est pas plus clair. Assis dans l’ombre, j’attends la lumière des hommes, je
    la désire. Le noir est un turbulent silence. Depuis les origines, tout ce qui vient au jour, à la lumière, sous le regard, vient du noir ou de la pénombre. Et y retourne. Caverne, grotte,
    gouffre, crypte, forêt, ventre, souterrain, nuit, chaos, sommeil, temple ! sont les matrices du secret. Ils sont à la fois les conditions du passage et celles de la transformation. Passage…
    Transformation : je pense de nouveau au Cabinet de Réflexion.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Apportée par le Maître de Cérémonie qui la tire de la pénombre, la lumière
    monte vers l’Orient. Je souris : le Maître de Cérémonie joue ici le rôle de Lucifer, le porteur de la première lumière. Le Vénérable invoque le Dieu inconnu, et la première lumière s’allume à
    l’Orient, sur la Terre de Memphis. Le maillet qu’il porte sur le coeur est censé transformer sa parole en Verbe. <em>"Que la première lumière soit !"</em> Le triple flambeau du Vénérable Maître
    est allumé, puis ceux des Premier et Second Surveillants, respectivement sous les auspices de la <em>"Sagesse ineffable",</em> de la <em>"Force toute puissante"</em> et de la <em>"Beauté
    éternelle".</em> Et à chaque allumage : <em>"que la lumière soit !".</em> &nbsp;Puis c’est au tour des colonnes de la Sagesse, de la Force et la Beauté, d’être allumées. Sagesse, Force, Beauté :
    les trois outils architecturaux de la fabrique du Monde. Symboles respectifs du Verbe, de la Manifestation initiale et de l’Harmonie. Nous sommes au coeur du Mystère. Etrange mystère dont
    l’apparente simplicité m’interloque encore. Prononcée si solennellement, maillet à la main, on s’attend à ce qu’une telle phrase soit suivie d’un effet immédiatement transmutatoire. Mais rien ne
    se passe. Oui, les lumières s’allument, mais la révélation attendue, souhaitée, la fameuse lumière, ne tombe pas du Ciel.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">On m’a dit que le jour de mon initiation j’avais reçu la lumière. Quelle
    lumière ai-je reçue ? Il ne peut s’agir de celle que j’ai déjà reçue à la naissance, quand mes yeux ont commencé à séparer le jour de la nuit, à sortir les objets du magma lumineux indifférencié.
    Lente acquisition, certes, mais on ne peut m’accorder une chose que je possède déjà. S’agirait-il d’une symbolique restitution, censée me transformer profondément ? Et comprendre le mot
    <em>lumière</em> dans les emplois figurés liés à sa fonction de cognition : <em>intelligence</em>, <em>compréhension</em> … Jeter la lumière sur … Mais pourquoi recourir à la raison, ici, quand
    il s’agit d’ouvrir la voie à une "révélation" fondée sur l’émotion ? Alors quelle est la <em>vraie</em> nature de cette lumière qu’on allume symboliquement dans la nuit ? Cela m’intrigue et j’ai
    bien envie de faire un petit tour du côté de la lumière et de sa perception de la lumière. La lumière me semble tout à fait évidente aussi longtemps que je n’y regarde pas de trop prés. Mais dès
    que je me pose la question sur sa nature… Je ne sais plus très bien de quoi je parle.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <div class="clearfix" style="width: 180px;">
    <div class="deezercob">
      <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><a href="http://www.over-blog.com/"></a></strong></span>
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                                        <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><object type="application/x-shockwave-flash" data=
                                        "http://www.deezer.com/embedded/widget.swf?path=53933482&amp;lang=fr&amp;autoplay=1&amp;autoShuffle=0&amp;id=15085805" height="236" width="180">
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  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;" lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Je peux néanmoins dire <em>ce que je ne sais pas d’elle</em> : Je ne sais pas, par exemple, si la lumière est une onde ou une
    particule, comme le prétendent les physiciens, ou une autre entité dont on n’a pas encore le moindre concept. Je ne sais pas si la couleur d’un objet, qui est sa lumière propre dit-on, est une
    propriété de l’objet ou si c’est plutôt le refus de ces qualités par l’objet en question. Je ne sais donc pas la vraie couleur de l’objet : si c’est celle qu’il rejette, la lumière visible, ou si
    c’est celle qu’il absorbe, la lumière invisible. Je ne sais pas si la perception colorée d’un objet fait véritablement référence à la chose réelle qui a émis le signal à l’extérieur de moi. Je ne
    sais pas si la lumière que je perçois existe en dehors du système de perception. Je ne sais pas ce que c’est qu’une image mentale, résultat ordonné d’un flux chaotique d’informations qui ont été
    onde ou particule, c’est selon, puis, entre rétine et cerveau, sont devenus signaux électrochimiques, électriques, ioniques, re-électrique, puis, quelque part, recomposés en image d’une toute
    autre nature que les signaux reçus et transmis …</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Allons plus loin et, puisque nous sommes dans l’image, imaginons ! Et si
    tout le spectre de la lumière visible que nous percevons, c’est-à-dire les quelques petits quatre cent cinquante nanomètres de fréquences qui oscillent entre le rouge et l’indigo, s’élargissait à
    toutes les longueurs d’ondes en circulation dans l’Univers ! De quelle nature serait la lumière perçue par nos sens ? Des flux énormes de particules circulent dans l’Univers, parmi lesquelles les
    photons et les neutrinos, par exemple. La Nature a fait le choix : pour voir les objets, elle a choisi les photons, détectables parce qu’ils sont en interaction avec la matière. Avec les photons,
    le monde apparaît dense et opaque. Et lumineux ! La lumière que nous connaissons n’est q’une apparence particulière, due à l’usage des</span></strong> <strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">photons. Mais quelle est la couleur de la lumière quand les photons ne rencontrent aucun obstacle dans leur voyage à travers l’espace
    sidéral ? Noire. La lumière est noire.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Imaginons maintenant que nous disposions d’organes (tout à fait
    extraordinaires et peu vraisemblables) sensibles au flux des neutrinos. Les neutrinos sont des particules émises par tous les corps, et traversent d’énormes quantités de matière sans interagir
    avec elle (les neutrinos traversent la Terre sans rencontrer le moindre obstacle). Nous aurions alors à traiter une autre apparence particulière de la réalité. Nous pourrions contempler sous nos
    pieds, pieds que nous ne verrions pas, nous pourrions contempler le centre de la Terre, l’envers des continents, le soleil des antipodes et audelà de tout cela, le vide des espaces infinis … Avec
    les neutrinos, le monde serait subtil et transparent. Mais il serait pratiquement invisible. Le monde serait noir … Imaginons encore (cela ne coûte rien !) qu’une fenêtre beaucoup plus large soit
    ouverte dans le spectre électromagnétique. Notre vue du monde serait bien différente. Nous pourrions voir les émissions de radio et de télévision, chacune visible avec sa couleur propre. On peut
    ainsi jouer à imaginer un mélange de couleur rouge avec la couleur inconnue de Radio-France, qui colorerait les murs de la maison voisine. En réalité, tous les objets, donc tous les obstacles à
    la lumière, reflètent une</span></strong> <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">combinaison de rayonnements encore bien plus complexes, quoique
    invisibles pour notre système de perception.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Vous devez vous demander pourquoi je vous ai emmenés avec moi dans cette
    petite rêverie imaginaire … et peut-être pas bien lumineuse, je vous l’accorde. Parce qu’on voit bien qu’on ne peut pas compter sur la réalité de la lumière que nous connaissons ! Ce monde est
    une illusion. Une illusion des photons, qui ne pénètrent pas la matière. Je vois quelque chose de coloré, de lumineux, parce que je suis dans le monde des photons. De plus ce que je vois n’est
    pas la lumière émise, complète, mais la lumière réfléchie, je veux dire rejetée. Au spectre limité. Dans le monde des neutrinos, je ne verrais presque plus rien, puisque ces particules n’ont pas
    d’interaction avec la matière. La lumière lumineuse serait-elle alors de la lumière <em>"grossière",</em> tandis que la plus sombre serait plus subtile, plus … <em>divine ?</em> La lumière totale
    serait-elle celle des physiciens quantiques, un fond énergétique, intemporel, non-spatial, insondable. Invisible. Et pourtant présente partout et à toutes les échelles de la Nature ? Une lumière
    invisible d’où émerge cet univers et qui sous-tend ce qui est, dans un éternel présent ? La lumière primordiale serait-elle cet Esprit universel des alchimistes, principal agent de transformation
    et de re-génération. Cette lumière toute puissante serait-elle celle du Nagual, des guerriers Toltèques, impersonnelle et effrayante, dévoreuse de la lumière des êtres ?</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><img height="192" width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x195/1/80/87/99/luuiere1.jpg" alt="lumiere11" class="DrteTexte">Peut-être pour répondre à mes interrogations muettes, le Vénérable adresse à la déité une prière :
    <em>"Illumine de ta Gnose les hommes qui sont encore dans les ténèbres de l’ignorance".</em> Je vois bien que je suis de ceux-là ! La Gnose dit que le salut de chacun d’entre nous est fondé sur
    la Connaissance, une connaissance de soi, qui a pour levier une révélation intérieure. Pour le gnostique, <em>"Connais-sance de soi est connaissance de Dieu".</em></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Et me voilà propulsé une fois encore au coeur du cabinet de réflexion avec
    son <em>"Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les dieux".</em> Est-ce là l’entrée du chemin de la Vérité, cette Vérité totale promise depuis tout à l’heure ? Je lis quelque part (je
    ne sais plus où) : <em>"La Connaissance de la Lumière noire est la clé de la Connaissance totale. Elle ouvre à l’Homme la maîtrise de la Terre, ainsi que les portes du Ciel et de l’Enfer"</em>.
    Dans cette conception, la lumière est la Vraie matière de l’Univers, cette lumière subtile, totale, primordiale, cette lumière noire, est le <em>Plein</em> tandis que la matière est le
    <em>Vide</em>, le lieu où la lumière ne peut se propager, là où elle n’a pas accès, comme le suggère le philosophe alchimiste Coton-Alvard. La lumière de mon esprit, enfouie, enkystée,
    prisonnière dans sa gangue matérielle, psychique, temporelle, ne demande qu’à dissoudre les concrétions qui la pétrifient, ne demande qu’à se libérer du <em>vide</em> de la matière, entrer en
    harmonie avec la Lumière Universelle … d’où elle vient. Une libération qui, selon la Gnose, fait accéder l’Homme à la connaissance directe de la divinité. Cette Connaissance est une expérience
    <em>vécue</em> de la Lumière.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em>"Souviens-toi qu’Osiris est un dieu noir".</em> Eliphas Levi disait que
    cet aphorisme était soufflé à l’oreille de l’initié, rappelant qu’Osiris Noumène (l’Osiris lumière) est ténèbre pour le mortel. Osiris, dieu démembré, putréfié, enveloppé, refaçonné, revivifié,
    plongé au coeur des ténèbres les plus profondes. Il est, pour les égyptiens, le Soleil noir et la Source de Vie. Chaque homme est appelé à revivre le mythe d’Osiris. Chaque homme est aussi appelé
    à retrouver le chemin de l’Arbre de Vie, planté au coeur du jardin d’Eden. La Bible dit qu’un chérubin se tient à la porte du jardin, en brandissant une épée flamboyante. Cette porte, il ne la
    défend pas avec l’épée, non, il la signale. L’entrée est là ! mais pour passer la porte, l’homme, qui a parcouru le monde de la matière au point d’être lui-même devenu matière, doit se dépouiller
    de la gangue réfractaire à la lumière, se laisser démembrer par l’épée, mourir à lui-même pour enfin laisser se dilater sa propre lumière. Je lis quelque part : <em>"… Soi-même est la lumière, si
    petite fût-elle, qui réside au fond de tout être quelle que soit sa condition ... Rechercher, découvrir sa propre lumière intérieure, la définir, elle et ses besoins, puis la ressentir dans la
    dilatation de tout l'être qu'elle provoque avec l'intense joie qui l'accompagne, tout cela est inexprimable".</em></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em>&nbsp;</em></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em>"De tout être, quelle que soit sa condition"</em> : l’être humain
    certainement, mais aussi l’être animal, végétal, minéral … Le psychanalyste, avec <em>"Connais-toi toi-même"</em>, mais aussi l’alchimiste avec V.I.T.R.I.O.L., aident à l’émergence de la lumière
    enfouie, à la faire circuler, à la libérer, l’un pour la libérer des noyaux psychiques, l’autre de sa gangue matérielle. Si dans la communauté des hommes, Jésus, Bouddha, Sahi Baba, Zarathoustra
    sont des êtres de lumière, la Pierre philosophale est l’être lumineux dévolu au monde minéral. Oui, il s’agit bien de faire naître <em>sa</em> Lumière, de la nourrir, de la faire grandir. Non pas
    pour la fondre dans le grand Tout, comme le suggèrent les adeptes du New-Age. Voilà bien, au regard de la psychanalyse d’ailleurs, un désir de régression infantile, de renoncement à la vie, dont
    le résultat immédiat est un abandon de sa liberté. Non. Sa lumière, il faut se la conquérir contre la lourdeur de la matière, se la forger, l’épurer. Se façonner un esprit lumineux, se fabriquer
    un corps de gloire, comme celui du guerrier Toltèque, afin qu’il puisse se présenter devant la Grande Lumière, vivant et libre, sans crainte d’être dévoré par la toute puissance. Au contraire se
    faire traverser par elle, alimenter sa propre lumière à la source de la Grande Lumière. Et, folie ! ajouter sa lumière à la Grande Lumière … Combat sans fin, lutte sans trêve contre la gravité de
    notre existence. Incroyable défi, folle espérance de l’homme mortel devant le mystère de l’éternité !</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Dans la cérémonie d’initiation, le Vénérable porte l’épée flamboyante,
    celle du chérubin qui dispense la Vie et la Mort, qui balaye l’orgueil, qui dissout l’ego. Elle garde la porte de l’autre monde, celui de la source de la Lumière. Pour entrer dans ce monde, il
    faut passer au fil de cette épée-là. Avec son épée flamboyante, le Vénérable montre sa fonction de gardien du symbole, celui de la régénération de l’Homme par le travail de dissolution du moi, de
    l'enfantement de la lumière dans la douleur, loi immuable et nécessaire des initiations et des épreuves. Cette épée signale-t-elle l’entrée de la mystérieuse chambre du Milieu
    ?&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em>"Pas de catéchisme, pas de mode d'emploi, pas de guide non plus
    pour passer la porte : la franc-maçonnerie n'est pas une école qui a un programme d'enseignement ou des dogmes. Oh ! Elle suggère bien qu'il y a un chemin, mais elle laisse à l'initié le soin
    d'en trouver l'entrée et d'en tracer le cours. Initié certes. Mais seul ! De temps en temps quelques balises permettent à l'initié de se recaler s'il veut bien continuer sa route : élévation au
    deuxième grade, à la maîtrise, et puis les hauts grades... Des outils, des symboles, des mots et des signes lui sont montrés. Des émotions, des intuitions, des mythes émergent d'autres mondes,
    des états de conscience manifestent des fonds d'être. Des formules sèment des alertes : "Connais-toi toi-même"</em> ... <em>"On n'est jamais initié que par soi-même". Initié certes ... Mais
    seul&nbsp;! Ouvrir le chemin, oui ! mais au milieu de ses propres ronces ! Chemin de solitaire. Des frères, occupés sans doute à suivre leur propre chemin, accompagnent le mouvement. Mais aucun
    n'est le guide. Aucun n'indiquera de direction. Personne au carrefour. Compagnons sur les voies de la lumière, mais pas forcément sur la même route ni aux mêmes étapes. Parfois des rencontres
    dans des auberges communes au hasard des cheminements. On se rencontre. On raconte. On rend compte. On échange, mais on ne dort pas forcément au même étage".</em></span><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>&nbsp;</em></span></strong></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;<strong><em>( 1 )&nbsp;</em></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Je repense à cette phrase : <em>"Rechercher, découvrir sa propre
    lumière&nbsp;intérieure, la définir, elle et ses besoins, puis la ressentir dans la dilatation de tout l'être qu'elle provoque, avec l'intense joie qui l'accompagne, tout cela est
    inexprimable".</em></span>&nbsp; <em>( 2 )</em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Vivrai-je cet état de mon vivant ? Mon ego, matière entre toutes les
    matières, acceptera-t-il de laisser la lumière se dilater, mon être devenir un être de lumière ? Que se passe-t-il, que ressent-on quand on touche à l’être de lumière et à l'intense joie
    annoncée, même si cela est inexprimable comme on nous en prévient. Oui, comment dire l'inexprimable ? Poésie vint à mon secours et m'illumina :</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000;"><span lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em>Apothéose</em></span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000;"><span lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href=
    "http://www.troispoints.info/article-20642916.html"><span lang="FR"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em>Lire ce poème
    …</em></span></strong></span></a></em></span></strong></span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="color: #000000;"><em>Antoine, 16 novembre&nbsp;2010&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></span>&nbsp;<span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><em>( 1&nbsp;)</em></strong></span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a title="null" href=
    "http://www.troispoints.info/article-26413999.html"><strong><em><span style="font-size: 10pt;">Initié certes ... Mais seul</span></em></strong></a><strong><em><span style=
    "font-size: 10pt;">&nbsp;!&nbsp;</span></em></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 14pt;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><em>( 2
    )</em></strong></span><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span><a title="null" href="http://www.troispoints.info/article-20649727.html"><strong><em>Rechercher, découvrir sa
    propre lumière</em></strong></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><span style="font-size: 8pt;">Maj&nbsp; 8 12 2010</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 06 Dec 2010 12:32:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">59ce49e9543571d3b3c0e23d04c12c40</guid>
                <category>Symbolisme</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-que-la-lumiere-soit-61529832-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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