<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.troispoints.info/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[Propos maçonniques (Philosophie)]]></title>
    <link>http://www.troispoints.info/categorie-10677863.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Philosophie&quot; du blog &quot;Propos maçonniques&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/1/80/87/99/avatar-blog-1033922920-tmpphpoXm9Fk.jpg</url>
        <title><![CDATA[Propos maçonniques (Philosophie)]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/categorie-10677863.html</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Sun, 05 Feb 2012 09:21:10 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 05 Feb 2012 09:21:10 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.troispoints.info</copyright>            <category>Philosophie</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[L'étrange bonheur de JP 37]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-l-etrange-bonheur-de-jp-8-34737046.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <div class="clearfix" style="width: 220px;">
      <div class="deezercob">
        <span style="color: #000000;"><strong><a href="http://www.over-blog.com/"></a></strong></span>
        <div>
          <div>
            <div>
              <div>
                <div>
                  <div>
                    <div>
                      <div>
                        <div>
                          <div>
                            <div>
                              <div>
                                <div>
                                  <div>
                                    <div>
                                      <span style="color: #000000;"><strong><object type="application/x-shockwave-flash" height="55" width="220" data=
                                      "http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1169713&amp;autoplay=1">
                                        <param name="data" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1169713&amp;autoplay=1">
                                        <param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1169713&amp;autoplay=1">
                                      </object></strong></span>
                                    </div>
                                  </div>
                                </div>
                              </div>
                            </div>
                          </div>
                        </div>
                      </div>
                    </div>
                  </div>
                </div>
              </div>
            </div>
          </div>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">A six heures douze, Jean P 37 CVE 78 se réveilla de lui-même. Avant de
    quitter son lit, JP 37, abréviation admise de l’immatriculation officielle, exécuta les dix sept mouvements de récupération qui lui avaient été prescrits, puis il prit sa douche. Le repas du
    matin l’attendait sur la table de l’office.&nbsp;L’alimentation que chacun devait absorber était rigoureusement calculée et sévèrement contrôlée. Car, après la disparition de toutes les maladies
    d’origine infectieuse, traumatique, climatique et toxique, il avait bien fallu se rendre à l’évidence : les hommes se rendaient malades eux-mêmes, en mangeant. Les régimes étaient donc programmés
    très rigoureusement et constamment actualisés. Ce traitement, réservé naguère aux sportifs de haut&nbsp;niveau, avait été généralisé à l’ensemble de la population. Les enfants de JP 37
    jouissaient en paix de leurs dents fluorées et d’un développement parfaitement normal. Seule Simone B 75 GMA 75 (SB 75) manifestait étrangement quelques symptômes inquiétants. JP 37 l’avait
    surprise entrain de lire un livre de cuisine qu’elle cachait soigneusement … Dans chaque bloc, chaque famille disposait d’un appartement, mais les activités communes se déroulaient au SAC. (Siège
    des Activités Communes). C’est ainsi que la vie était organisée dans la nouvelle société optimiste, régie et gérée par les ordinateurs …<br>
    <br>
    Ayant envisagé leur propre disparition, les ordinateurs avaient&nbsp;adopté, en Assemblée Générale, une solution de compromis à propos de l’intelligence. On continuerait donc à favoriser la
    reproduction des plus intelligents, mais on procéderait à l’élimination des QIP (Quotient Intellectuel Perfectionné) inférieurs à 120. En même temps, on neutraliserait, aussi longtemps que les
    ordinateurs fonctionneraient normalement, ceux dont le QIP dépassait 150. Et en attendant une hypothétique panne des ordinateurs, l’Ordinateur National ( "ON" ) avait décidé que ceux-ci ne
    travailleraient que sous le contrôle direct et au service des ordinateurs. (Dans ce récit, le mot "ON" ne sera donc pas utilisé en tant que pronom indéfini, mais comme abréviation de
    O<em>rdinateur</em> N<em>ational</em> – "ON" ) …<br>
    <br>
    Tandis que JP 37 approchait de la chambre de SB 75, il ressentit un certain trouble. Peut-être était-il malade ? Il n’eut pas besoin de réveiller SB 75. Elle lui sourit, il lui sourit, ils
    n’avaient rien à se dire. Ils se turent, ravis, mais gênés, intrigués aussi. Ils ne comprenaient pas bien ce qui arrivait ... Dans le secteur où habitaient JP 37&nbsp;et SB 75, la vigne était
    l’activité agricole la plus pratiquée. On ne faisait certes plus de vin depuis longtemps et on mangeait peu de raisin, trop riche en sucre. Le raisin était donc utilisé comme source
    exceptionnelle d’énergie, mais la fermentation s’effectuait en circuit fermé, sans aucune intervention humaine, dans des centrales totalement automatisées. Il n’y avait donc plus aucun risque de
    voir les travailleurs goûter au liquide résultant de l’opération et seuls quelques vieillards se souvenaient de ce que les vieux manuels appelaient vin, eau de vie, etc … Les livres parlaient
    parfois du temps passé, de ses erreurs, des folies de ce temps où les hommes fumaient, buvaient des boissons alcoolisées, mangeaient ce qui leur plaisait, faisaient des enfants au petit bonheur,
    vivaient dans un monde qu’ils polluaient à plaisir, souffraient de maladies qu’ils contractaient par leur propre faute et mourraient bêtement alors qu’ils auraient pu l’éviter.<br>
    <br>
    Toutefois, dans cette nouvelle société optimiste, régie et gérée par les ordinateurs, "ON" (l’Ordinateur National) avait buté sur le problème de la mort. En effet, aucun être organisé ne peut
    vivre éternellement. "ON" avait d’abord décidé que l’on mourrait de vieillesse. Puis "ON" avait ensuite songé à définir un état de santé à partir duquel on ne devait plus vivre. Mais du même
    coup, la peur de la mort réapparut. Le verdict de l’ordinateur chargé de la résolution des problèmes de logique pure avait été simple et clair. En ce qui concerne la mort, la seule nécessité
    était celle du hasard. Et à partir de cette date, "ON" avait décidé que l’on devait pouvoir mourir à tout âge. Aussi, à des dates fixées par le hasard, le hasard décidait de qui devait mourir. On
    était donc victime du hasard comme avant, mais d’un hasard décidé, ce qui changeait tout. Mais l’Ordinateur Balthazar ne s’en était pas tenu là. JP 37, qui le servait, savait qu’il avait prévu
    les modalités de sa mort, mais il n’en savait pas davantage.</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Personne, en fait ne savait que dans les mois, les jours, qui
    précédaient leur mort, les condamnés goûtaient un bonheur étrange, un sens de l’aventure, des sentiments inconnus, tendresse, amour, qui donnaient tout à coup à la vie un goût inconnu, suscitant
    une joie nouvelle. Chacun mourait dans l’élan de cet étrange bonheur, que rien ne permettait de reconnaître et qui était si nouveau que personne ne songeait à s’en ouvrir à qui que ce soit.
    Chacun s’en allait donc ainsi avec son propre secret … JP 37 regarda par la fenêtre, la campagne lui semblait particulièrement belle … Il regarda SB 75 avec attendrissement&nbsp; … Il eut envie
    de chanter. <em>Il se sentait&nbsp; "inexplicablement heureux" ...</em></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><em>C'est alors que JP 37 se
    réveilla,</em></span></span></strong>&nbsp;<strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><em>dans la chambre 31 du Service de Réanimation Médicale
    Polyvalente, Unité de Surveillance Continue, de l'Hôpital Bretonneau - CHRU de TOURS ...</em></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="color: #000000;"><em>Eusthènes, 19 mars 2011&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000000; font-size: 8pt;">MAJ 19 03 2011</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 21:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0203a3b3384a39a747b2e2fd03e2a6f0</guid>
                <category>Philosophie</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-l-etrange-bonheur-de-jp-8-34737046-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Croyance et foi]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-17841814.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #993300;"><span style="color: #993300;"><span style="color: #993300;"><span style="font-size: 12pt; font-family: arial;"><em><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "color: #000000;"><strong>"La <a title="null" href="http://atheisme.free.fr/Themes/Croyance.htm" target="_blank">croyance</a>&nbsp;désigne toute <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Certitude"
    target="_blank">certitude</a>&nbsp;sans <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Preuve" target="_blank">preuve</a> ... Lorsque la <a title="null" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Croyance"
    target="_blank">croyance</a>&nbsp;est volontaire et jurée d'après la plus haute idée que l'on se fait du <a href="http://www.philonet.fr/cours/agir/Devoir.HTML" target="_blank">devoir</a>&nbsp;
    <a title="null" href="http://www.troispoints.info/article-20087482.html" target="_blank">humain</a>, son vrai nom est la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Foi_et_raison" target=
    "_blank">foi</a>". - <a title="null" href="http://www.troispoints.info/article-32107826.html" target="_blank">Alain</a>.<br></strong></span></span></em></span></span></span></span><span style=
    "color: #993300;"><br>
    <span style="font-family: arial;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #000000;"><a href="http://www.philo5.com/Penser%20par%20soi-meme.htm" target="_blank"><span style=
    "font-family: arial;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #000000;">Penser</span></strong></span></span></a> est un long travail et une paix préalable. Sortant des forêts
    pleines de dieux l'homme, au bord de la falaise reconnut son redoutable royaume. Et c'est alors qu'il osa penser. Penser n'est pas croire. Peu de gens comprennent cela. Presque tous, et même ceux
    qui se défendent le plus de croire, cherchent obstinément quelque chose qu'ils puissent croire. Nous nous accrochons tous, plus ou moins, à nos idées et nous n'aimons pas toujours que l'on
    veuille nous les enlever.&nbsp;<a href="http://croire.blog.lemonde.fr/" target="_blank">La croyance</a> désigne une disposition involontaire à accepter, sans preuve, une doctrine, un jugement ou
    un fait. La croyance désigne toute certitude sans preuve et les degrés du croire sont les suivants :&nbsp;<br>
    <br>
    - Croire par peur ou par désir, ce que l'on redoute ou ce que l'on souhaite ;<br>
    - Croire par coutume ou par imitation ;<br>
    - Croire les rois, les riches, les orateurs, les prêtres ;<br>
    - Croire les vieillards, les traditions ;<br>
    - Croire ce que tout le monde croit, par exemple que l'Australie existe ;<br>
    - Croire enfin ce que les plus savants affirment en accord avec des preuves, par exemple que la terre tourne.&nbsp;<br>
    <br></span></strong></span></span></span>
  </p>
  <div>
    <div class="clearfix" style="width: 180px;">
      <div class="deezercob">
        <span style="color: #993300;"><strong><a href="http://www.over-blog.com/"></a></strong></span>
        <div>
          <div>
            <div>
              <div>
                <div>
                  <div>
                    <div>
                      <div>
                        <div>
                          <div>
                            <div>
                              <div>
                                <div>
                                  <div>
                                    <div>
                                      <div>
                                        <div>
                                          <span style="color: #993300;"><strong><object type="application/x-shockwave-flash" data=
                                          "http://www.deezer.com/embedded/widget.swf?path=53933482&amp;lang=fr&amp;autoplay=1&amp;autoShuffle=0&amp;id=15085805" height="236" width="180">
                                            <param name="data" value="http://www.deezer.com/embedded/widget.swf?path=53933482&amp;lang=fr&amp;autoplay=1&amp;autoShuffle=0&amp;id=15085805">
                                            <param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/widget.swf?path=53933482&amp;lang=fr&amp;autoplay=1&amp;autoShuffle=0&amp;id=15085805">
                                          </object></strong></span>
                                        </div>
                                      </div>
                                    </div>
                                  </div>
                                </div>
                              </div>
                            </div>
                          </div>
                        </div>
                      </div>
                    </div>
                  </div>
                </div>
              </div>
            </div>
          </div>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #993300;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #000000;">&nbsp;</span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #993300;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #000000;">Lorsque la croyance est volontaire et jurée d'après la plus
    haute idée que l'on se fait du Devoir Humain, son vrai nom est la foi. Le fondement de la croyance de notre époque se trouve dans les <a href="http://www.mediterranees.net/mythes/index.html"
    target="_blank">créations mythiques</a>&nbsp;dont le couronnement est le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mythologie_chr%C3%A9tienne" target="_blank">mythe chrétien</a>. Croire est agréable.
    Mais c'est une ivresse dont il faut se priver. Ou alors il faut dire adieu à la Liberté, à la Justice et à la Paix. Le doute est le sel de l'Esprit, car sans la pointe du doute, toutes les
    connaissances sont bientôt pourries. Le doute est un passage et pour l'essayer, il faut d'abord sentir sous le pied, une inébranlable résistance. Ainsi le doute est-il, en un sens, le premier
    signe de la certitude.&nbsp;</span></strong><strong><span style="color: #000000;">Un croyant est un homme qui prend comme preuve sa propre humeur. Et contre cette mauvaise science, il faut
    seulement la volonté, le refus de croire, l'impiété délibérée. Il faut dire non aux signes, il n'y a pas d'autre moyen de les comprendre, mais toujours se frotter les yeux et scruter le signe.
    C'est cela même qui est veiller, autrement c'est dormir. Il faut percer <a href="http://sergecar.perso.neuf.fr/cours/percept2.htm" target="_blank">l'apparence</a>, car croire, c'est ne rien
    savoir. C'est même ne rien vouloir savoir. L'incrédulité est un bon mouvement. Sans l'incrédulité, la foi ne serait pas connue. Il faut partir de la stupide croyance. Il faut se sauver de là,
    toujours.<br>
    <br>
    Seulement, il y a croire et croire. Et la différence apparaît dans les mots croyance et foi. Lorsqu'on dit qu'un homme est <a href="http://etudesphotographiques.revues.org/index321.html" target=
    "_blank">crédule</a>, on veut dire par là qu'il subit l'apparence. Mais quand on dit d'un homme d'action qu'il a la foi, on veut exprimer justement le contraire. En fait, <a href=
    "http://listephilo.pagesperso-orange.fr/kan.html" target="_blank">ceux qui refusent de croire</a>&nbsp;sont des hommes de Foi. Croire à la Paix est foi. Mais il faut alors la vouloir. La foi est
    courage. Vouloir la Paix, tenir fermement cette espérance, c'est refus de croire, c'est la Foi.&nbsp;<a href="http://agora.qc.ca/dossiers/Emmanuel_Kant" target="_blank">Kant</a> nous éclaire le
    chemin pour comprendre ce qu'est la foi. Il y a deux ordres des choses : celles qui sont et celles qui seront parce qu'on les voudra. Le ciel, au dessus de nos têtes est un symbole des choses qui
    sont. L'univers est un fait, il faut ici que la raison s'incline. Il faut qu'elle se résigne à dormir avant d'avoir compté les étoiles. Sans chercher dieu, pour savoir si le monde est bon ou
    mauvais. Car le monde n'est ni bon, ni mauvais. Il existe, c'est tout. Il faut donc ici ne pas croire, mais savoir.&nbsp;<br>
    <br>
    Mais je ne sais pas si la Justice sera, car le futur n'appartient pas au savoir. Je dois croire qu'elle sera : voilà l'objet de la foi. Quand on voit qu'un homme qui entreprend quelque chose
    doute déjà de réussir avant d'avoir essayé, on dit qu'il n'a pas la foi. Vouloir, sans croire que l'on pourra vouloir sans un grand serment, ce n'est pas vouloir. Le plus haut devoir humain est
    qu'il faut croire, croire en sa propre volonté, comme l'entend <a href="http://www.cosmovisions.com/Positivisme.htm" target="_blank">Auguste Comte</a>&nbsp;lorsqu'il affirme : <em>"qu'il n'y a
    qu'un Dieu, l'Humanité et qu'une Providence, la Volonté raisonnable des Hommes".</em>&nbsp;<br>
    <br>
    L'histoire de <a href="http://www.1000questions.net/fr/jeanne/" target="_blank">Jeanne d'Arc</a> est plus belle que la légende d'Hercule. Car <a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9racl%C3%A8s" target="_blank">Hercule</a> avait la force. Jeanne n'eut que la foi. La foi contre la religion, la justice affirmée, la révélation directe, le
    vrai miracle qui est de Foi et d'Action, l'Amour combattant. Cette belle histoire finit tragiquement par le retour des évêques, des hiérarchies, des dogmes. C'est par les mêmes forces que
    <a href="http://revolution.1789.free.fr/" target="_blank">la Révolution</a>&nbsp;a fini par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Premier_Empire" target="_blank">l'Empire</a> : la crédulité
    contre la foi.&nbsp;Il y a dans Jeanne, une idée flamboyante, une idée qui parle. Prodigieux mouvement de la Pensée, car cette idée veut être réalisée. Jeanne change les choses par bonne volonté,
    par liberté, sous l'idée d'un Devoir impérieux. Son Dieu l'inspire, mais ne l'aide pas. Aucun Dieu invisible ne marche à côté d'elle. En fait, Jeanne est seule, l'Idée est seule, partout seule.
    Et le bûcher de la fin éclaire le commencement. Car <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Miracle" target="_blank">un vrai miracle</a>, selon l'ordre traditionnel, descend du ciel sur les hommes.
    Le miracle de Jeanne était seulement dans le coeur. Il n'y aurait donc qu'à vouloir pour changer tant de choses. Prodigieux exemple. Et l'on finit par considérer comme magie noire et diabolique
    ce miracle de la volonté, ce dangereux miracle.&nbsp;<br></span><br></strong><strong><span style="color: #000000;">La médiocrité s'est bien vengée. Jeanne qui était l'esprit et la volonté a été
    brûlée par la bureaucratie de ce temps là. Mais le Peuple éclaire la Pensée lorsqu'il veut que le mot coeur exprime à la fois l'Amour et le Courage, vérité que le bourreau n'a pas brûlée. Ainsi,
    il y a la foi de Jeanne et la foi de ceux qui l'ont brûlée. Et j'y vois deux religions ennemies, deux Dieux en lutte : un dieu qui est chose et un Dieu qui est Esprit. Il n'est d'ailleurs pas
    rare que l'on croie en Dieu comme aux sorciers. Alors, le jugement se plie, l'homme se fait petit, adorateur, il croit aux sorciers, mais il applaudit aussi quand on les brûle. La vie est alors
    prosternée et il y a une manière de se tenir à genoux qui vous jette à quatre pattes.&nbsp;Jeanne connut un autre Dieu, un autre culte, d'autres preuves. Elle se parla à elle-même, dans le
    silence. Elle s'éveilla à elle-même, elle jugea ce qui existait et le dit injuste. Cette foi s'éleva contre toutes les forces. L'Esprit décidait souverainement : Je dois, je veux, je vaincrai.
    Révélation par le dedans, Dieu Esprit. La croyance est esclavage, guerre et misère. La foi est à l'opposé de la croyance. La foi en l'Homme, c'est la foi en l'Esprit vivant. C'est une Foi qui
    secoue le dormeur.&nbsp;<br>
    <br>
    Mais il y a aussi de vrais Croyants : un petit nombre de ceux qu'on ne peut atteler, qui ne croient à rien. Ceux-là ont la foi, la Foi qui sauve. Ainsi croyance et foi ne sont pas de l'ordre du
    savoir ou de la connaissance, mais bien de l'ordre de la conscience. D'où l'inévitable impuissance des mots pour exprimer ce qui relève de l'indicible.&nbsp;</span><em><span style=
    "color: #000000;">"Il n'est pas sûr que les chemins s'ouvriront si on a la foi, mais il est sûr que tous les chemins seront fermés si l'on n'a pas d'abord la foi. Si l'on y regarde bien, la foi
    ne peut aller sans l'espérance et il y a un genre d'espérance et aussi un genre de foi qui concernent tous les hommes et dont le vrai nom est charité". - <a title="null" href=
    "http://atheisme.free.fr/Biographies/Alain.htm" target="_blank">Alain</a>.</span></em></strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-size: 10pt;"><span lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a href=
    "http://www.memodata.com/2004/fr/pantagruel_rabelais/rabel26.shtml" target="_blank"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-size: 10pt;"><span lang=
    "FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Eusthènes</span></span></span></em></span></a> - 18 mars
    2008&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><span style="color: #5c5c5c;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><a title="null" href=
    "http://idata.over-blog.com/1/80/87/99/JeanneDarc.JPG"></a></span></strong></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em><span style="color: #5c5c5c;"><strong><em><span style="color: #5c5c5c;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;">Affiche de la loge maçonnique de
    Carcassonne</span></strong></span></em></strong></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><em><span style="color: #5c5c5c;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">A l'occasion de la canonnisation de Jeanne d'Arc
    (1920)&nbsp;</span></strong></span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #993300;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><em><span style="color: #000000;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span></em></strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a href="http://www.lexpress.fr/informations/des-francs-macons-en-plein-essor_651885.html" target="_blank"><img height="674" width="484" src=
    "http://img.over-blog.com/433x600/1/80/87/99/JeanneDarc.JPG" alt="JeanneDarc" class="CtreTexte"></a>&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #993300;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><em><span style="color: #000000;">&nbsp;</span></em></strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #993300;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><em><span style=
    "color: #000000;">&nbsp;</span></em></strong></span></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 8pt;">Maj 07 02 2011 *</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 05 Feb 2011 17:10:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fdb3187dbaf34d27e80a1aa2b74609d8</guid>
                <category>Philosophie</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-17841814-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["Retour en Alexandrie"]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-retour-en-alexandrie-61882133.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="color: #000000;"><em><span lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a href=
      "http://www.masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/" target="_blank"><img height="38" width="60" src="http://img.over-blog.com/60x38/1/80/87/99/Argentne.png" alt="Argentne" class=
      "DrteTexte"></a><a href="http://www.masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/2010/12/regreso-alejandria.html" target="_blank"><img height="40" width="60" src=
      "http://img.over-blog.com/100x66/1/80/87/99/flag_Spain.png" alt="flag Spain" class="DrteTexte"></a>Alexandrie, c’est comme cela que j’appelais le petit bout de jardin de mon vieil ami
      Alexandre, qui vivait perdu là-haut dans ce village de montagne qui m’a vu naître.&nbsp;Cette rêverie de voyageur solitaire est dédiée à cet ami, passé à l’Orient éternel en fin d’année
      dernière, ce qui me permet de re-évaluer pour l’occasion le temps passé avec lui, moi à parler de mes voyages, lui à raconter la vie de son jardin. Peut-être se moquait-il gentiment de moi,
      mais j’aimais quand il m’appelait : "le Voyageur" ...</span></span></strong></span></em></span>
    </div>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a href=
    "http://www.masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/2010/12/regreso-alejandria.html" target="_blank"></a><a href=
    "http://www.masonerialaimprentadebenjamin.blogspot.com/2010/12/regreso-alejandria.html" target="_blank"></a>Le Voyageur passait une grande partie de sa vie sur les routes du Monde et, heureux
    comme Ulysse, il revenait vers le banc de pierre, comme on revient sur ses pas, comme on revient boire à la source. Ce banc était à l’ombre d’un acacia. Là, comme à chaque retour de voyage, il
    retrouvait Alexandre. Ce jour-là, le vieil homme ne lui demanda pas d’où il venait, comme à son habitude, mais : "<em>Alors, le Voyageur, que deviens-tu ?".</em></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Que deviens-tu ? La question prenait le Voyageur au dépourvu.
    Cette question-là, orientée sur le soi en devenir, exigeait de mettre un peu d’ordre dans ses histoires, de les regarder en perspective. Elle appelait une réponse non pas sur l’écume des faits
    tels qu’il se les racontait, mais sur ce qui donnait sens à sa chevauchée du Monde. Cette question appelait une réponse, non pas sur la trivialité des anecdotes, mais sur l’essence même du
    Voyage.</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <div class="clearfix" style="width: 180px;">
      <div class="deezercob">
        <span style="color: #000000;"><a href="http://www.over-blog.com/"></a></span>
        <div>
          <div>
            <div>
              <div>
                <div>
                  <div>
                    <div>
                      <div>
                        <div>
                          <div>
                            <div>
                              <div>
                                <div>
                                  <div>
                                    <div>
                                      <div>
                                        <div>
                                          <span style="color: #000000;"><object type="application/x-shockwave-flash" data=
                                          "http://www.deezer.com/embedded/widget.swf?path=53536582&amp;lang=fr&amp;autoplay=1&amp;autoShuffle=0&amp;id=15085805" height="236" width="180">
                                            <param name="data" value="http://www.deezer.com/embedded/widget.swf?path=53536582&amp;lang=fr&amp;autoplay=1&amp;autoShuffle=0&amp;id=15085805">
                                            <param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/widget.swf?path=53536582&amp;lang=fr&amp;autoplay=1&amp;autoShuffle=0&amp;id=15085805">
                                          </object></span>
                                        </div>
                                      </div>
                                    </div>
                                  </div>
                                </div>
                              </div>
                            </div>
                          </div>
                        </div>
                      </div>
                    </div>
                  </div>
                </div>
              </div>
            </div>
          </div>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Des histoires, des tas d’histoires, ne font pas forcément
    <em>une</em> Histoire. Mais y avait-il une réponse à la question ? Le Voyageur regardait les montagnes qui l’entouraient et qui avaient été le berceau de ses rêves d’enfance, de ses rêves de
    départ. Il ressentait maintenant le désir impérieux de savoir si sa vie avait suivi un semblant de chemin ou si, en fin de compte, elle n’était qu’une errance, un bateau ivre. Un flot d’images le
    submergeait. Mais s’il voulait tirer quelque enseignement de ce qui avait été vécu, il devait s’arrêter sur quelques fragments de vie, à ses yeux remarquables.&nbsp;</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Ainsi, UN JOUR QU’IL AVAIT perdu ses papiers dans le sud
    algérien, le Voyageur s’était assis sur le bord de la piste, sans un sou en poche, pour constater que sans identité et sans argent, il n’avait plus aucune existence aux yeux du douanier du poste
    frontière, enfin pas plus que celle du chien galleux à qui il donnait des coups de botte. Que la reconnaissance de l’Autre dépendait de ce qu’il <em>avait</em> ou pas, et non pas de ce qu’il
    <em>était</em>. Qu’il y avait un monde entre l’existence et la reconnaissance.</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">UN JOUR QU’IL AVAIT été impliqué dans un accident de voitures
    sur les routes du Kerala, un accident mortel, le Voyageur avait forcé son jeune chauffeur indien à toucher le corps de l’enfant écrasé par le camion, pour lui incorporer la notion physique de la
    mort, notion qui lui était complètement étrangère. Mais Le Voyageur avait oublié qu’il était dans le pays du <em>Bhagavad Gita</em> et de la soumission à la loi du karma. Le jeune chauffeur
    indien avait ensuite repris le volant, et comme si rien ne s’était passé, s’était remis à foncer dans la foule, klaxon bloqué. Le Voyageur avait alors accepté l’idée que son destin puisse
    dépendre de cette incompréhension.</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">UN JOUR QU’IL AVAIT acheminé des vivres dans le Sahel pendant
    les grandes années de sècheresse, le Voyageur avait rencontré un petit groupe de Peules, des femmes isolées, résignées à la mort qui semblait les attendre dans le creux de ces ravins perdus. Les
    hommes étaient partis sauver le peu de bétail qui leur restait, partis là-bas, quelque part dans le sud, vers les puits de Maradi. Les reverraientelles jamais? Une femme vint le voir pour lui
    demander de sauver sa fille. Elle n’avait plus rien, et n’était pas sûre de lui donner à manger demain. <em>" Prends-la,</em> dit-elle, <em>je te la donne, emmène-la avec toi ".</em> L’enfant
    était belle, il y avait de la fierté et de la vie dans ce regard. Elle se tenait là devant lui, prête à partir, à tout quitter : elle avait fait son choix. Lui aussi, il eut à choisir, et il
    choisit de laisser l’enfant à son sort. Et toute sa vie, ce regard lui rappellera que l’autre choix l’aurait engagé totalement, mais que n’importe quel choix bouleverse toute une
    vie.</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;<span lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">UN JOUR QU’IL AVAIT été porté par la prière des foules
    blanches se prosternant d’un même coeur vers Allah sur l’immense parvis de la mosquée d’Ispahan,&nbsp;un jour qu’il avait suivi sur les routes poussiéreuses du Maharastra les milliers d’adeptes
    qui se rassemblaient autour du gourou Saï Baba, comme une volée de papillons cherchant la lumière, un jour qu’il avait cheminé corps contre corps, le visage couvert de pigments, comme tous ces
    milliers de pèlerins venus vénérer la danse de Shiva dans la pénombre de la grotte sacrée de l’île d’Elephanta, un jour qu’il avait été pris de compassion à Lourdes devant les regards de ferveur
    exaltée des paralytiques en procession, implorant Dieu de les guérir,&nbsp;un jour qu’il avait senti son corps se fondre dans les pulsations de la transe vaudou qui avait saisi les centaines de
    fidèles réunis dans la cathédrale pourtant très catholique de Cotonou, à chaque fois, à chaque fois, le Voyageur se demandait si l’émotion des hommes, l’émotion religieuse, l’émotion corporelle,
    la ferveur vibratoire et collective, n’était pas en fait la vraie nourriture des dieux.</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">UN JOUR QU’IL CONTEMPLAIT la nuit étoilée dans les montagnes
    désertiques du Hoggar, dans cet ermitage de prière perdu entre deux immensités, celles du Ciel et de la Terre, le Voyageur avait entendu sa compagne de voyage murmurer quelques vers d’un poème
    qui lui revenait en mémoire. C’était <em>Booz endormi</em>, de Victor Hugo :</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Les astres émaillaient le ciel profond et
    sombre ;</span></em></span></em></span></em></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le croissant fin et clair parmi ces fleurs de
    l'ombre</span></em></span></em></span></em></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Brillait à l'occident, et Ruth se
    demandait,</span></em></span></em></span></em></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000;"><span lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;">Immobile,</span></em></span></em></span></em></span></span></strong></span> <span lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;">ouvrant l'oeil à moitié sous ses voiles,</span></em></span></em></span></em></span></span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Quel dieu, quel moissonneur de l'éternel
    été,</span></em></span></em></span></em></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Avait, en s'en allant, négligemment
    jeté</span></em></span></em></span></em></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000;" lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Cette faucille d'or dans le champ des
    étoiles.</span></em></span></em></span></em></span>&nbsp;<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Puis une voix s’était élevée dans le silence, un chant, beau comme une prière. Le Voyageur s’était alors demandé si l’émotion
    ressentie, et partagée, devant tant de beauté et une si belle harmonie, oui si la Beauté et l’Harmonie elles-mêmes n’étaient pas un avatar, n’étaient pas un leurre de l’esprit pour rendre
    supportable la question (la seule vraie peut-être), la question lancinante, torturante, fichée dans le creux de chaque cellule de nos corps : celle de la trajectoire éphémère de notre être dans
    l’effroyable infini du vide.</span></strong></span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">UN JOUR QU’IL AVAIT trouvé un nouveau-né, abandonné dans une décharge de Bombay, un matin de Noël, le Voyageur avait remué ciel et
    terre pour essayer de le sauver. Cet enfant de Noël était devenu le sien. Mais il n’y avait pas eu de miracle : l’enfant était mort le soir même. Ce ne fut pas le seul mort : ce jour-là, le
    Voyageur enterrait définitivement Dieu, et son cynisme.</span></strong></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">UN JOUR QU’IL AVAIT vainement tenté, dans leur cellule de prison partagée, de lire une pensée, un sentiment, dans les yeux de cet
    opposant politique dahoméen alors qu’il ne lui restait plus que cinq minutes à vivre avant d’être fusillé au poteau. Eprouvait-il de la peur, de l’indifférence, du regret, de la révolte, était-il
    saisi d’un impossible désir de vengeance, pensait-il à sa mère ? Le Voyageur aurait aimé accrocher dans ses yeux de la haine, de la colère, du défi, enfin quelque chose ! Mais là, rien. Arrivé au
    terme de son chemin, l’homme s’était retiré du monde et déjà regardait l’autre côté de la rive. Dans ces yeux vides, le Voyageur ne voyait plus que le reflet de sa propre angoisse devant
    l’inexorable échéance.</span></strong></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">UN JOUR QU’IL AVAIT traité une affaire délicate et dangereuse dans un quartier de Lagos - l’affaire avait vraiment failli mal tourner -
    son partenaire lui annonçait qu’ils allaient fêter <em>"le fait d’être encore vivants"</em> dans un restaurant connu de quelques initiés. Le Voyageur avait eu envie de vomir quand il avait appris
    que la spécialité du restaurant consistait à manger de l’enfant. Avait-il eu envie de vomir devant l’inacceptable, devant l’horreur de la violation du tabou, ou avait-il été troublé devant le
    surgissement <em>en lui</em> de son propre et primitif désir cannibalique ? </span></strong></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">UN JOUR QU’IL ETAIT miné par des mois d’agressions, excédé par les vols incessants et les peurs accumulées, les attaques, le Voyageur
    avait eu le pouvoir de décider de la vie d’un homme, un assassin, un voleur. Dans ce coin du monde gangrené par une incessante guerre civile, la vie ou la mort de cet individu n’avait aucune
    importance. Celui-là allait payer pour les autres … Là, ce jour-là, il comprit qu’il était arrivé à une borne. S’il la franchissait, qui serait-il ? Pourrait-il revenir intact
    ?</span></strong></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le Voyageur prenait conscience que ses expériences, et toutes celles qu’il avait accumulées dans sa besace, l’avaient poussé
    progressivement vers des territoires limites, aux frontières de son monde intérieur, aux confins de son esprit. Là, pas de carte pour se repérer : les taches blanches, ces terres non visitées sur
    la carte du monde, n’étaient pas celles qu’il avait rêvé de parcourir dans son enfance, quand il était plongé dans le <em>"Journal des Voyages et des Explorateurs".</em> Non, ces <em>"terrae
    incognitae",</em> ces terres inconnues, étaient bien les siennes, lovées en lui, dans les recoins de sa psyché. Ses voyages l’avaient laissé là, comme la mer en se retirant découvre un nouveau
    paysage. Il était confronté à ses limites, à ses repères, à l’idée qu’il se faisait de lui, à l’idée qu’il se faisait de l’Homme.</span></strong></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Alors pour retrouver <em>l’esprit du voyage</em>, il entreprit <em>le voyage de l’esprit</em>. Suivant l’antique recommandation des
    sages, "<em>visita interiora terrae …",</em> il avait remué les entrailles de <em>sa</em> terre, cette terre où pour renaître, il faut mourir à ses propres idées, à ses propres convictions.
    Mourir à sa propre histoire. Désapprendre ce que l’on croit savoir. Cette exploration, commencée il y a des années, durait encore. Il était devenu un voyageur de la Solitude, mais, en route, il
    avait trouvé sa lumière, son étoile, et désormais, il ne craignait plus de se perdre.</span></strong></span></span>&nbsp;<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Un jour, à l’aube du Millénaire, cette lumière avait été symboliquement
    portée avec d’autres, là-bas, au bout du monde, en Terre de Feu, et cette lumière continue de scintiller dans un océan de tempêtes. Ce fut l’une des choses les plus inutiles et les plus belles
    qu’il ait jamais faite : pour cette bande d’illuminés, une étincelle d’espoir pouvait chasser les ténèbres.</span></strong></span></span>&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br>
    <a title="null" href="http://idata.over-blog.com/1/80/87/99/Liget.jpg" target="_blank"><img height="137" width="240" src="http://img.over-blog.com/243x120/1/80/87/99/prisedevue.png" alt=
    "prisedevue" class="DrteTexte"></a>Sur le chemin, il avait rencontré d’autres voyageurs, des chasseurs de Lumière comme lui. Certains la cherchaient dans la pierre-matière, d’autres dans la
    pierre-esprit. Il s’était joint aux uns, qui travaillaient avec la Lune sous la voûte étoilée ; les autres l’invitèrent à descendre dans la nuit d’un cabinet de réflexion et quand il était sorti
    des ténèbres, ils l’avaient reconnu comme un frère.</span></strong></span></span> <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le voyage continuait. Il savait désormais que c’était un voyage vers la
    Lumière ...</span></strong></span></span></span></strong></span></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em><strong><span style="font-size: 8pt;">La lune et le pavé mosaïque
    -&nbsp;</span></strong></em></span></strong></span></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em><strong><span style="font-size: 8pt;">Modillons -</span></strong></em></span></strong></span></span> <span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em><strong><span style=
    "font-size: 8pt;">Chapelle</span></strong></em></span></strong></span></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em><strong><span style="font-size: 8pt;">&nbsp;de la Chartreuse Saint Jean
    du Liget (37)</span></strong></em></span></strong></span></span>&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span></span></span></strong></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Alexandre avait écouté attentivement le récit du Voyageur, sans l’interrompre. Attaché à sa terre, à son jardin et à ses oliviers, le
    vieil homme n’avait guère quitté son village. Le cirque des montagnes qui l’entouraient était depuis longtemps son seul horizon, et son jardin, bordé de pierres sèches, le creuset de ses
    méditations. Il y eut un moment de silence. <em>"Tu sais</em>, dit Alexandre, pensif<em>, au fond, tous les deux, on cherche à comprendre le sens de tout ça</em> - et il faisait un geste large en
    montrant la montagne, le ciel … - <em>: toi, tu dois parcourir le monde et faire tous ces voyages, vivre toutes ces aventures … Moi, tous les matins, depuis soixante ans, je vais dans mon jardin.
    Au bout du compte, comme toi, il ne me reste que des questions … La vie, la mort, tu sais ... Tu vois cette fleur qui se fane, qui est en train de mourir. En fait elle finit de chanter sa vie …
    "</em></span></strong></span></span> <strong>.</strong></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span></strong></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Alexandre est mort en septembre dernier. Restent le banc et l’ombre de l’acacia qui gardent le souvenir de ses paroles vivifiantes. Le
    Voyageur sait aujourd’hui, comme Alexandre, que tout homme, tout être, est un véhicule de la Vie. Que ce n’est pas lui qui voyage, mais qu’il est cheminé par l’Esprit. Que tout Homme est en
    lui-même un voyage. Que ce Voyage dans l’Eternel Présent est <em>le</em> Mystère. Et il attend l’instant, cet instant ultime, où comme Alexandre, comme toute la multitude, il se retrouvera seul,
    en face de l’autre rive, en savourant les derniers pas de son Voyage. Peut-être aura-t-il le désir de chanter une dernière fois ce poème de Boris Vian, cet hymne à la Vie, qui l’avait jeté sur
    les routes du Monde :</span></strong></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">…</span></strong></em></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Je voudrais pas
    crever</span></em></span></em></span></em></span></span></strong></span></span></strong></em></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Non
    monsieur</span></em></span></em></span></em></span></span></strong></span></span></strong></em></span></span><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp;non madame</span></em></span></em></span></em></span></span></strong></span></span></strong></em></span></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Avant d'avoir
    tâté</span></em></span></em></span></em></span></span></strong></span></span></strong></em></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le goût qui me
    tourmente</span></em></span></em></span></em></span></span></strong></span></span></strong></em></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Le goût qu'est le plus
    fort</span></em></span></em></span></em></span></span></strong></span></span></strong></em></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Je voudrais pas
    crever</span></em></span></em></span></em></span></span></strong></span></span></strong></em></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">Avant d'avoir
    goûté</span></em></span></em></span></em></span></span></strong></span></span></strong></em></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-family: Arial; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><strong><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span lang="FR"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;">&nbsp; La saveur de la mort
    ...</span></em></span></em></span></em></span></span></strong></span></span></strong></em></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000; font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
    <p style="text-align: right;">
      <span style="color: #000000;"><em>Antoine, 10 novembre 2010&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em>&nbsp;&nbsp;</span>
    </p>
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 8pt;"><em>MAJ 30 11 2010&nbsp;</em></span> *</span>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 10 Nov 2010 23:17:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">03ad2a2faefae693b115a03000424a76</guid>
                <category>Philosophie</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-retour-en-alexandrie-61882133-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les Silènes de Rabelais *]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-rabelais-1-43116127.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span><span style="font-size: 12pt;"><em>1 - Paroles
    dégelées</em></span></span></strong></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><img height="196" width="157" src="http://img.over-blog.com/234x300/1/80/87/99/Rabelais.jpg" alt="Rabelais" class="GcheTexte">La tradition fait naître
    François Rabelais en 1394 à la Devinière, à une portée de fusil de l'Abbaye de Seuilly, où il acquiert les premiers rudiments scolaires. <span>Il trace dans Gargantua une joyeuse satyre de ses
    &nbsp;premières études&nbsp;et de la théologie scolastique qui lui a été infligée au cours de son noviciat de moine franciscain. Après avoir jeté son froc de moine pour prendre celui de prêtre
    séculier, Il se fait inscrire à la faculté de Médecine de Montpellier. Puis il part à Lyon, comme médecin, à l'Hôtel Dieu de Notre Dame de la Pitié du Pont du Rhône.</span> Mais son poste de
    médecin et ses recherches de savant lui rapportent peu. Il n'est donc pas riche.<br>
    <br>
    En lisant les Chroniques du Grand et Enorme Géant Gargantua, il songe alors qu'il s'est vendu en deux mois plus d'exemplaires de ce petit livre qu'il ne sera acheté de Bibles en neuf ans et qu'il
    écrirait lui-même sans grande peine un ouvrage du même billon. Il <a href="http://www.troispoints.info/article-rabelais-1-43116127.html">Les Silènes de Rabelais *</a> <a href=
    "http://www.troispoints.info/article-rabelais-2-43116157.html">Les Silènes de Rabelais **</a> prend donc comme héros le fils même de Gargantua, qui vient d'avoir tant de succès. Ainsi naît
    Pantagruel ...<br>
    <br>
    Paroles dégelées<br>
    <br></strong></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><em>"J'ai lu quelque part, qu'un philosophe nommé Pétron pensait que plusieurs
    mondes se touchaient entre eux et formaient un triangle équilatéral au centre duquel se trouvaient le séjour de la Vérité, ainsi que les représentations de toutes les choses passées et futures
    ... Il me souvient aussi qu'Aristote pensait que les paroles volent et sont donc animées. Aussi, lorsqu'elles sont prononcées par un rude hiver, elles gèlent, se transforment en glace, et
    personne ne les entend plus. Ainsi, ce que Platon enseignait aux jeunes gens le comprenaient-ils à peine au soir de leur vie ... Il conviendrait donc de nous demander si nous nous trouverions ici
    dans un lieu où de telles paroles peuvent dégeler"</em>.<br>
    <br>
    C'est ainsi que Rabelais nous raconte, au chapitre LV du Quart Livre, comment Pantagruel entendit en haute mer diverses paroles dégelées ... Voici donc un livre qui n'est pas l'œuvre d'un
    bouffon, ni d'un farceur trivial, mais bien celle d'un génie raffiné qui raillait le genre humain et la crédulité de ses espérances. Un génie, qui pour découvrir l'idéal humaniste, avait
    affranchi sa conscience du pouvoir millénaire de la pensée médiévale, en prenant délibérément position sur la rive opposée de la culture officielle, en se mettant toutefois à couvert sous le
    masque du carnaval et de la folie, comme il le fait assez bien comprendre lui-même dans son prologue :<br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><em><br>
    "Les Silènes étaient jadis de petites boîtes comme on en voit à présent dans les boutiques des apothicaires et sur lesquelles étaient peintes des figures amusantes et frivoles et autres images
    semblables, pour inciter les gens à rire, à l'instar de Silène, maître du bon Bacchus. Mais à l'intérieur, on conservait de précieux ingrédients comme le baume, l'ambre gris, l'amome, le musc, la
    civette, les pierreries et d'autres choses de grande valeur ...&nbsp;A votre avis, pourquoi ce coup d'envoi ... C'est (parce) qu'il faut ouvrir ce livre et peser soigneusement ce qui y est
    exposé. Vous verrez alors que ce que ce que vous y découvrirez, est bien d'autre valeur que ne le promettait la boite ...". - Prologue de Gargantua.</em></strong></span></span><br>
    <br>
    Là où il ne trouve pas encore, Rabelais entrevoit, promet, dirige. Il est l'un des créateurs de la Nouvelle Littérature et probablement le plus démocratique de ses chefs de file, visant à un
    rejet de toute forme d'intolérance et à la primauté essentielle de l'Homme, par le respect de son éminente dignité et de sa féconde Liberté.<br>
    <br>
    Un géant du rire<br>
    <br>
    Mais, que peut-on dire de sérieux sur Rabelais dans notre langage sérieux ? On ne saurait parler de lui quand on ne parle pas comme lui. Et seul Coluche aurait osé&nbsp;dire quelle partie de
    lui-même Grandgousier se chauffait à un clair feu de bois, ou celle que Gargantua avait inventé de se torcher d'une manière révélatrice. Alors, que faire d'un géant du rire, dont le langage est
    la substance et l'ivresse ? Que faire de celui par qui le scandale arrive, mais qui seul, avec Molière peut-être, soutient la comparaison avec quelques géants étrangers ? Et surtout, comment
    aborder une réflexion sur Rabelais avec un regard résolument tourné vers le futur ? Peut-être en se demandant pourquoi il est impossible d'éviter de réfléchir son propre portrait dans le miroir
    qu'est par définition un chef-d'œuvre. Car il n'existe aucun lecteur sérieux qui n'ait trouvé, dans les silènes, autre chose que sa propre image. Voilà qui place l'œuvre de Rabelais au cœur du
    véritable étonnement philosophique, au chapitre des miroirs ...<br>
    <br>
    Et l'on peut se demander si la question du miroir n'est pas précisément la question fondamentale de la littérature.&nbsp;&nbsp;Car la véritable question est bien de savoir comment est construit
    un chef-d'œuvre, en forme de miroir. Et l'on essayera donc d'observer comment le miroir est construit, en tant que lieu spéculaire des métamorphoses de notre propre moi symbolique.<br>
    <br>
    Je ne bâtis que pierres vives<br>
    <br>
    Ainsi Rabelais décrit-il lui-même ceux à qui ses livres sont dédiés : <em>"Les beaux bâtisseurs de pierres mortes ne sont pas écrits dans mon livre de vie. Je ne bâtis que pierres vives, ce sont
    les hommes" ..</em>. Ainsi le rôle de l'œuvre est-il d'engendrer ses propres lecteurs. Et Pantagruel, géant de la soif, engendre une soif inextinguible : <em>"Et n'ayez pas peur que le vin
    manque, comme aux noces de Cana en Galilée, autant vous en tirerez au fausset, autant j'en entonnerai par la bonde. Ainsi le tonneau restera-t-il inépuisable. Il possède une source vive et un
    courant intarissable ..."</em> - Prologue du Tiers Livre.</strong></span></span></span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Sources : <span style="font-family: Calibri;"><a href="http://membres.multimania.fr/dieguezmd/articles/universalis_rabelais.htm" target="_blank"><span style="font-family: Calibri;">Manuel de
    Dieguez</span></a> - article <em>Rabelais</em> <em>- Encyclopaedia Universalis</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000000;"><em><strong><span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.troispoints.info/article-rabelais-2-43116157.html"><em><strong><span style="font-size: 10pt;">Lire la
    suite&nbsp;</span></strong></em></a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></strong></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000000;"><em>&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000000;"><em>Eusthènes, 18
    janvier&nbsp;2010&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000000;"><em>Portrait de Rabelais par un peintre anonyme,&nbsp;<br>
    D'après un&nbsp;portrait&nbsp;du XVIIème siècle&nbsp;de Ecole française - Musée des Beaux-Arts d'Orléans.<br>
    <br></em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><br>
    <span style="color: #000000;">Maj 20 11&nbsp;2010</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p><!--
var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");
document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));
// --><!--
try {
var pageTracker = _gat._getTracker("UA-11122136-1");
pageTracker._trackPageview();
} catch(err) {}
// -->]]></description>
        <pubDate>Mon, 18 Jan 2010 16:50:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c13cf8a444b7ffbdf922d5ca2e553043</guid>
                <category>Philosophie</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-rabelais-1-43116127-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les Silènes de Rabelais **]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-rabelais-2-43116157.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span lang="FR"><span style="font-size: 12pt;"><em>2 - L'oracle de la Dive Bouteille</em></span><br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/220x300/1/80/87/99/deviniere.jpg" alt="deviniere" class="GcheTexte">Thélème, l'utopie humaniste<br>
    <br>
    Le long de la Loire, passés Langeais et Bréhémont, à deux lieues de la grande forêt de Port-Huault, se trouve le Pays de Thélème. Thélème ! L'allégorie qui termine le récit de Gargantua, l'Utopie
    Humaniste qui peut apparaître comme un retour possible à l'âge d'or. Toute la vie (des Thélémites) était régie non par des lois, des statuts ou des règles, mais selon leur volonté et leur libre
    arbitre. Et leur règlement se limitait à cette clause :&nbsp;<br>
    <br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; FAIS CE QUE TU VOUDRAS.<br>
    <br>
    Et grâce à cette liberté, ils rivalisaient d'efforts pour faire tous ce qu'is voyaient plaire à un seul. Mais toute grande pensée, tout grand effort se concluent nécessairement par un échec.
    Sinon, ce serait le signe d'ambitions bien modestes et bien confortables.<br>
    <br>
    Je ne vous citerai pas la liste de tous ceux qui ne sont pas invités à entrer dans l'Abbaye de Thélème. Elle sert en effet trop souvent à ceux qui veulent se donner l'air, sans en avoir l'air, de
    jouer les coquins affranchis des bons usages en loge et qui démontrent même parfois, par le tracé géométrique du théorème de Pythagore, que la loge est bien&nbsp;un microcosme où tout se passe,
    sans que rien ne se passe. Je vous citerai plutôt ceux qui sont invités à y entrer par l'inscription qui se trouve sur la grande porte de l'abbaye :<br>
    <br>
    <em>"Entrez ici, vous qui prêchez le Saint Evangile d'un esprit non débile... En ce lieu sont accueillis les Grands de ce monde et les gens simples du Peuple. Vous y serez mes intimes, mes
    familiers, mes aimables compagnons. Entrez aussi, Dames de Haut Parage, en ce lieu est le séjour d'honneur" ...<br></em><br>
    Deux siècles plus tard, à l'aube de la Révolution, Condorcet dira :<br>
    <em><br>
    "Il faut accorder aux femmes une éducation semblable à celle que l'on dispense aux hommes. Le génie féminin ne se borne pas à la maternité. La femme peut accéder à toutes les fonctions. Seule
    l'injustice et non la nature lui interdit le savoir et le pouvoir" ...<br></em><br>
    Mais malgré le droit de vote et les déclarations d'intention,&nbsp;il sera sans doute&nbsp;nécessaire, même en franc-maçonnerie, d'attendre encore un certain temps, avant de constater une réelle
    évolution de certaines mentalités.<br>
    <br>
    L'oracle de la Dive Bouteille.<br>
    <br>
    Je veux me marier, dit un jour Panurge à Pantagruel. Mais faut-il se marier au risque d'être cocu ? Pour le savoir, les deux compères font appel à la divination. Mais ni les dés, ni la Sibylle de
    Panzoult, ni l'astrologie, la théologie, la philosophie, ni même les fous ne sont en mesure de leur apporter une réponse satisfaisante. C'est donc en désespoir de cause que les deux amis décident
    d'aller consulter l'Oracle de la Dive Bouteille. Après de longues navigations, racontées dans le Quart et le Cinquième Livres, ils arrivent enfin à l'île désirée. Là, ils descendent sous terre
    par quatre niveaux et découvrent à la porte du Temple deux plaques portant les inscriptions suivantes :<br>
    <br>
    <em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; "La Destinée mène celui qui consent, tire celui qui refuse"&nbsp;<br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; "Toutes les choses se meuvent à leur fin" ...</em><br>
    <br>
    Dans le Temple, éclairé par une Lanterne admirable, ils sont conduits par la Vénérable Pontife Bacbuc vers une belle fontaine dont l'eau a le goût de vin, selon l'imagination des buveurs. Puis
    Panurge est présenté devant la Dive Bouteille et c'est alors qu'il reçoit le MOT : "Trinch !". <em>"Tel est, dit Rabelais, le mot le plus joyeux et le plus divin que l'on puisse entendre : "Buvez
    !"&nbsp;Car boire est le propre de l'Homme. Mais non pas boire simplement et absolument, car les bêtes boivent aussi bien. Car dans ce vin là est caché la vérité et il a ainsi le pouvoir de
    remplir l'âme de toute vérité, de tout savoir et de toute philosophie".<br></em><br>
    Le Grand Pan<br>
    <br>
    Leur voyage terminé, les deux amis sont invités à : <em>"Aller, sous la protection de cette sphère spirituelle, dont le centre est partout et la circonférence nulle part, que nous appelons Dieu"
    -</em> fin du voyage et du Cinquième Livre.<br>
    <br>
    <em>"C'est le Grand Pan, le Bon Pasteur, qui éprouve non seulement de l'affection pour ses brebis, mais aussi pour ses bergers. A sa mort, il y eut des plaintes et des lamentations dans toute la
    machine de l'Univers. Car selon l'interprétation qui est la mienne ce Pan, très bon et très grand, notre unique Sauveur, mourut près de Jérusalem, sous le règne de Tibère César" -</em> Quart
    Livre, chapitre XXVIII.<br>
    <br>
    Ainsi, le Grand Pan est mort et il a emporté La Parole. C'est Rabelais qui le dit. Nous pouvons donc le croire sur Parole. "<em>Prenez et buvez"</em> …<br>
    <br></span></span></strong><span style="font-size: 10pt;"><span lang="FR"><span style="font-size: 8pt;"><em>La Devinière - Maison natale de Rabelais</em></span></span></span></span>&nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <em>Eusthènes, 18 janvier&nbsp;2010&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;"><span lang="FR">MAJ 18 01 10&nbsp;</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 18 Jan 2010 16:45:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">729a8548bd7073e836f2a9b4e2a69bdb</guid>
                <category>Philosophie</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-rabelais-2-43116157-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le mythe de l'éternel retour *]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-35384764.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 12pt;">1 - <span style="font-size: 12pt;">Aspects du
    mythe</span><br></span><br>
    Aujourd'hui, tout le monde, ou peu s'en faut, s'intéresse aux <a href="http://rabac.com/demo/ELLIT/baBAC/Mythe.htm" target="_blank">mythes</a>. Pourtant la notion de mythe est loin d'être
    élucidée de même que la question sur le sens et la signification des <a href="http://stehly.chez-alice.fr/lemythe3.htm" target="_blank">mythes</a>. Deux thèses principales s'affrontent. Pour la
    première, la vérité des mythes n'est qu'un effet de signification. Pour la seconde, le mythe dît <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mythe" target="_blank">quelque chose</a> à quelqu'un sur
    quelque chose.<br>
    <br>
    Le passage du mythos au logos, du discours imagé au discours raisonné, du discours mythique au discours conceptuel, témoigne pour les deux théories, sans toutefois les départager réellement.
    Pourquoi croit-on aux mythes? Probablement pour trois raisons principales.<br>
    <br>
    Tout d'abord, parce que s'ils semblent absurdes au plan rationnel, les mythes <a href="http://www.mythorama.com/caches_txt_fr/cache_index_mythes_fr.html" target="_blank">dissimulent</a>, sous le
    voile du fantastique, des vérités profondes. Ensuite, parce qu'il n'est pas rare que les mythes se fondent sur des faits ou des événements historiques réels, déformés par l'imagination populaire
    ou par nécessité. Enfin, comme le souligne <a href="http://www.jose-corti.fr/auteursfrancais/presentation-gracq.html" target="_blank">Julien Gracq</a>, dans la préface du <a href=
    "http://www.jose-corti.fr/titresfrancais/roi-pecheur.html" target="_blank">Roi Pêcheur</a>, parce qu'on ne nous laisse plus ignorer aujourd'hui que ce dont il est question dans les mythes, c'est
    essentiellement de notre époque avant toute autre.<br>
    <br>
    <a href="http://www.musagora.education.fr/agedor/default.htm" target="_blank">L'Age d'Or</a><br>
    <br>
    Moment mythique de l'humanité, décrit comme étant celui de l'abondance, de la concorde et de la paix, le thème de <a href=
    "http://expositions.bnf.fr/utopie/cabinets/extra/textes/constit/1/origines/5.htm" target="_blank">l'Age d'Or</a> fournit la trame de nombreux mythes et utopies et on peut le retrouver
    pratiquement dans toutes tes civilisations. Dans l'antiquité, l'Age d'Or est un mythe lié au <a href="http://cura.free.fr/20pnnp.html" target="_blank">temps cyclique</a>. Les révolutions des
    astres et leur retour régulier suggèrent une succession d'âges dont Hésiode a été le premier témoin. L'Age d'Or est synonyme de liberté, de vie facile, de paix et de longévité.<br>
    <br>
    Mais la littérature présente également une autre vision de l'Age d'Or, celle d'un paradis pour plus tard qui caractérise <a href="http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Utopie" target=
    "_blank">l'utopie</a>. Celle-ci n'est plus liée à un temps cyclique, mais à un temps ouvert sur un avenir linéaire, infini dans son déroulement et aboutissant à un autre monde. A moins que la
    machine n'écrase l'homme ou que ta science ne le conditionne dès l'œuf et que l'Age d'Or, définitivement perdu, ne devienne alors mémoire interdite.<br>
    <br>
    <a href="http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Platon" target="_blank">Platon</a> et le mythe du politique<br>
    <br>
    Au huitième siècle avant notre ère, <a href="http://remacle.org/bloodwolf/poetes/falc/hesiode/intro.htm" target="_blank">Hésiode</a> raconte dans l'un de ses mythes, <a href=
    "http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Hesiode--Mythe_et_doctrine_des_races_chez_Hesiode_par_Charles_Renouvier" target="_blank">la succession des diverses races d'hommes</a> qui sont apparues
    sur la terre. Les cinq races qu'il énumère semblent s'ordonner d'après une échelle de valeurs représentée par des métaux (or, argent, bronze, fer). Seule, la race des Héros, qui précède la race
    de fer des hommes d'aujourd'hui, ne correspond à aucun métal.<br>
    <br>
    Platon reprendra, dans le <a href="http://www.musagora.education.fr/agedor/agedorfr/platon.htm" target="_blank">Mythe du Politique</a>, cette vision cyclique de l'histoire. Mais le mouvement
    cyclique n'est plus continu et la mécanique s'efface alors devant la croyance. Tantôt le dieu guide la marche de l'univers, tantôt il l'abandonne à son propre mouvement. Lorsque l'univers suit la
    marche divine, c'est l'époque des "fils de la terre", celle du rajeunissement continuel. Lorsque l'univers rétrograde, c'est le cycle que nous connaissons actuellement, celui de la dégradation
    progressive.<br>
    <br>
    Monde guidé, monde abandonné, temps de <a href="http://mythologica.fr/grec/cronos.htm" target="_blank">Cronos</a>, temps de <a href="http://mythologica.fr/grec/zeus.htm" target="_blank">Zeus</a>,
    âge d'or idyllique, âge de conflits et de malheurs, tout se passe comme si l'humanité devait osciller entre deux pôles, chaque fois pour le meilleur ou pour le pire, selon qu'elle est dirigée ou
    non par la divinité. Mais il existe sans doute une autre lecture du mythe, A supposer que la " divinité-pilote " se confonde avec la rationalité, tout peut s'éclairer autrement.<br>
    <br>
    Car l'œuvre de Platon ne nous le laisse pas ignorer que tout va à vau-l'eau quand la raison nous lâche. Dans le contexte du mythe, <a href="http://socio-logos.revues.org/document110.html" target=
    "_blank">le politique retrouve sa place</a>. Il sera un soigneur d'hommes plus qu'un pasteur d'hommes. Mais il lui revient, par la vertu d'une raison efficace, au service du gouvernement,
    d'enrayer les progrès du mal et de freiner la décadence. Ainsi, au pessimisme de la Philosophie de l'Histoire, répond et fait échec la foi platonicienne dans la Rationalité au service du
    Bien.<br>
    <br>
    <a href="http://atlantides.free.fr/agesmonde.htm" target="_blank">La perception cyclique de l'histoire<br></a><br>
    <a href="http://www.webnietzsche.fr/retour.htm" target="_blank">L'éternel retour</a> est un <a href=
    "http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/eliade-mircea/le-mythe-de-l-eternel-retour,468197.aspx" target="_blank">mythe fondamental</a> qui, comme l'a montré <a href=
    "http://stehly.perso.infonie.fr/le3.htm" target="_blank">Mircéa</a>&nbsp;<a href="http://assr.revues.org/index3128.html" target="_blank">Eliade</a>&nbsp;- <em>voir les deux liens</em>
    -&nbsp;contamine de nombreux autres mythes et fonde de nombreux rites. L'éternel retour est figuré par un cercle. Il représente le mouvement, la roue qui tourne. Et cette image suggère une
    représentation métahistorique de l'histoire, une sorte de philosophie sacrée de l'histoire.<br>
    <br>
    <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kali_Youga" target="_blank">La théorie des âges</a>,&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Yuga" target="_blank">popularisée en France</a> par <a href=
    "http://www.moncelon.com/Guenon.htm" target="_blank">René</a>&nbsp;<a href="http://www.archipress.org/batin/ts22add2.htm" target="_blank">Guénon</a>, - <em>voir les&nbsp;</em><a href=
    "http://www.rene-guenon.net/" target="_blank"><em>trois liens</em></a>&nbsp;- prétend qu'il y aurait eu un âge d'or, puis un âge d'argent, puis un âge d'airain et enfin un âge de fer. Cette
    progression serait une régression, une dégénérescence. Mais parvenue à un point avancé, ce "pourrissement" générerait un retour à l'âge d'or. La vision cyclique de l'histoire permet d'imaginer
    une méta-histoire où le passé cesse d'être irréparable, car ce qui a été peut être revécu. Il reste donc toujours une autre chance et le monde peut se ré-enchanter.<br>
    <br>
    <a href="http://www.info-sectes.org/newage/newage.htm" target="_blank">Le New Age</a> et <a href="http://www.puf.com/wiki/Dictionnaire:Dictionnaire_des_sciences_humaines/HISTORICISME" target=
    "_blank">l'historicisme</a><br>
    <br>
    Selon <a href="http://socio-anthropologie.revues.org/index158.html" target="_blank">le New Age</a>, l'humanité s'apprête à entrer dans une nouvelle phase de son histoire, l'Age du Verseau, qui
    durera 2.146 ans. Cette mutation astrologique est au coeur de la philosophie du New-Age. Les astrologues, qui ont mis en parallèle les phases de la précession des équinoxes avec l'évolution des
    civilisations humaines, ont été suivis par le New Age. Le résultat est une forme de discours assez singulier que l'on pourrait appeler "<a href="http://cura.free.fr/xxv/25halb20.html" target=
    "_blank">astro-histoire</a>".<br>
    <br>
    Le principe de l'astro-histoire est que les grands stades de l'évolution humaine correspondent aux grandes années astrologiques. Toute l'évolution historique est rythmée par une horloge cosmique
    battant à ta cadence de 2.146 ans. De plus chacune des ères zodiacales possède des propriétés morales spécifiques (individualisme, agressivité, harmonie).<br>
    <br>
    La critique du philosophe Karl Popper récuse, au nom de la logique, toute forme de philosophie de l'histoire invoquant des lois macro-historiques. Selon Popper, on ne peut présenter le devenir
    humain comme entraîné par des forces supra-individuelles dont les hommes seraient les esclaves. Une histoire théorique, équivalente à la physique théorique, sur laquelle se fonderait une
    prédiction historique est donc impossible, <a href="http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Philosophie_de_l_histoire" target="_blank">ce qui invalide le projet même de
    l'astro-histoire</a>.</strong></span></span><br>
    <br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 8pt;">Maj 12 12 09 *</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 03 Sep 2009 10:27:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3550510354a58be1e1b11677f0d0b46b</guid>
                <category>Philosophie</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-35384764-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le mythe de l'éternel retour **]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-35437170.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 12pt;">2 - <a href=
    "http://www.larousse.fr/encyclopedie/nom-commun-nom/totalitarisme_nm_Syst%C3%A8me_politique_dans_lequel_l_%C3%89tat,_au_nom_d_une_id%C3%A9ologie,_exerce/97872" target="_blank"><span style=
    "font-size: 12pt;">La perversion totalitaire</span><br></a></span><br>
    <a href="http://www2.lingue.unibo.it/dese/didactique/travaux/Raisi/Histoire%20des%20Id%E9es-Le_mythe_comme_mensonge.doc" target="_blank">La double fonction du mythe</a>, montrer et rassurer,
    constitue son ambivalence et son ambiguïté. Notre imaginaire nous procure le mythe du <a href="http://www.decitre.fr/livres/Le-mythe-du-peche-originel.aspx/9782268055114" target="_blank">paradis
    perdu</a> : explication de la douleur causée par une</strong></span></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>rupture (autrefois, nous
    étions heureux dans un temps et un lieu privilégiés). Nos ancêtres ayant commis une faute, nous avons été rejetés de ce paradis et nous portons en nous cette faute, "<a href=
    "http://www.odilejacob.fr/0207/2653/Genetique-du-peche-originel.html" target="_blank">le péché originel</a>".<br>
    <br>
    Mais, cela n'est pas obligatoirement irrémédiable, car nous pouvons sortir de cette situation par la "Rédemption". Pour certains, la Rédemption s'accomplit par l'intercession d'un Sauveur. Pour
    d'autres, la Rédemption - ou réparation - s'effectue par un retour à <a href="http://agora.qc.ca/textes/serres.html" target="_blank">l'unité primordiale</a> en rassemblant les éclats dispersés du
    miroir brisé d'Aphrodite (en rassemblant ce qui est épars).<br>
    <br>
    Mais <a href="http://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=mythes+totalitaires&amp;meta=" target="_blank">les fascistes et les intégristes</a> ne partagent ni cette démarche, ni cette vision des
    choses. Pour eux, les mythes expriment une vérité absolue, d'essence divine, ou cosmique. <a href="http://www.philo5.com/Les%20philosophes%20Textes/Arendt_Totalitarisme.htm" target="_blank">Le
    totalitarisme</a> voit dans les mythes un support - un vecteur - destiné à véhiculer des principes. Il vide ainsi les mythes de toute poésie, de tout imaginaire, et leur refuse alors la
    possibilité d'en dire plus.<br>
    <br>
    <a href="http://www.annuairedeforums.com/fr/tag/ordre/%C3%A9ternel" target="_blank">Un ordre éternel</a><br>
    <br>
    Car <a href="http://www.troispoints.info/article-32660095.html" target="_blank">l'ésotérisme</a> n'intéresse <a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Totalitarisme" target="_blank">le
    totalitarisme</a> que dans la mesure où il est possible de l'utiliser pour construire des idéologies et des théologies. Ces idéologies renvoient à l'idée de Tradition, mais une tradition " pure
    ", à défendre contre la subversion démoniaque d'autres communautés comme la nôtre, qui se veulent, elles aussi, " traditionnelles".<br>
    <br>
    Les idéologies totalitaires veulent installer un éternel présent et en finir avec le devenir. Leur âge d'or, quelle que soit sa forme, arrête et fige pour toujours une histoire pour laquelle il
    n'y a pas de plus loin où il faut arriver. Ce désir d'éternel présent est associé à une condamnation radicale du monde moderne. Le traditionalisme des fascistes et des intégristes, voit le
    système social fondé sur un " Ordre Social " qui subordonne l'individu.<br>
    <br>
    Il intègre le système de pensée de deux francs-maçons célèbres : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_de_Maistre#Institut_d.27.C3.A9tudes_maistriennes" target="_blank">Joseph de
    Maistre</a> et <a href="http://www.proverbes-citations.com/bonald.htm" target="_blank">Bonald</a> et il s'enrichit des doctrines de <a href=
    "http://www.academie-francaise.fr/Immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=502" target="_blank">Barrés</a>, <a href="http://www.resistances.be/maurras.html" target="_blank">Maurras</a> et
    <a href="http://www.proverbes-citations.com/daudet.htm" target="_blank">Léon Daudet</a>. Il s'agit là d'une pensée qui adhère à une représentation statique du monde. Cette pensée défend un Ordre
    Eternel, contre une représentation dynamique, pour laquelle tout état est transitoire.<br>
    <br>
    La vision cyclique de l'histoire, <a href="http://www.actionfrancaise.net/histoire-biographies-index.htm" target="_blank">par les partisans de l'Ordre Eternel</a>, admet le changement, mais à la
    condition de le concevoir dans un cycle qui promet son retour. Car l'Ordre Eternel est sacré. Il s'inscrit dans un plan divin - ou cosmique - et il faut donc y croire, en le considérant comme
    intangible. Ceux qui subvertissent le plan divin sont donc des matérialistes qui nient le sacré.<br>
    <br>
    Telle est la pensée des <a href="http://www.actionfrancaise.net/histoire-biographies-leon_daudet.htm" target="_blank">thuriféraires des vieilles valeurs</a> qui rejettent l'idée de progrès. Il
    n'est pas demandé à la vérité d'être vraisemblable. Il lui est simplement demandé de convenir. Il n'est pas demandé à la vérité d'être vraie, il lui est demandé d'être satisfaisante. Pour cela,
    il faut la réviser. Alors, s'installe une vérité ou une parole de substitution, confortées par l'idéologie dominante.<br>
    <br>
    L'âge d'or à venir est celui de la fin des démocraties, du retour des monarchies, de l'abandon des droits de l'homme au profit des droits de dieu, en un mot, celui du triomphe de l'église
    catholique romaine (même si, pour certains, l'église de Jean doit triompher de celle de Pierre).<br>
    <br>
    Il faut donc opposer à nos mystères d'autres mystères, à nos références antiques pré-chrétiennes, d'autres références aussi anciennes. D'où l'émergence d'ésotérismes où "Occident" - ou "le Nord"
    - sont les lieux de la lumière. A la lumière qui vient de l'Orient s'oppose naturellement celle qui vient de l'Occident. Et même si fascisme et intégrisme ont une vision sensiblement différente
    de l'âge d'or, cette démarche est commune au fascisme néo-païen, à certaines formes de néo-celtisme, à certains groupements catholiques intégristes et même à une certaine maçonnerie
    néo-johaniste.<br>
    <br>
    La liberté ou la soumission au destin<br>
    <br>
    <em>"La première caractéristique de la modernité a été en quelque sorte inaugurée par la Révolution française lorsque le Tiers Etat s'est proclamé souverain et a donc dérobé au Roi de droit
    divin, c'est à dire à Dieu lui-même, la souveraineté. C'est alors que l'individu, concept ignoré auparavant, est né. C'est l'acte révolutionnaire dans son essence suprême et dans sa radicalité
    absolue. Tout le reste est secondaire. La démocratie est née ce jour là, dans le traumatisme d'une solennelle et éclatante rupture.<br>
    <br>
    L'Islam, on le sait n'a même pas connu une réforme. C'est à dire que la place de Dieu dans la cité, de la religion dans le pouvoir, de l'Eglise (ou de ce qui en tient lieu) dans l'Etat, cette
    place demeure toujours indiscutée, même lorsque les consultations électorales sont organisées.<br>
    <br>
    La deuxième caractéristique de ce qu'on appelle aujourd'hui la modernité, c'est tout simplement la civilisation industrielle. On sait d'ailleurs que le terme d'"intégrisme" a été pour la première
    fois formulé pour condamner les incidences de l'industrialisation sur les mœurs.<br>
    <br>
    Ce dont les intégristes ont toujours fait le procès, c'est finalement l'usage d'une liberté abandonnée à l'homme. Abandon blasphématoire à leurs yeux, puisque cette liberté n'appartient qu'à
    Dieu. Et la philosophie de cet intégrisme islamique rejoint tout naturellement - terrorisme en plus - celle des traditionalistes français du XIXème siècle, lesquels ont dénoncé dans la
    Révolution, l'optimisme aberrant et irresponsable qui a consisté à faire confiance à l'homme. Islam veut dire : soumission à Dieu ...<br>
    <br>
    Il s'agit du heurt de deux conceptions métaphysiques : celle qui inclut la Liberté et cette autre qui se soumet au destin".<br>
    <br>
    Jean Daniel - Nouvel Observateur du 4.10.2001.</em></strong></span></span>&nbsp;</span><br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 8pt;">Maj 12 12 09 *</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 02 Sep 2009 09:29:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">80d2b231525468bb7446bd01e119d59f</guid>
                <category>Philosophie</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-35437170-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le mythe de l'éternel retour ***]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-35371974.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #000000;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 12pt;">3 - Temps profane et temps sacré</span><br>
    <br>
    Ainsi, tandis que certains se réclament des discours sur le Nouvel Age, l'Age du Verseau, les utopies millénaristes et la vision cyclique de l'histoire, la Franc-Maçonnerie, elle, évolue, et ses
    adeptes y apportent l'esprit du temps en le confrontant aux idées d'autrefois.<br>
    <br>
    Les soirées privilégiées, connues des maçons, ne peuvent se produire que dans les Loges qui, au moyen d'un rituel, pratiquent l'art d'ouvrir une porte sur un monde hors du temps et libéré de
    toute limite. Ce monde, à l'intérieur d'un temple "orienté", couvert de sa "voûte étoilée", devient d'autant plus réel qu'il est imaginaire. Ainsi, par le moyen du Rite, le franc-maçon peut
    passer de la durée temporaire ordinaire au temps sacré.<br>
    <br>
    Le temps sacré est, par sa nature même, réversible dans le sens qu'il est un temps mythique primordial, rendu présent. Le franc-maçon vit ainsi dans deux sortes de temps : le temps profane et le
    temps sacré, qui se présentent à lui sous l'aspect paradoxal d'un temps circulaire, réversible et récupérable, une sorte d'éternel présent mythique, qu'il est possible de réintégrer par le Rite.
    Ce temps sacré, périodiquement réactualisé, est bien un temps mythique, primordial, non identifiable au temps historique : un temps originel, dans le sens qu'il n'est précédé d'aucun autre temps,
    parce qu'aucun temps ne peut exister avant l'apparition de la réalité racontée par Le Mythe.<br>
    <br>
    Le Temple de Jérusalem<br>
    <br>
    Un symbolisme temporel analogue est intégré dans le symbolisme cosmologique du Temple de Jérusalem. Ce Temple est une "Image du Monde", se trouvant au "Centre du Monde" et il sacralise non
    seulement le Cosmos tout entier, mais aussi la Vie Cosmique, c'est à dire "le Temps".<br>
    <br>
    Hermann Usener a, le premier, expliqué la parenté étymologique entre "le Temple" et "le Temps". Le Temple désigne l'aspect spatial et le Temps l'aspect temporel du mouvement de l'horizon dans
    l'espace et dans le temps. Le Temple que chaque maçon doit construire en lui-même représente l'édifice idéal que chacun de nous est appelé à réaliser et le Temple de Jérusalem est une image de
    l'univers destiné à satisfaire notre raison, une conception philosophique traduisant autant qu'il est possible une approche de la vérité. Et cela quel que soit le Rite que chacun peut choisir
    librement.<br>
    <br>
    Salomon, Hiram, Zorobabel, n'ont ni construit, ni rebâti le Temple. Ils nous ont légué son modèle, caché sous une image. Ils nous indiquent le chemin vers ta Cité idéale où il s'élèvera dans
    l'harmonie.<br>
    <br>
    La recherche de la parole perdue<br>
    <br>
    Le thème de la parole perdue à retrouver s'inscrit naturellement dans le mythe de l'éternel retour, lui-même porteur d'un sens qui demande à être interprété. La théorie des Ages l'interprète au
    premier degré. Mais d'autres interprétations restent à faire ...<br>
    <br>
    Toutes les traditions font allusion à un bien perdu ou disparu. Paradis ou parole, quelle que soit sa symbolisation, ce bien est toujours porteur du même réseau de significations : une rupture
    nécessaire à l'accomplissement du cycle mort et renaissance.<br>
    <br>
    La recherche de la parole perdue, à laquelle est associée la prononciation de cette parole constitue l'essence même de la démarche initiatique proposée par la franc-maçonnerie. Et cette démarche
    est pratiquement commune à toutes les pédagogies initiatiques, quelles que soient les traditions.<br>
    <br>
    Mais dès le départ, au commencement du voyage, le franc-maçon doit savoir que la parole retrouvée ne pourra se dire. Elle sera montrée, sortie d'une boîte, sous l'égide de la rose, sous forme de
    lettres, qui sont les initiales du Mot et non le Mot lui-même, enfin retrouvé. Cela veut dire que la "vision suprême", révélatrice de l'ultime réalité, ne peut être dite et que la révélation
    s'efface.<br>
    <br>
    Une vérité dite devient un mensonge<br>
    <br>
    Selon l'Art, il convient d'interroger cette idée d'illumination suprême et, par un désir d'ordre spirituel, de dépasser les limites de ce qui est mesurable. Les commentaires que l'on trouve sur
    ces expériences font état d'un retour à l'unité, d'une dissociation, d'une fusion de l'Etre dans le Tout, vécus lors d'instants fugitifs ou lors d'extases prolongées. Cette forme de vécu du Sacré
    est-il illusion ou réalité au-delà ?<br>
    <br>
    Résistons prudemment à la tentation de répondre à cette question, sans être dupes de notre parti pris de ne pas répondre. Car nous refusons sans doute de le faire parce que nous voulons croire
    qu'il y a une fin au voyage autre que le néant, sachant qu'une vérité dite devient un mensonge, parce qu'elle ne rend compte que d'une interprétation et que seuls peuvent se dire des mots
    substitués, qui ne sont jamais que des mots utiles "pour mémoire".<br></strong></span></span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 8pt;">Maj 12 12 09 *</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 01 Sep 2009 09:29:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">bdd53018a9d153223792bed0830a52b8</guid>
                <category>Philosophie</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-35371974-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Mythologie]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-25293780.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><a href=
    "http://idata.over-blog.com/1/80/87/99/Diel-11.jpg" target="_blank"><img height="173" width="116" src="http://idata.over-blog.com/1/80/87/99/Diel-11.jpg" class="GcheTexte"></a>Lorsque les tribus
    nomades de chasseurs et de bergers se sédentarisent pour devenir agriculteurs, la régularité des phénomènes cosmiques et météorologiques devient un facteur essentiel du maintien de la
    vie.</strong></span></span></span>&nbsp;&nbsp;<span lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>C'est alors que débute la création
    mythique, fondée sur l'influence des astres sur les conditions de la vie humaine.</strong></span></span></span></span>&nbsp;<br>
    <span style="color: #000000;"><span lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><br>
    Les hommes voient</strong></span></span></span> <span lang="FR"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>dans les
    mouvements</strong></span></span></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>des astres des forces intentionnelles qui se livrent un
    combat incessant afin de les aider ou de leur nuire. Le lever du jour ou la pluie sont reçus comme des dons du ciel. L'homme adresse alors des prières aux divinités pour les remercier ou pour les
    implorer.</strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Les évolutions des astres sont imaginées comme des combats
    entre&nbsp;divinités bienfaisantes ou malveillantes.</strong></span></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Au-delà de ces phénomènes
    immenses et sans rapport avec la durée de la vie humaine, émergent des images à signification précise, qui ont pour but d'exprimer les conflits internes de l'homme&nbsp;dans cette immensité
    effrayante. Et de poser la question de sa destinée après la mort.</strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>L'homme peut même, en purifiant ses aspirations, atteindre l'idéal
    représenté par la divinité : le héros vainqueur de la mythologie acquiert l'immortalité et se trouve symboliquement élevé au rang de divinité. Et le symbole divinité prend, en retour, l'apparence
    humaine pour visiter les mortels.</strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Il se crée alors un courant d'obligations "réciproques" entre l'Homme
    et la Divinité. L'homme recherche la satisfaction essentielle :&nbsp;une orientation sensée de sa vie comme don ultime de la divinité qui devient le juge symbolique attribuant la récompense ou le
    châtiment des actes, des intentions, des désirs,&nbsp;</strong></span> <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong>les intentions impures étant figurées par des monstres que l'Homme-Héros doit combattre.</strong></span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"><span style=
    "font-family: Arial; font-size: 12pt;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>C'est ainsi que la figuration mythique, imaginée à l'origine comme un combat entre les astres considérés comme des
    divinités, finit par exprimer les conflits internes de l'âme humaine. La lecture des récits mythologiques compris dans cette voie, devient alors à la fois passionnante et très
    révélatrice</strong></span>.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Paul DIEL - <em>petite bibliothèque
    payot</em></strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><em>Le symbolisme dans la mythologie grecque – N°
    87</em></strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 8pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Le symbolisme dans la bible – sa signification psychologique
    –</strong></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>N° 246</strong></span></em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 8pt;"><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Le symbolisme dans l'Evangile de Jean (avec Jeanine Solotaref) – N°
    400</strong></span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 8pt;">Maj 19 10 09 - GA - L0</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 30 Nov 2008 11:04:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1721bc50b952a6630456f8d7c61860ce</guid>
                <category>Philosophie</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-25293780-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les trois religions]]></title>
        <link>http://www.troispoints.info/article-23901246.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;"><span style="color: #000000;">Au commencement, l'homme
    s'étonna de toutes choses et il adora la puissante nature, le soleil, le feu, les moissons, les animaux et dans le même temps, il essaya d'agir comme les plantes poussent, ce qui fut magie.
    J'appellerai religion de la nature cette religion mère, où la nature paraît comme invincible et impénétrable.<br></span></span><span style="color: #000000;"><br>
    Vint ensuite la religion olympienne, où la forme humaine est seule adorée et où le monde est gouverné comme un royaume. J'appellerai religion politique cette religion des conquérants. Je
    l'appellerai aussi bien religion urbaine, par opposition à la première qui est évidemment agreste.<br>
    <br>
    Et quant à la troisième religion, qui est devenue dans notre occident non moins populaire, sous le nom de christianisme, on ne peut s'y tromper d'après les nouvelles valeurs qu'elle enseigne, je
    la nommerai religion de l'Esprit. Et je n'en vois point d'autre. Telles sont, en fait, les étapes de l'Homme.<br></span><br>
    <span style="color: #000000;">Je ne puis dire au juste à quel moment je suis sorti du catholicisme. Sans doute lorsque j'ai compris que la tristesse n'est ni grande, ni belle et que la sagesse ne
    consiste pas à méditer sur la mort en creusant sa propre tombe comme les trappistes. J'ai pensé qu'il n'était pas possible que ce soit là le vrai secret de la vie et je me suis délivré de cette
    religion comme d'une maladie ... J'ai tout de même l'empreinte. Nous l'avons tous ...<br>
    <br></span> <span style="color: #000000;">Ainsi, j'appellerai religion de la nature cette religion mère. Et le dieu Pan figure très bien pour moi ce panthéisme naïf, où le dieu Tout se change en
    une poussière de dieux. Les saisons, le réveil périodique de la végétation, le changement et le retour des astres qui annoncent ou accompagnent tous les autres changements, les mœurs et les
    migrations des animaux, le tonnerre, la foudre, l'orage, les comètes, les éclipses, les cyclones, les volcans, toutes les terrifiantes exceptions, les sources aussi, les images reflétées, l'écho
    - autre reflet - l'obscurité et le silence des bois, tout cela ensemble est l'objet d'un culte et l'occasion de fêtes.<br>
    <br></span> <span style="color: #000000;">Et ce paganisme, ou religion des paysans, subsiste encore sous mille formes. Mais il faut être paysan pour sentir pleinement cette religion du soleil et
    des saisons. Les citadins qui ne sont qu'usuriers et emprunteurs, comptent par échéances et par semaines.<br>
    <br>
    L'idée qui me semble exprimée dans toutes ces fêtes paysannes : Pâques, qui est la fête du printemps ou de la résurrection, la fête-Dieu, qui est la fête des fleurs, la célébration des morts au
    moment de l'année où toutes choses commencent à mourir, c'est qu'il faut attendre la nature, faire comme elle veut, ne pas discuter, ne pas souhaiter d'autres cieux et un autre monde, ni une
    condition surhumaine, ni un progrès selon nos préférences. Mais j'y vois aussi un espoir ou une confiance. Car l'homme qui se plaint de sa condition humaine</span> <span style=
    "color: #000000;">et qui accuse la nature est un homme qui commence à mourir et même qui souhaite mourir.<br>
    <br></span> <span style="color: #000000;">A cette religion agreste, s'oppose la religion urbaine. Les forces naturelles sont remplacées ici par le veilleur de nuit, le boulanger, le magistrat, le
    médecin, le prêtre. Une autre nature se montre ici toute humaine, et l'on voit apparaître alors la religion politique, qui est l'olympique. La religion politique est toute de commémorations.
    C'est une religion du foyer et des ancêtres. Ce culte est universel.<br>
    <br></span> <span style="color: #000000;">La piété, en son sens le plus positif, veut que l'on fasse société avec les morts et qu'on leur rende ainsi une sorte de vie ... La piété s'appuie sur
    les signes et les anniversaires. Elle se donne des devoirs contre l'oubli. Mais chacun sait bien que l'oubli est plus fort que la piété et que c'est un peu la faute des morts et un peu la nôtre.
    C'est un peu la faute des morts s'ils n'ont guère valu par leurs conseils et par leur exemple. La religion s'amincit alors jusqu'à une politesse de forme, et sans promesse de durée. Mais c'est
    aussi notre faute à nous si les morts meurent une seconde fois.<br>
    <br></span> <span style="color: #000000;">Jupiter est un homme, mais il n'arrive pas encore à être un dieu. Jupiter n'est pas assez dieu. Il n'est pas non plus tout à fait homme. Et c'est parce
    qu'il n'est pas assez homme qu'il n'est pas encore digne d'être dieu. Jéhovah, au contraire, n'est plus homme du tout. Et sa façon d'être incompréhensible est celle de l'indescriptible qui se
    cache derrière un nuage. Ce pur esprit ne peut plus s'incorporer. Il est coupé de l'homme ...<br>
    <br></span> <span style="color: #000000;">Il fallait donc revenir plus près de l'homme vrai. La religion s'est donc incarnée. Et ce n'est pas peu de chose, que d'avoir reconnu et commémoré le
    modèle spirituel de l'homme, couronné d'épines, non seulement jugeant mieux que nous, mais souffrant mieux que nous. Tel est le second mouvement de l'esprit qui nous ramène du pur esprit à
    l'esprit fraternel.<br>
    <br>
    Ce dieu nouveau, qui enfin est homme, termine un long tâtonnement d'idolâtrie errante. Mais le plus divin, en ce Dieu-Homme, c'est la conscience élevée jusqu'à l'Esprit, et qui propose une autre
    société et une autre vie. Voilà donc l'Esprit, que le culte cherche et espère, comme l'enfant Dieu le signifie assez.<br>
    <br>
    Les images de Noël sont étonnantes et même à bien regarder, subversives. Il y a lèse-majesté dans ce vieux mythe et j'admire comment la pensée populaire tient ferme depuis tant de siècles. Cet
    enfant dans la crèche, entre le bœuf et l'âne, et ces rois mages adorant, cela ne signifie pas que les pouvoirs vaillent un seul grain de respect. Il me semble aussi que le bœuf et l'âne, dans
    cette puissante image, figurent les dieux de l'Inde et de l'Egypte, déchus mais encore participants.<br>
    <br></span> <span style="color: #000000;">Il faut que l'Esprit, en chacun de nous, réalise l'unité entre la loi du Père qui demeure, et la loi du Fils, qui est éternelle …<br>
    <br></span> <em><span style="color: #000000;"><img class="GcheTexte" src="http://idata.over-blog.com/1/80/87/99/Sm8.jpg" width="313" height="435">II nous reste donc, après avoir écarté les
    mensonges des prêtres, à prendre la vie noblement et à ne point nous déchirer nous-mêmes et les autres par contagion. Etre bon avec les autres et avec soi-même, les aider à vivre, s'aider
    soi-même à vivre, voilà la vraie Charité. La bonté est joie. L'amour est joie. Voilà par quelles vérités on sauve ce qui est à sauver, et que la religion a perdu, j'entends la belle Espérance
    …<br>
    <br>
    Car il n'est pas sur que les chemins s'ouvriront si on a la Foi. Mais il est certain que tous les chemins resteront fermés si on n'a pas d'abord la Foi. Si l'on y regarde bien, la Foi ne peut
    aller sans l'Espérance. Et il y a un genre d'Espérance et un genre de Foi qui conviennent à tous les hommes et dont le vrai nom est Charité ...<br>
    <br>
    Et voici l'évangile nouveau&nbsp;: la paix sera si les hommes la font, la justice sera si les hommes la font&nbsp;; nul destin, ni favorable, ni contraire n'est écrit&nbsp;; les choses ne veulent
    rien du tout&nbsp;; nul dieu dans les nuages, mais le héros, seul sur sa petite planète, seul avec les dieux de son cœur, Foi, Espérance, Charité
    …</span></em></span></strong></span></span><em><span style="color: #000000;">&nbsp;<br></span></em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><strong><br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<span style="color: #ff0000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<em><span style="font-size: 8pt;"><span style="color: #000000;">Sources
    : Alain - Propos</span></span></em></span></strong></span></span>
  </p><br>
  <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 8pt;">Maj 19 10 09 - GA - L0</span></span> ]]></description>
        <pubDate>Sun, 19 Oct 2008 10:14:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9a47d6dbaf2708d6ac586547175bec34</guid>
                <category>Philosophie</category>        <comments>http://www.troispoints.info/article-23901246-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
